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Technologie d'information et de communication dans l'enseignement

Par   •  8 Octobre 2018  •  2 949 Mots (12 Pages)  •  84 Vues

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Pour elle, cette nouvelle forme d’écriture dépend d’un apprentissage préalable qui consiste à maitriser la machine ou le programme utilisé. Donc, pour rédiger ou même lire un hypertexte, l’individu a besoin d’un support numérique pour y arriver. Denis LEGROS va plus loin dans définition. Il met ce type de texte en relation étroite avec la toile « World Wide Web » souvent appelé internet. (D, LEGROS, 2002, p 51).

5- Les modèles rédactionnels

Cette section est consacrée aux modèles rédactionnels sur lesquels nous nous sommes basé afin dans notre enquête. Nous avons choisi ces derniers car, ils nous semblent les plus adaptable dans à contexte. Nous avons analysé en ordre chronologique le modèle de Garrett et Levelt, le modèle de Hayes et Flower, et finalement celui de Van Galen. Ensuite nous nous sommes appuyé sur la critique de Garcia Debanc.

5.1 Le modèle de Garrett / Levelt (1975)

Tout d’abord, Garrett a commencé entre 1975 et 1980 par un modèle qui étudie beaucoup plus les erreurs commises à l’oral. Ces dernières sont corrigées par le rédacteur dans le but de produire un écrit. En 1989, Levelt a repris ce modèle afin de le développer. Ce dernier se manifeste au niveau du cerveau du rédacteur. Autrement dit, le message se construit à partir des connaissances antérieures (encyclopédiques). Ensuite, l’élaboration se fait à travers une conceptualisation d’un message « préverbal ». Ce dernier se fait en deux phases. La première est caractérisée par « l’encodage grammatical » à l’aide des « Lemmas », c’est-à-dire la mise en mot du message conceptualisé. Cette phase consiste à choisir les mots selon leurs classes grammaticales. La deuxième phase désigne un « encodage phonologique » du message. Une fois la pré-verbalisation est effectuée, l’individu passe à la phonétique en alternant entre deux processus. Ils sont appelés selon Levelt « langage interne » et « langage externe ». Le premier concerne l’articulation des idées afin d’assurer une cohérence du message. Le deuxième se manifeste par la verbalisation du message qui est une « suite phonétique ». A la de ce processus, le message aura sa forme orale comme le désigne les auteurs de ce modèle comme « discours segmenté ». Ce Processus de construction de message reste assez flou au point de susciter l’intervention d’autres chercheurs. Il a été repris encore une fois par Levelt en 1998.

Selon GARCIA-DEBANC, plusieurs mécanismes qui sont évoqué dans ce modèle sont impénétrables. Autrement dit, ils ne sont pas accessibles. Le message final, seulement est vérifiable. C’est pour cette raison que le modèle de Garrett et Levelt a été critiqué par de nombreux chercheur par la suite. Elle ajoute aussi que dans ce modèle, « l’élaboration conceptuelle du message […] n’est pas étudié en elle-même ». Les auteurs se sont basés sur des structures « abstraites » (GARCIA-DEBANC et FAYOL, 2002 : p299)

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[pic 1]

Figure 1 Représentation schématique du processus rédactionnel de GARRETT et LEVELT

5.2 Le modèle de HAYES et FLOWER (1981)

Selon GARCIA-DEBANC, ce modèle, qui remonte au début des années 1980, est le plus connu. Il englobe plusieurs éléments qui contribuent à la redaction d’un texte par un individu. Les deux chercheurs avaient pour objectif de d’identifier les causes qui mènent le rédacteur à commettre des erreurs dans le but d’améliorer les productions écrites. L’opération de la rédaction comprend trois cadres généraux, l’environnement de la tâche, les connaissances conceptuelles et le processus de production. Ce dernier se compose lui-même de trois « sous-processus ».

Tout d’abord, l’environnement de la tâche désigne tout ce qui influence le scripteur lors de la rédaction. Il s’agit de l’objectif ou bien la consigne, le thème qui doit être abordé et le texte « produit » aussi. Si nous prenons par exemple le cas d’un étudiant à l’universitéen situation d’examen, ce dernier est entouré par plusieurs paramètres qui ont pour objectif d’orienter sa rédaction. Il doit prendre en considération le l’enseignante qui va lire ou évaluer le texte, la situation elle-même et la consigne.

Ensuite, les connaissances conceptuelles jouent un rôle majeur lors de la rédaction. Ces dernières permettent le scripteur de donner le contenu attendu. Nous pouvons citer les connaissances antérieures qui se situent en mémoire à long terme. Cela implique les figures de styles, le type de texte demandé etc.

Finalement, le processus rédactionnel se compose de trois phases. La planification conceptuelle se manifeste sous forme de sélection des connaissances nécessaires afin de réaliser son texte. La mise en texte est la phase la plus importante. Elle consiste à mettre en œuvre les connaissances antérieures auxquelles le scripteur fait appel. Ce dernier passe par une « révision/retour » sur sa production. C’est une relecture qui a pour but objectif de vérifier le texte produit avant de finaliser.

Ce modèle nous, semble selon GARCIA-DEBANC, le plus connu est le plus adaptable à notre enquête.Contrairement au modèle précédent, celui-là comprend des éléments plus ou moins vérifiables surtout l’environnement de la tâche. C’est le dernier élément de ce processus rédactionnel qui attire notre attention dans notre enquête. La révision du texte a pour objectif d’améliorer la qualité de la production. Nous nous sommes basé sur ce modèle car, il semble à notre connaissance, le plus adaptable dans le cadre de notre enquête.

[pic 2]

Figure 2 représentation schématique du processus d'écriture (FLOWER & HAYES, 1981:p370)

5.3 Le modèle de Van GALEN (1991)

Finalement, ce modèle n’est assez connu comme les deux précédents, mais son auteur montre que les différentes étapes de production sont actives simultanément selon GARCIA-DEBANC. Il est basé beaucoup plus sur l’aspect graphique de la production. C’est-à-dire l’orthographe qui semble à d’autres chercheurs « élémentaires », a une grande importance. GALEN considère cette étape comme étant complexe. Elle nécessite la mise en œuvre de plusieurs paramètres comme la taille et la position de la lettre ou de l’unité graphique

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