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Situation de communication.

Par   •  18 Novembre 2017  •  3 025 Mots (13 Pages)  •  171 Vues

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Depuis mon arrivée dans la CLIS, j’ai tout de suite observé que Koffee est un petit garçon très souriant, décontracté, toujours de bonne humeur et très heureux. Il suce son pouce à longueur de journée, il est très curieux, et aime savoir tout ce qui se passe dans la classe. C’est un enfant très agité, et peu attentif à ce qu’il fait. Il a le niveau intellectuel d’un enfant de 5 ans qui se situe, d’un point de vue scolaire dans la classe de maternelle grande section.

Il m’a été très facile de rentrer en communication avec lui, car il est très chaleureux et accueillant. D’ailleurs, c’est le premier enfant qui s’est intéressé à moi et qui a osé faire le premier pas en venant me questionner. Il m’a montré les différents coins de la classe tels que : le coin informatique, bibliothèque, les cochons d’inde, et le bureau de la maîtresse. Koffee m’a également confié qu’Adrien et Jean-Michel sont ses amis.

- Description de la relation entre les élèves et l’enseignante

L’enseignante de la CLIS s’appelle J. ESTABLET, elle utilise une pédagogie d’enseignement basée sur le système relationnel « MOTIVE », méthode qui vise à rendre l’enseignement plus constructif et plus stimulant pour le jeune. De part son implication personnelle, l’institutrice va mobiliser ses énergies, elle va optimiser ses différents temps de travail, elle va tolérer les faiblesses et les défauts des élèves. Lors d’un exercice, elle va inciter chaque élève à entreprendre des initiatives, à progresser et à continuer dans ses efforts. Elle verbalise tous ses faits et gestes dans la classe afin de stimuler les élèves et n’hésite pas à leurs poser des questions pour communiquer avec eux.

L’institutrice écoute et encourage beaucoup ses élèves. Dès qu’elle ressent chez l’enfant un doute ou une hésitation, elle emploie des mots porteurs d’une énergie stimulante tel que : « tu es capable de…, tu peux le faire…, n’ai pas peur de te lancer, on est là pour apprendre… », ainsi l’élève se sent mis en confiance.

Elle s’exprime avec des gestes d’attentions et d’affections. Elle utilise un vocabulaire adaptée à leur niveau de compréhension et reformule ses phrases car elle tient à ce que tout le monde la comprenne. Elle parle avec un débit de voix très lent et calme. Elle n’hausse pratiquement jamais la voix et ne crie très rarement que si les élèves n’obéissent pas ou font trop de bruits.

Elle veille à ce que les élèves se respectent entre eux et surtout vis-à-vis des adultes. Elle pose des limites et les normes d’éducation quand cela est nécessaire. Elle n’est pas figée et au contraire essaie dans la mesure du possible de répondre au mieux aux attentes de chacun.

- Description et analyse de la situation relationnelle

10h00 : la maîtresse distribue l’ensemble des feuilles d’exercice à Koffee, elle prend le temps de lire l’énoncé avec lui, de lui demander s’il a comprit ce qu’il a à faire, de lui rappeler la leçon sur les jours et mois de l’année et, lui explique qu’il va travailler avec moi.

Suite à l’annonce de la maîtresse, j’ai pris une chaise puis j’ai été m’installer à coté de l’enfant. Il s’agissait d’un exercice de logique où il devait mettre dans l’ordre les étiquettes sur lesquels étaient inscris les mois de l’année et les jours de la semaine. Bien sûre, il disposait d’un exemple qui illustrait le début de l’exercice afin de lui permettre d’enchaîner la suite logique des cases à compléter.

Koffee a commencé par découper les étiquettes, les placer : lundi, mardi puis arrivé au mercredi, il passe au vendredi et là plus rien. Il m’interpelle et me fait part de son problème : « Tatie, je n’arrive pas à trouver le mot là (il montre du doigt), je ne sais pas faire… ».

J’ai souhaité dans un premier temps identifier les besoins de l’élève. J’ai donc écouté attentivement les difficultés qu’il rencontrait au cours de l’exercice. Je lui ai proposé de lui faire à nouveau un rappel sur les jours et mois de l’année en les associant à des éléments qui lui permettrait de se rappeler de l’ordre dans lequel se déroulait les jours de la semaine et les mois de l’année, à condition qu’il y participe aussi. J’ai donc utilisé la méthode du feed-back pour m’assurer que Koffee avait bien compris et retenu le rappel que la maîtresse lui avait fait juste avant de commencer son devoir. En faisant le rappel, koffee me fixe du regard et semble être perdu, j’ai alors compris qu’il s’agissait d’un problème de concentration et de mémorisation que l’élève rencontrait en effectuant l’exercice. La maîtresse me précise discrètement que : « ce n’est pas la première fois qu’il fait cet exercice, mais qu’il bloque toujours sur les mêmes étiquettes ».

Koffee ayant entendu les mots de la maîtresse s’est senti déstabilisé. Paniqué, comme s’il avait eu un trou noir, un oubli dans sa tête, d’un geste brusque et inattendu, il s’est mis à jeter les feuilles par terre et à hurler : « je ne veux plus faire l’exercice parce que ca m’énerve !!!! »… puis, il a fondu en larmes.

- Difficultés rencontrées

Koffee ne paraissait pas m’écouter au début de mes explications. Il paraissait tendu, contrarié et tenait absolument à me montrer sa bonne volonté en faisant son exercice. Il ne parlait plus et s’est retrouvé en situation d’échec face au blocage qu’il s’est infligé. Il fixait la feuille, d’un air attristé puis il s’est mis à pleurer devant tous ses camarades de classe. Il s’est laissé envahir par son angoisse, qui s’exprimait clairement sur son visage.

Face à la situation, la maîtresse s’est empressée d’aller vers lui pour lui demandé ce qu’il se passait, mais l’élève n’a rien voulu dire et lui a donné son dos. De ce fait, j’ai alors proposé à l’institutrice de me laisser gérer le problème en m’autorisant à me rapprocher de l’enfant. Désemparé, elle accepta mon aide.

- Réajustement

Afin de rétablir la situation, je me suis mis à la hauteur de l’élève et j’ai commencé par lui demander, gentillement et avec une voix un peu plus douce de bien vouloir se calmer. Puis j’ai cherché à entamer progressivement un dialogue avec celui-ci. J’employais des mots simples, clairs, et rassurants, afin de le réconforter. J’ai ensuite pris sa main et je lui ai expliqué qu’il ne fallait

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