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Feminisme et droit international

Par   •  17 Août 2018  •  2 794 Mots (12 Pages)  •  101 Vues

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LA SÉCURITÉ ET LE GENRE

Le concept de sécurité, qu'elle soit nationale ou internationale, occupe depuis longtemps une place prépondérante dans les théories conventionnelles en relations internationales. L'interprétation que ces approches en font est toutefois revendiquée par la pensée féministe à travers laquelle sont articulée les causes de l'insécurité et leur impact sur les femmes. Dans les contextes traditionnels sur la guerre, les hommes sont réputés comme des protecteurs, et les femmes et les enfants, comme ceux qui dépendent de cette protection. Par contre, dans les guerres contemporaines, une grande portion de victimes constitue de gens vulnérables, comme les femmes et les enfants. Ainsi, la violence sexuelle et la prostitution prés des bases militaires sont plus répandues pendant cette période. La raison expliquant ces actes condescendants auprès des victimes civiles majoritairement du sexe féminin n'est pas une simple conséquence de la guerre, mais plutôt une tactique militaire systématique. Par exemple, dans le cas de la Bosnie, les Serbes violaient des Bosniaques pour que l'État devienne un État serbe. (Pettman, 1996, p. 101) Il est clair que dans les guerres contemporaines, malgré le mythe de protection, les civils ne sont point protégés et que la sécurité des individus peut être délaissée à la sécurité nationale.

Aujourd’hui, la présence des femmes dans les zones de combat suscite la controverse, notamment en ce qui concerne les menaces contre la sécurité nationale et leur volonté de combattre. Dans certains cas, les décisions de politiques publiques sont habituellement négligées et souvent les femmes ont de la difficulté a exécutées leur légitime position face à la politique de sécurité. En raison des tensions entre la sécurité nationale et la sécurité individuelle, les approches féministes définissent la sécurité de façon générale en termes multidimensionnels. Dans cette optique, les menaces à la sécurité incluent non seulement la guerre et la violence internationale, mais aussi la violence domestique, le viol, la pauvreté, la subordination entre les sexes et la destruction écologique. Toutefois, il est important de ne pas envisager les femmes simplement comme des spectatrices ou victimes des guerres des hommes. Il faut d'abord voir les femmes et les hommes comme des pourvoyeurs de sécurité.

Dans son influente étude féministe sur la sécurité, intitulée Bananas, Beaches and Bases (2014), Cynthia Enloe examine la structure patriarcale présente à tous les niveaux qui englobe l'exclusion des femmes dans le champ d'étude des relations internationales. Or, elle et plusieurs autres féministes affirment qu'une attention portée aux questions liées au genre emporterait une nouvelle conception plus pacifique et unitaire de l'étude de la sécurité internationale Bref, la majorité des féministes aujourd’hui adhèrent au postulat que les racines les plus profondes du militarisme résident dans les relations de genre.

LE GENRE DANS L'ÉCONOMIE GLOBALE

Dans toutes les sociétés, les femmes sont affectées de différentes façons par l'exploitation de systèmes économiques selon leur classe, leur race, leur nationalité, leur religion, leur langue, leurs préférences sexuelles et leur éducation. Depuis des siècles, les femmes ont été conquises par les hommes pendant les guerres contemporaines. Certes, le genre féminin constitue d'un groupe social historiquement défavorisé, sous représenté et qui souffre d’un manque de reconnaissance par rapport aux hommes, en ce qui concerne le bien être matériel. Cette réflexion menée sous cet angle démontre à quel point les femmes se trouvent disproportionnée au bas de l'échelle socio-économique. En outre, les féministes affirment que cette hiérarchie relève d'une division du travail selon le genre.

L'actuelle division de travail fondée sur le genre est émergée dans l'Europe du XVIIe siècle et s'est polarisée à la séparation croissante entre le travail dans la sphère publique et le travail non rémunéré dans le secteur privé. Il est important de noter la distinction entre la construction idéologique du monde dans les sphères publiques et privées. Au coeur des notions occidentales modernes, la sphère privée du foyer, des enfants et de la domestique est construit comme l'espace où les femmes vivent et travaillent pendant une grande partie de leur temps. En plus d'assumer tous les travaux à domicile habituellement de nature ménagère, les mères de famille de nos jours occupent un emploi salarié. Elles portent davantage le fardeau d'une double tâche qui limite les décisions qu'elles peuvent accomplir dans la sphère publique. Cette sphère a tendance à être cachée ou même invisible au monde public du droit, des gouvernements, des États, des institutions internationales et des sociétés transnationales.

Par ailleurs, dans la sphère où les hommes vivent et travaillent, ceux-ci ont généralement accès à la fois au monde privé et au monde public du droit international et des structures juridiques. Ainsi, il est clair que les femmes n'ont pas acquis l'égalité avec les hommes. Le manque relatif des possibilités économiques offertes aux femmes ne s'explique pas seulement par le jeu des forces du marché, mais aussi par des dynamiques qui résultent de présomptions à propos des types d'emplois qui conviendraient le mieux aux femmes. (Braylis, 2012, p. 282) Néanmoins, le monde actuel se caractérise par une inégalité économique entre les femmes et les hommes.

CONCLUSION

Dans le cadre de cet article, les féministes qui s'intéressent aux relations internationales ont apporté une importante contribution à la réflexion sur la structure de politiques globales et sur le fonctionnement de l'économie mondiale. À partir des quelques approches féministes présentées, l'identité du genre a fait surface maintes fois pour expliquer les inégalités entre les femmes et les hommes. La représentation des hommes dans toutes les sphères politiques, économiques et sociales viole l'équilibre entre les sexes, ce qui augmente la masculinité et l'hégémonie des hommes dans la société. En outre, le monopole des hommes dans la littérature politique comme Prince par Machiavel ou Lévitan par Hobbes, nous montre la présence de discrimination auprès des femmes dans la société et dans l'activité politique datant de plusieurs siècles. Tous ces faits ont conduit à la lutte pour la libéralisation

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