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Plan détaillé, De l'éducation - Montaigne, Les Essais

Par   •  6 Décembre 2017  •  1 064 Mots (5 Pages)  •  189 Vues

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nouvelle manière : « qu’on fût soigneux de lui choisir un conducteur qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine, et qu’on y requît tous les deux, mais plus les mœurs et l’entendement que la science ; et qu’il se conduisît en sa charge d’une nouvelle manière. »

- Pour l’auteur, le précepteur devra s’adapter à l’enfant qui lui a été confié dans le but de faciliter son apprentissage et de l’améliorer, en lui donnant le goût du savoir : « est l’effet d’une haute âme et bien forte, savoir condescendre à ses allures puériles et les guider. Je marche plus sûr et plus ferme à mont qu’à val »

- Finalement, l’auteur pense que le précepteur doit observer son élève pour savoir ce qu’il faut lui faire apprendre et comment : « Il est bon qu’il le fasse trotter devant lui pour juger de son train, et juger jusques à quel point il se doit ravaler pour s’accommoder à sa force. ».

B - L’amour du savoir pour le savoir :

- Pour l’auteur, un enfant doit rechercher le savoir non pour les commodités externes mais pour son propre intérêt, afin d’être un homme habile : « A un enfant de maison qui recherche les lettres, non pour le gain (car une fin si abjecte est indigne de la grâce et faveur des Muses, et puis elle regarde et dépend d’autrui), ni tant pour les commodités externes que pour les siennes propres, et pour s’en enrichir et parer au-dedans, ayant plutôt envie d’en tirer un habile homme qu’un homme savant ».

- Le précepteur doit réussir à donner le gout du savoir à son élève, comme on a le gout pour la nourriture. Afin d’exprimer cela, l’auteur utilise le champ lexical du gout et du plaisir en opposition avec celui du gavage : « lui faisant goûter les choses, les choisir et discerner d’elle- même ».

- L’enfant doit écouter le précepteur mais aussi être écouté par celui-ci, afin ne pas le frustrer et l’empêcher d’apprendre, comme le faisaient Socrate et Arcesilas : « Je ne veux pas qu’il invente et parle seul, je veux qu’il écoute son disciple parler à son tour. Socrate et depuis Arcesilas faisaient premièrement parler leurs disciples, et puis ils parlaient à eux ».

Dans ce texte, nous avons pu observer que Michel de Montaigne, fait d’une part la critique du modèle éducatif diffusé par les collèges et qu’il dresse d’autre part, l’idéal d’une nouvelle éducation qui se voit être un idéal humaniste. Toute la pédagogie européenne sera imprégnée et influencée par cette vision. Si Charlemagne a inventé l’école, Montaigne et les humanistes ont inventés l’école moderne.

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