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L'agriculture biologique pour l'environnement

Par   •  22 Juin 2018  •  2 634 Mots (11 Pages)  •  512 Vues

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illustrant le portrait du consommateur moyen de produits de l’agriculture biologique. Bio à la Une a lancé une enquête, auprès de 2 000 consommateurs. Il en ressort que les femmes sont les plus grandes consommatrices de produits issus de l’agriculture biologique (87%) et que les consommateurs les plus représentatifs ont entre 26 ans et 55 ans (76%).

Cependant, malgré le martèlement médiatique, la COP21 de Paris pour lutter de façon efficace contre le dérèglement climatique, la COP22 à Marrakech, les campagnes de prévention et tous les autres moyens mis en place pour prévenir des changements climatiques concernant notre planète, la culture et surtout la consommation de produits hors saison reste inchangée dans nos systèmes. Nous continuons à transporter, à importer et exporter des produits alimentaires sans faire l’effort de consommer local.

En cinq ans (de 2008 à 2013), le secteur du bio a doublé en France selon l’étude publiée par l’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique en 2013. Cela signifie que la consommation s’accroît car la production augmente, c’est la loi de l’offre et de la demande. En effet, ces dernières années, le bio rencontre un grand succès en France. On peut se demander s’il s’agit d’une tendance ou d’une réelle prise de conscience.

La bio a été inventée pour protéger l’environnement et s’appuyer sur le milieu naturel au lieu de le combattre. Les bienfaits issus de cette agriculture peuvent être répertoriés en deux types : des effets directs liés aux obligations explicites des cahiers des charges et des réglementations européennes ou nationales ; des effets indirects liés aux changements de pratiques globales imposés par le respect de ces réglementations.

Ainsi, des règlements européens et mondiaux de l’agriculture biologique interdisent certaines pratiques et notamment les produits chimiques de synthèse. Ceci a des effets très positifs dans un certain nombre de domaines et en particulier sur la qualité de l’eau et la biodiversité du sol. En effet, ce sont bien avant tout les molécules chimiques de synthèse qui polluent de manière progressive et dangereuse les nappes phréatiques ainsi que les cours d’eau. Ainsi, abandonner l’utilisation des engrais chimiques et des pesticides de synthèse est la solution la plus efficace pour rétablir la qualité de l’eau. Respecter simplement et rigoureusement les règlements biologiques permet d’assurer la protection d’une ressource fondamentale et indispensable qu’est l’eau.

D’autre part, la prise en compte de la vie du sol est l’un des fondements principaux de l’agriculture biologique. La notion de biodiversité résume la préservation de la nature au sens large car elle témoigne à la fois de l’état des milieux ainsi que de la santé des habitants. C’est en maintenant et en améliorant la biodiversité que la bio contribue à la protection des paysages, des grandes dynamiques territoriales de régulation naturelle, de la faune et de la flore et surtout des humains qui en dépendent. Une synthèse de soixante-seize études internationales confirme le fait que dans les fermes biologiques, la biodiversité est beaucoup plus importante que dans les fermes pratiquant une agriculture conventionnelle. Ainsi, dans les fermes biologiques la flore est plus riche avec jusqu’à trois fois plus d’espèces végétales, il y a jusqu’à dix fois plus de vers de terre par mètre carré, davantage de mammifères surtout de rongeurs, nettement plus d’oiseaux, une plus grande diversité de papillons, scarabées, araignées et davantage de bactéries ayant une activité biologique supérieure.

L’agriculture biologique tient compte des incidences des méthodes utilisées lors de la production sur l’agrosystème sur le moyen et le long terme. En effet, son objectif est de produire des aliments de qualité tout en créant un équilibre écologique afin de réduire les problèmes concernant la fertilité des sols. Dans cette agriculture, la gestion de la fertilité ainsi que la maîtrise des adventices (mauvaises herbes) et des parasites imposent la mise en œuvre de pratiques globales qui sont bénéfiques pour l’environnement. Par exemple, les engrais biologiques et la rotation des cultures (alternance de cultures d’hiver et de printemps, alternance entre les familles de cultures, présence régulière de légumineuses) sont préconisés. De plus on assiste à une implantation de cultures intermédiaires (qui limitent fortement l’érosion et le ruissellement, et piègent les nitrates) ainsi qu’à l’utilisation de variétés végétales résistantes et adaptées au milieu. Ces méthodes améliorent la composition et la structure des sols, ces derniers étant donc moins exposés aux facteurs d’érosion et voyant leur biodiversité augmenter considérablement.

L’agriculture biologique diminue également l’utilisation des énergies non renouvelables en réduisant son besoin en produits agrochimiques, ces derniers nécessitant de produire des quantités de combustible d’origine fossile importantes. Ce type de production a une grande capacité d’élimination du carbone dans les sols. Cela est bénéfique pour l’environnement car il y a une réduction du réchauffement de la planète et une atténuation des effets de serre grâce à l’utilisation de cultures de récolte, à une plus grande intégration des légumineuses qui sont fixatrices d’azote ainsi qu’à un labourage minimum. Enfin, l’agriculture biologique permet de réduire considérablement l’usage de pesticides, même s’ils sont naturels, dans la plupart des cas. En effet, dans les systèmes de grandes cultures ou d’élevage, la conversion à l’agriculture biologique permet de supprimer pratiquement la totalité des traitements dits « phytosanitaires » (soin des plantes).

En Europe, les sols cultivés par l’agriculture biologique présentent de 30% à 40% plus de biomasse que les sols cultivés de façon conventionnelle. Ces sols résistent bien mieux à l’érosion, étant riches en biomasse, et conservent mieux l’humidité ainsi que les nutriments qui sont importants pour la croissance des plantes. De plus l’agriculture biologique possède de 30 % à 100 % plus d’activité microbienne que l’agriculture intensive.

En Suisse, une large étude comparant l’agriculture biologique, l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biodynamique fut menée sur une période de 21 ans par le FIBL (Forschungsinstitut für biologischen

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