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Rousseau: "Je le sais parce-que je le sens."

Par   •  28 Mai 2018  •  1 515 Mots (7 Pages)  •  448 Vues

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Qu’est-ce que le sentiment permet de savoir ?

Point de départ de Rousseau dans la Profession du vicaire savoyard : thèse antimatérialiste = Le mouvement n’est pas essentiel à la matière. Deux thèses sur le mouvement : 1° mouvement n’est pas naturel à la matière ; 2° : le mouvement se divise en deux catégories, il y a le mouvement communiqué et le mouvement spontané ou volontaire. Existence de mouvement spontané. « Je le sais parce que je le sens ». Mouvement spontané est prouvé par le sentiment de cette spontanéité. À partir de là, Rousseau va énoncer des articles de foi. 1° il existe un mouvement spontané originaire, un mouvement premier, il faut toujours remonter à quelque volonté pour première cause. 2° : mouvement spontané originaire est intelligent, nature que nous observons n’est pas un chaos mais un ordre → volonté originaire qui est la cause de la nature est nécessairement intelligente → Dieu existe. 3° : je suis libre et le libre-arbitre que je sens en moi prouve que j’ai une âme immatérielle.

Rousseau ne cesse pas de se référer au sentiment.

Vicaire savoyard prétend réfuter la grande thèse que les philosophes ont repris à leur compte : « les hommes se figurent être libres parce qu’ils ont conscience de leur volition et de leur appétit et ne pensent pas, même en rêves, aux causes par lesquels ils sont disposés à appéter et à vouloir, n’en ayant aucune connaissance » Appendice conclusif de la première partie de l’Éthique, Spinoza. Les hommes ont conscience de ce qu’ils veulent mais ils ignorent les causes qui les déterminent à vouloir. Le libre-arbitre est une illusion qui tient à l’ignorance des causes extérieures, qui détermine notre volonté. → Bourdieu. Si les hommes se figurent être libres, c’est parce qu’ils le sentent positivement. Ce n’est pas du tout parce qu’ils ignorent ce qui les déterminent : affirmation du libre-arbitre n’est pas une simple opinion, c’est une vérité qui est justifiée par ce sentiment qui est en moi. Sentiment au-delà duquel je n’ai aucune raison d’aller. Il faut s’en tenir à ce qu’on sent. Ce libre-arbitre n’a rien d’une illusion ou d’une opinion fausse.

Envers parfait de l’argumentation de Rousseau : discours matérialiste du baron d’Holbach. Système de la nature. 1° pour dire qqch de juste, il faut se référer à l’expérience ; la boussole n’est pas le sentiment mais l’expérience. Toutes les erreurs des hommes sont des erreurs de nature. 2° l’homme moral n’est pas autre chose que l’homme physique, l’homme moral est l’homme physique considéré sous un certain point de vue. L’homme moral, c’est l’homme en tant que tout en lui résulte nécessairement des impulsions qu’il reçoit. Il n’y a pas d’exception. Argument de d’Holbach : par analogie : êtres qui vivent selon les lois de leur organisation // insecte chenille→papillon. Homme moral : homme agissant par des causes physiques mais il n’a pas conscience de ces causes physiques alors qu’il recroit qu’elles sont du ressort de sa volonté.

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