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Ces objets qui nous envahissent : objets cultes, culte des objets

Par   •  3 Février 2018  •  1 973 Mots (8 Pages)  •  637 Vues

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plus que je n’ai pas remarquer par rapport au autres souffleur de verre que j’ai pu croiser en France.

III Approfondissement de la visite :

La tradition du verre de Venise remonte à la fin du VI e siècle. En 1291, les verriers sont exilés sur l’ile de Murano, toute proche, pour épargner Venise des risques d’incendie mais aussi pour mettre au secret leur précieux savoir-faire. Ils ne doivent alors ni s’expatrier, ni divulguer leurs secrets de fabrication sous peine de mort. En contrepartie de cet exil, Venise autorise les verriers à battre leur propre monnaie !

Le hasard fait bien les choses…Comme pour beaucoup d’autres inventions, le verre fut découvert par hasard en observant que le sable, exposé à une haute température et au feu, fond et devient vitreux.

Les premiers à s’être rendus maîtres de cette technique furent les Phéniciens et cette technique se diffusa ensuite le long des côtes du Moyen Orient et de l’Egypte.

Le premier verre de Murano date de l’an 982 et fut imaginé par Dominicus Phiolarius, souffleur de bouteilles de son état. A l’époque, les verreries d’art étaient créées dans l’enceinte de la cité des Doges, jusqu’à ce que, par crainte des incendies, le Grand Conseil de la Sérénissime se décida à les déménager en 1291 sur une île de la lagune : Murano.

Ceci fut la raison politique officielle, seulement il s’agissait plus vraisemblablement de tenir à l’écart, curieux et concurrents des alchimies et secrets du verre.

D’abord utilitaire, la pâte de verre était colorée et coulée dans des moules afin d’obtenir des récipients rudimentaires utiles à contenir des boissons et des aliments. Les échanges commerciaux entre l’Empire romain et Venise, permirent à Venise d’assimiler la culture et les techniques du verre.

Car de l’Orient, Venise n’importa pas seulement de précieuses marchandises, mais elle en apprit aussi les arts les plus raffinés comme le tissage de la soie, le travail des métaux précieux et le soufflage du verre. Cette influence orientale fut déterminante pour le développement de l’art du verre à Venise.

C’est au cours du XVe siècle et avec la Renaissance vénitienne que la production atteignit un degré de perfection, de variété et d’adéquation au goût de l’époque, rarement atteint dans l’histoire des arts décoratifs.

La première splendeur fut l’invention d’un verre d’une grande transparence, d’une finesse et d’une légèreté remarquable qu’on nomma, en référence au cristal de roche, "Cristallo". Ce furent ensuite les verres peints à l’émail, souvent dorés, illustrés de portraits contemporains ou de scènes mythologiques que commandaient les cours de l’Europe entière.

Vinrent enfin tous les raffinements des filigranes de verre blanc qui, inclus dans le verre transparent, sont soumis à de longues et délicates manipulations avant d’éclore en tourbillon.

Le verre de Murano devint un art d’un grand raffinement qui connut son apogée du XVIe siècle au XVIIIe siècle.

Aujourd’hui, les verreries dites d’art produisent des objets de grande qualité, souvent en collaboration avec des artistes contemporains.

IV Prolongement :

Qu’est ce qu’un cabinet de curiosités ? A quelle époque se situe-t-il ?

Un cabinet de curiosités était un lieu où étaient entreposés et exposés des objets collectionnés, avec un certain goût pour l’hétéroclisme et l’inédit. On y trouvait couramment des médailles, des antiquités, des objets d’histoire naturelle (comme des animaux empaillés, des insectes séchés, des coquillages, des squelettes, des carapaces, des herbiers, des fossiles) ou des œuvres d’art.

Apparus à la Renaissance en Europe, les cabinets de curiosités (studiolo en italien) sont l’ancêtre des musées et des muséums. Aussi bien privés (collections de particuliers) que publics (collections institutionnelles d’écoles de vétérinaire, de facultés de médecine), ils ont joué un rôle fondamental dans l’essor de la science moderne même s’ils gardaient les traces des croyances populaires de l’époque (il n’était pas rare d’y trouver du sang de dragon séché ou des squelettes d’animaux mythiques). L’édition de catalogues qui en faisaient l’inventaire souvent illustré, permettait d’en diffuser le contenu auprès des savants européens1.

Le principe du cabinet de curiosités a disparu durant le xixe siècle, remplacé par des institutions officielles et les collections privées. Celles-ci ont joué encore un grand rôle dans certaines disciplines scientifiques comme l’entomologie ou la conchyliologie.

Qu’appelle-t-on “syndrome de Stendhal” ? Pourquoi ?

Le syndrome de Stendhal, également appelé « syndrome de Florence », est une maladie psychosomatique qui provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d’œuvres d’art1. Ce syndrome, assez rare, fait partie de ce qu’on peut appeler les troubles du voyage ou syndromes du voyageur.

Ce syndrome est appelé ainsi en référence à l’expérience vécue par l’écrivain français Stendhal lors de son voyage en Italie, à l’étape de Florence, en 1817. Il écrit alors :

Stendhal n’a rien fait pour s’en prémunir puisque, s’asseyant sur un banc de la place, il lut un poème pour se remettre, et vit que ses visions empiraient à la lecture de cette somme de culture ambiante dans les lieux : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.

V Questionnaire sur le film

Qu’est ce qu’une vanité ? peinture XVI ?

La Vanité est un type particulier de nature morte, à implication philosophique, qui évoque à la fois la vie humaine et son caractère éphémère

DE CHAMPAIGNE Philippe (1602-1674), Vanité ou Allégorie de la vie humaine, 1646,

huile sur toile, 28,8x37, 5 cm, musée de Tessé, Le Mans.

Quelle est l’origine de l’expression “bucher des vanités” ?

Le Bûcher des Vanités (en italien : Falò delle vanità) a lieu

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