Essays.club - Dissertations, travaux de recherche, examens, fiches de lecture, BAC, notes de recherche et mémoires
Recherche

Mors, Contemplations, Victor Hugo

Par   •  20 Novembre 2018  •  948 Mots (4 Pages)  •  402 Vues

Page 1 sur 4

...

De la même manière, l’auteur décrit la mort comme une puissance universelle qui est capable de réduire à neant toutes les vanités humaines: la grandeur militaire «les triomphateurs sous les arcs triomphaux» (v6), des grandes cités «elle changeait en désert Babylone», la beauté: «les roses en fumier». Nous allons trouver les conséquences du comportement de la faucheuse en tant que puissance implacable grâce à la dimension pathétique de la mort des enfants et l’incompréhension et la douleur des survivants dans le vers 9: «les enfants en oiseaux», le vers 10: «les yeux des mères en ruisseaux» et dans les vers 11 et 12, avec des questions rhétoriques: «Et les femmes criaient: Rends-nous ce petit être. Pour le faire mourir, pourquoi l’avoir fait naître?». Cette souffrance exprime la réaction provoqué par la mort, qui est capable de prendre la vie de tous, même des plus innoncents comme les enfants. Cela est la même réaction de Victor Hugo à la perte de sa fille, mais cette fois, nous voyons comme ni lui ni personne n’en a rien à faire contre la mort.

La fin du poème ouvre des perspectives sur l’immortalité de l’âme. Les deux derniers vers (v19 et 20) s’opposent à tout le reste du poème: «Derrière elle, le front baigné de douces flammes, un ange souriant portait la gerbe d’âmes». Cette image s’opose complètement à la celle de la faucheuse qui est décrite au long du poème. L’apparition de cet ange peut répresenter également la lumière contraire à l’ombre typique de la mort, une interprétation de l’espérance des âmes après l’action de la faucheuse.

Derrière le pessimisme de ce texte où une atmosphère d’apocalypse est présentée, il est important de souligner que Victor Hugo est bien au bout de son long combat personnel de la mort de sa fille Léopoldine. Contrairement au poème Demain dès l’aube et à sa forte tonalité lyrique, dans Mors, le « moi » s’efface pour laisser place à une préoccupation plus large, et Hugo redevient un auteur qui parle de l’humanité.

...

Télécharger :   txt (5.9 Kb)   pdf (44.7 Kb)   docx (12.6 Kb)  
Voir 3 pages de plus »
Uniquement disponible sur Essays.club