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Fiche révision matière/morale philosophie

Par   •  6 Décembre 2018  •  4 908 Mots (20 Pages)  •  1 Vues

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B/ L’Europe occupée.

Finlande, Roumanie, Hongrie, Slovaquie, Bulgarie deviennent alliés de l’Axe. Au sein des pays occupés, l’administration est mise au service des vainqueurs, et des gouvernements fantoches se constituent en France, aux Pays-Bas, en Belgique et ailleurs. Ces gouvernements collaborent avec l’Allemagne, les parlementaires français de gauche et de droite votent massivement les pleins pouvoirs à Pétain, vainqueur de Verdun en 1916. La Résistance se met en place rapidement, et déjà les premiers fusillés tombent sous les balles allemandes lors de l’été 1940. La Pologne n’est pas en reste. Elle subit l’occupation de son pays par les Allemands à l’ouest, par les Soviétiques à l’est ; ses élites sont éliminées par les deux camps, surtout par les Soviétiques. L’exemple de Katyn revient souvent car il s’agit de 4 500 officiers polonais qui sont assassinés au beau milieu de la forêt. Les crimes de guerre seront légion. Les engagés noirs d’Afrique au sein de l’armée française seront 3 000 à être massacrés. Rotterdam, grand port des Pays-Bas, est rasé.

Les terres non encore occupées sont des proies tentantes pour Hitler et Mussolini. L’Italie déclare la guerre à la France le 10 juin 1940, et tente d’envahir Nice et la Corse ; les bataillons de chasseurs alpins, des soldats d’élite rompus au froid et au mal des montagnes, les stoppent peu après la frontière. L’Italie veut s’emparer de toute la Méditerranée. Elle se lance à la conquête des Balkans dont elle revendique une partie des territoires depuis des décennies (Trieste, la Dalmatie) mais la Yougoslavie lui résiste ainsi que la Grèce (campagne de Grèce, lancée le 28 oct. 1940). L’Allemagne intervient alors afin de soutenir son allié. La Crète tombe au cours d’une grande offensive de parachutistes en novembre 1940. De Libye, aux mains des Italiens, partent les troupes qui doivent s’emparer de l’Egypte, et de son canal de Suez. Suez représente une voie d’accès pour des renforts anglais venus de l’empire colonial britannique. L’Italie étant défaite par les Anglais, ce sont les Allemands qui reprennent le flambeau : Rommel et l’Afrikacorps, qui vont se distinguer au combat. Ils ne seront arrêtés qu’aux deux batailles d’El-Alamein en juillet et novembre 1942, et à Bir-Hakeim de mai à juin 1942, l’une des seules victoires véritablement françaises[7].

L’occupation est marquée par plusieurs phénomènes : déportations de nombreuses populations, massacres, prises d’otages, rançons, appauvrissement, affamement, mais aussi exploitation intensive de toutes les ressources et utilisation de la main-d’œuvre servile. En effet, dans les camps de concentrations allemands, soviétiques, japonais, les prisonniers sont poussés vers la mort par un travail épuisant ou par la maladie. En 1943, les réquisitions de main-d’œuvre par l’administration allemande (comme le STO, Service du Travail obligatoire, en France) conduisent 8 millions d’Européens à travailler pour l’industrie du IIIe Reich. Des milliers de ces travailleurs obligés ne reverront jamais leur pays, victimes de mauvais traitements de la part des nazis, victimes des bombardements alliés par la suite. En URSS, le nombre de travailleurs obligés, qui meurent à petit feu dans les goulags se situe autour d’un million entre 1934 et 1947[8]. À cela il faut ajouter 1 100 000 victimes passées sous peloton d’exécution. De nos jours, on évalue le nombre de détenus des goulags entre 15 et 18 millions[9], pour toute la période soviétique. Néanmoins, ces chiffres font encore débat : les communistes les contestent, des historiens les estiment minimisés.

C/ Des idéologies qui s’affrontent.

Deux camps pour deux idéologies ? C’est un peu plus compliqué mais dans l’ensemble, les nations démocratiques se posent en défenseurs de la liberté contre la dictature et la barbarie nazie. Les Allemands accusent les pays alliés de décadence, de déliquescence, d’être hypocritement du côté de la démocratie, les alliés pointent du doigt les massacres, les viols de masse, le racisme et le fanatisme de leurs ennemis. Chaque camp diabolise l’ennemi à travers la propagande, et comme lors de la Grande Guerre, on assiste à une lutte qui est présentée comme étant celle du Bien contre le Mal. Dans chaque camp, soldats comme civils apprennent qu’ils contribuent au triomphe d’un modèle de civilisation contre la barbarie. L’histoire est toujours plus complexe que la simple opposition entre Bien et Mal mais il est clair qu’une guerre comporte toujours plusieurs outils afin de remporter la victoire : les armes et l’argent bien sûr, mais aussi la psychologie, pilier de la propagande. La propagande est omniprésente dans tous les camps, elle fait partie du décor quotidien, les populations s’en accommodent mais c’est ce qui mobilise tous les esprits en premier lieu.

À l’est, alors que les troupes allemandes et soviétiques ont collaboré avant la guerre, Hitler rompt le pacte de non-agression en lançant l’invasion de l’URSS : c’est le plan Barbarossa, commencé les 21 et 22 juin 1941. Staline ne semble pas s’attendre à cela alors l’avancée allemande est irrépressible, certains se demandent si Staline a pu être naïf mais le pacte de non-agression a été pour les Soviétiques un moyen de gagner du temps. On peut encore lire qu’il s’agit là d’une lutte entre l’extrême-gauche (communiste) et l’extrême-droite (les nationaux-socialistes) mais ceci est inexact. Cette conception des choses a été diffusée par les Soviétiques au moment de l’arrivée de la Wehrmacht sur son territoire. L’URSS veut surtout faire oublier qu’elle a fait alliance avec l’Allemagne nazie, alliance possible parce que les deux états sont non seulement totalitaires mais socialistes également. Staline, lors des préparatifs de reconquête vers l’ouest pointera du doigt la nécessité de reprendre des terres qui doivent redevenir slaves (comme Köninsberg/Kaliningrad par exemple) ; preuve que la question raciale n’est pas seulement le fait de l’Allemagne nazie. Les Francs-Tireurs partisans (FTP), c’est-à-dire les résistants communistes français, ne commenceront leurs actions qu’à partir de juin 1941. L’URSS, afin de galvaniser ses troupes, martèlera que la coopération avec l’Angleterre et les Etats-Unis est une ‘’Grande Alliance pour la défense de la liberté’’. Si dans le camp de l’Axe n’existent que des dictatures, au sein de l’Alliance n’existent pas que des démocraties libérales car l’URSS n’en est pas une, et ne le sera jamais. Dans les deux camps, le racisme sera un moyen de mobiliser

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