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"En démocratie, les pauvres sont souverains à plébisciter et les riches à présider" Salim Boudiaf

Par   •  16 Septembre 2018  •  2 530 Mots (11 Pages)  •  61 Vues

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TRANSITION

La démocratie représentative acquise en France est méritée, grâce aux nombreuses révolutions qui ont eu lieu face aux monarchies et autres formes de pouvoirs. Malheureusement, beaucoup de choses sont encore à améliorer comme la parité ou la représentativité du peuple à travers le gouvernement.

b) Critiques et limites de la démocratie représentatives (à travers les documents)

L'accès aux postes du gouvernements n'est pas si facile qu'on le prétend. Bernard MANIN met en avant le manque d'égalité au sein de la démocratie alors que c'en est un des idéaux principaux « […] dans un gouvernement représentatif tous les citoyens n'ont pas des chances égales d'accéder aux fonctions gouvernantes, […] » car souvent cela dépend de l'origine sociale comme le montre le document 2 avec celle des députés sous la IIIe République. En 1871 et 1893, c'était la noblesse et la grande bourgeoisie qui dominaient avec 70% puis 55% même si cela a diminué, l'inversion se fait en 1919 où c'est la classe moyenne qui est la plus représentée, à savoir à 55%, alors que la classe ouvrière reste celle en infériorité malgré une augmentation de 7 points de pourcentage entre 1919 et 1936. Dans la revue de SIMON Patrick et ESCAFRE-DUBLET Angéline, ils appuient la représentation des minorités en démontrant que dans les postes plus élevés tel qu'au Parlement français par exemple, il n'y a que 0,8% des parlementaires qui sont issus des « minorités visibles » alors que dans les assemblées moins hautes dans la hiérarchie tel que les conseils municipaux, ce pourcentage est plus élevé comptant 5% à Bordeaux et 14% à Strasbourg. Jane MANSBRIDGE se pose la question de la représentation « descriptive », à savoir si un Noir devrait être représenté par un Noir pour être mieux compris ou non. Elle parle de caractéristiques visibles comme la couleur de peau mais aussi d'expériences communes « […] un représentant ayant une expérience agricole d'exploitant agricole peut dans une certaine mesure assumer la représentation descriptive d'un électorat paysan. »

En parallèle de ce manque de représentativité des minorités sociales, celle des femmes pose aussi problème. B.MANIN met en évidence la nécessité d'imposer des lois pour essayer de ne pas discriminer la femme à l'accès de postes électifs qui sont souvent « […] victimes de handicap effectifs (sexisme, rareté des services sociaux de garde d'enfants, par exemple) […] ». D'ailleurs, il explique ce choix comme suit « […] une version de la représentation égalitaire aux motifs que l'être humain est universellement et immanquablement sexué. ». Avant la mise en place des lois comme celle de la parité homme/femme ou des quotas, une phénomène étrange a été remarqué en France, les représentants féminins à l'Assemblée Générale était de 5,4% en 1945 et a chuté en 1968 à 1,6%. Cette régression a été surmontée par la suite, grâce à la loi de parité de 2000, le nombre de femmes députés n'a cessé d'augmenter passant de 12,6% en 2002 à 27% en 2012, ce qui se justifie par la mise en place des quotas. Dans l'article du journal Libération, il est reconnu un fait considérable : « […] plus on monte dans la hiérarchie politique, moins les instances sont féminisées. » il est d'ailleurs ajouté des chiffres considérables, si dans les conseils régionaux on y compte 48% de femme, ce n'est qu'en Franche-Compté que c'est dirigé par une femme. Elizabeth GUERRERO met en évidence quelques mythes qui semblent en désaccord avec la féminisation des postes politiques. Par exemple, le mythe numéro 1 dénonce un manque d'égalité face à la mise en place de quotas féminin alors que pour apparaître dans un parti politique, elles semblent avoir plus d'obstacles à surmonter qu'un homme.

Transition :

Il est vrai que la distance entre gouvernants et gouvernés est inévitable et peut aussi être contestable malgré les bonnes intentions de la démocratie représentative. Face à cette déception du gouvernement représentatif, va naître une volonté de diversifier la politique et notamment les individus qui la composent. X

II. La volonté de vouloir mieux représenter la diversité dans nos sociétés d’aujourd’hui.

Cette volonté de X mieux représenter la diversité est fondée sur la croyance qu’en favorisant la « diversité » des candidats, les citoyens d’aujourd’hui seraient alors mieux représentés et qu'elle entraînerait une plus forte adhésion des électeurs. Mais cette intention de diversifier nos représentants garantit-elle réellement l’égalité ? Pour répondre à cette question nous verrons donc l'aspect de la parité en France puis nous étudierons les représentants d’aujourd’hui.

a) Parité politique en France

Les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes chances pour se présenter à des élections. Mais il est nécessaire, en France, de légiférer pour garantir une représentation équitable des deux sexes. Le politologue français Bernard MANIN souligne dans son ouvrage (doc 1) le fait que la loi garantie l'égalité de tous les citoyens, mais que les femmes doivent tout de même avoir des mesures législatives spécifiques pour pouvoir garantir leur accès aux fonctions de représentants. Il est naturellement vrai que l’être humain est sexué, mais cette dimension ne devrait pas être prise en compte car elle remet en cause l’égalité garantie par la démocratie. X Par exemple, certains pensent qu'imposer un quota de femmes remet en cause l’égalité. La France cherche à avancer depuis plusieurs années sur la question de parité. C’est le 18 juin 1998 qu’a été enregistré le projet de loi constitutionnelle relatif à l’égalité entre les femmes et les hommes, présenté par la ministre de la justice, Élisabeth GUIGOU. Dans la même idée, la loi de juin 2000 X garantit « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives » en imposant aux partis politiques de présenter un même nombre X d’hommes et de femmes sur leur liste lors des élections municipales, par exemple. Plus récemment, une nouvelle loi est promulguée le 31 janvier 2007, dans le but de féminiser les exécutifs locaux. Il y a donc eux X des avancés mais le principe de parité en politique suscite toujours de fortes résistances car l’idée de parité est relativement

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