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CLIMAT SCOLAIRE ET SOCIOLOGIQUE D’EDUCATION : CLIMAT SCOLAIRE / VIOLENCE SCOLAIRE

Par   •  28 Juillet 2018  •  Dissertation  •  1 753 Mots (8 Pages)  •  508 Vues

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Construction rapport à la loi

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QP1 CLIMAT SCOLAIRE ET SOCIOLOGIQUE D’EDUCATION :

CLIMAT SCOLAIRE / VIOLENCE SCOLAIRE

D’où vient cette question de climat et violence scolaire et de quelle manière elle a été traitée par les sociologues (analyse, propositions, etc.).

Dans le langage commun, le climat scolaire c’est l’opposition de violences graves (ce qui émeut l’opinion, les médias, ex : meurtre, coups et blessures, harcèlement, racket, vandalisme, tout ce qui est répréhensible moralement et juridiquement) et de l’autre coté la violence type incivilités (voir sa personne respectée, bousculades, réflexions, etc.).

Nous allons confronter les points de vue des sociologues sur la violence scolaire.

La question de la violence scolaire est apparue seulement à partir des années 90, avant ça le gouvernement ne s’en préoccupait pas forcément. Alors qu’avant ces années-là, des rapports avaient été établis pour dénoncer certains cas mais avant Jospin, 1990. Cette question va soulever de nombreux débats (pédagogies libérales trop laxiste ? l’école doit rester un sanctuaire ? etc.) Première circulaire : éducation justice police : qui dénonce tous les délits punissables.

Point de vue de la sécurité publique. C’est par le Droit que les premières réformes vont émerger (dénonce de tous les comportement repréhensibles). Juridicisation de l’école.

Introduction de nouveaux acteurs (gardiens) + directeur avec une fonction plus précise + CPE : les acteurs différents des métiers de l’enseignement se multiplient. En gros les enseignants ne doivent plus s’occuper du comportement mais juste de la question du savoir et cette division du travail est très problématique pour certains auteurs.

1. Construction sociale du phénomène (Éric DEBARDIEUX)

Dans les années 90 il va mener tout un tas d’enquête pour définir et évaluer la violence scolaire dans différents établissements. Ses analyses sont très fines (expérimentales) et variables selon les établissements pour quantifier et surtout définir/conceptualiser le thème de violence.

Enquête de victimation : il va prendre appui sur le point de vue subjectif par les enseignant (et élèves).

Ce qui en en sort : tension quotidienne c’est-à-dire pas forcément des agressions physiques, le manque de respect (de la part des enseignants aussi). Ce qui rappelle l’analyse d’un anthropologue : violences traditionnelles qui ont toujours existés mais qui aujourd’hui (violence anomique) cette violence est cumulative, l’ordre n’est jamais acquis et remise en question l’intégration de l’élève (sur plusieurs plans : ex : exclusion de l’établissement, exclusion aussi intérieure lorsqu’ils ne sont plus intégré dans le savoir).

En fonction des établissement DEBARDIEUX les violences sont + importantes dans les établissements ségrégés. Cela diffère en fonction de la stabilité de l’équipe éducative, le climat en général (l’ambiance). Il dénonce aussi, l’absence de texte formel fait que les sanctions ne sont pas les mêmes, il n’y a pas de base.

Propositions : instaurer un climat positif, dans l’établissement et dans la classe. Travailler en coopération, renforcer le temps de relationnel avec les élèves (mais cela cause des tensions). Règlement travaillé avec les élèves. C’est pour lui « l’effet établissement » (organisation de l’établissement). Il dit aussi que c’est important de montrer que l’enseignant a les mêmes attentes envers chaque élèves (qui eux sont en demande de justice). Il veut générer aussi un sentiment d’appartenance scolaire « communauté scolaire » (climat chaleureux).

Debarbieux veut déconstruire l‘idée que la violence vient de l’extérieur et que l’on n’y peut pas grand-chose, au contraire il dit qu’il y a de nombreuses possibilités pour améliorer le climat scolaire, en agissant à l’intérieur de l’établissement.

Il se positionne contre les analyses de Bourdieu (violences classes dominantes-classes dominées donc les solutions ne se trouvent pas à l’intérieur de l’école). Il formule un point de vue très spécifique sur la violence scolaire notamment parce qu’il se place à partir du point de vue des acteurs (analyse subjectiviste= ce que les acteurs considèrent comme violence et pour lui ce sont des actes et des faits). C’est pour cela qu’il va insister sur le fait de l’incivilité. Incivilité décrite comme infractions à l’ordre conçu rencontrées dans la vie quotidienne (de l’établissement) et qui explique l’insécurité ressentie par les personnes.

Risque à concevoir la violence de ce point de vue-là : confondre plusieurs notions : violence et conflit. Les conflits naissent sur une perception des injustices ce qui n’est pas = à la notion de violence car le conflit ne débouche pas automatiquement sur un fait violent. Par contre l’injustice est une violence. En confondant conflit et violence il empêche la société de s’interroger sur des faits d’injustice qui ne se manifeste pas par de la violence. Autre critique : il envisage la violence du point de vue de la souffrance exprimée par les victimes et les acteurs (ceux qui reçoivent la violence + ceux qui font la violence). Donc la violence est un moyen d’expression. Il pense que la violence est le moyen d’exprimer un sentiment d’exclusion (risque : individualiser la réponse).

Violence symbolique (bourdieu) = elle est ressentie par les enfants issus de la classe populaire dans l’idée ou l’école c’est acquérir les codes de la classe dominante. Donc l’école ne voit pas dans la classe populaire une positivité. Donc ces enfants-là le subissent comme une violence symbolique qui agit sur l’estime de soi. Donc

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