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Analyse de situation professionnelle

Par   •  23 Décembre 2017  •  1 639 Mots (7 Pages)  •  132 Vues

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De plus depuis la loi de 2002 il existe le consentement éclairé du patient face aux soins.

Plusieurs concepts que l’on abordés en cours sont en relation avec la situation que je vous décris:

- L’accompagnement : c’est une démarche visant à aider une personne à cheminer, à se construire, à atteindre ses buts, tout en prenant en compte ses difficultés et/ou handicaps. La prise en charge du jeune homme visait à l’accompagner dans les démarches de soins qu’il allait obtenir, dans un contexte de pathologie autistique.

- La bienveillance : Elle suppose une relation, la relation à l’autre mais aussi la relation à soi. L’attitude bienveillante instaure un climat de confiance qui permet aux personnes engagées dans la relation d’être connectées. Il me semble dans cette situation ne pas avoir forcément entrepris la démarche bienveillante. En effet, je n’ai pas réellement eu une relation de confiance qui s’est instaurée avec monsieur B. La relation a été finalement plus étroite avec sa mère qu’avec lui.

- Pragmatisme : Selon Larousse, « est Attitude de quelqu'un qui s'adapte à toute situation, qui est orienté vers l'action pratique. » Elle désigne la simple capacité à se conformer aux contraintes de la réalité. Dans cette situation, j’ai essayé de m’accoutumer à la particularité de celle-ci, cependant je pense ne pas forcément y être arrivée. En effet j’ai beaucoup pris appuis sur la mère de monsieur B qui réussissait à l’apaiser. Ce n’est donc pas forcément mon attitude, mon comportement ni les méthodes de prise en charge que j’ai essayé d’adopter qui ont permis l’apaisement du patient.

EVALUATIF :

Mon parcours de stage, a certainement influencé mon questionnement face à cette situation. Je n’avais jamais été confrontée à la prise en charge de patients en refus de soins, de résidents ayant peur face à la présence du personnel soignant et se débâtant lors d’un soin. Lors de cette situation je me suis senti déstabilisée, voire même impuissante. Un sentiment de nullité c’est emparé de moi. J’ai essayé de partager mon ressenti avec l’infirmière, et partager mes craintes. Peut-être est-ce parce que je n’arrivai pas à analyser les émotions que je vivais.

J’avoue avoir été fragilisée, j’ai tenté d’effectuai une première négociation qui s’est aboutie par un échec. Ma première réaction a été au final de fuir cette situation en demandant de l’aide. Mais avec le recul, sans que l’aide-soignante intervienne, je pense que j’aurais perdu tous mes moyens, et n’aurais pas su agir.

Cependant je me suis senti réellement mal à l’aise lorsque l’aide-soignante a menacé la patiente de se faire taper sur les doigts si elle refuser le soin. C’est pour cela que j’ai voulu aborder le soin différemment le lendemain et utiliser l’humour et la proposition afin de laisser le choix à la résidente

Lors de mes stage précédents je n’avais jamais étais confrontée au refus de soin. La situation étant d’autant plus nouvelle pour moi, que cela m’a beaucoup questionnée.

Questionnement :

En quoi le refus de soins peut-il nuire à la prise en charge infirmière?

Ces refus peuvent impacter le soignant dans son rôle comme porter assistance, aidé, accompagner. L’aide qu’on veut apporter perd donc son sens si elle est comprise comme une agression. Comment, alors, rester « soignant » dans ces situations ?

Comment concilier refus de soins et prise en charge infirmière de qualité?

Dans quelle mesure la communication et la mise en place d’une relation de confiance peuvent-elles permettre la prise en charge d’un patient étant dans le refus de soins ?

Comment peut-on analyser et comprendre un refus ?

La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, dit que le refus d’une personne informée, qui comprend les conséquences de son refus, doit s’imposer au soignant. Mais dans le cas où le patient ne comprend pas les conséquences de son refus, et que le soin à dispenser est réellement nécessaire, les soignants doivent-il imposer le soin ?

Quels sont les limites de la négociation pour une prise en charge de qualité ?

Les stratégies comme insister lourdement, manipuler, mentir, menacer qui sont utilisées par les soignants pour faire accepter des soins à des personnes qui les refusent sans en comprendre les conséquences, sont-elles malveillantes ?

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