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Jean BODIN Les six livres de la République (1576), Livre I, chapitre VIII, Lyon, 1579

Par   •  29 Octobre 2018  •  1 992 Mots (8 Pages)  •  120 Vues

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En outre, quoique calviniste, Althusius trahit la pensée de Calvin en choisissant de placer l’Eglise sous le contrôle de l’Etat. Bien que sa conception corporative et hiérarchique de la société puisse paraître médiéval, Althusius théoricien du fédéralisme partisant de la souveraineté populaire est profondément influencé par les Monarchomaques, semble annoncer l’essor des idées libérales en Europe en particulier au Pays-Bas et en Grande-Bretagne

I Un élément central : la souveraineté

- Le pouvoir absolu de faire la loi « sans le consentement des sujets »

- Condition de l’unité de l’Etat

- La loi émane de la souveraineté

II Le partisan d’un absolutisme dans une République sécularisée

- La monarchie royale par opposition à la monarchie tyrannique et la monarchie seigneuriale

- L’absolutisme légitime contre le despotisme arbitraire

- Une république sécularisée et nationalisée

III Un relativisme historique

- Un esprit scientifique

- L’influence des conditions historiques et géographiques et du milieu naturel

Ni machiavélien, ni aristotélicien, ni thomiste, ni utopiste, il y a cependant chez lui un peu de chacun.

Il n’est pas machiavélien : non seulement il se tient à distance du florentin pour des raisons morales, mais il perce à jour la faiblesse du système de machiavel. Il montre son réalisme incomplet et par conséquence faux. Au réalisme incomplet de machiavel il oppose un réalisme vrai que l’un de ses commentateurs M. Pierre Mesnard a appelé « un réalisme intégral ».

Il n’est pas aristotélicien : il est même un détracteur d’Aristote. Platon et lui ont « tranché si court » leurs discours poliiques qu’on ne peut guère plus en faire usage. Et ici, la critique de Bodin portes moins sur l’œuvre même d’aristote et de platon que sur son anachronisme. Il se livre à une critique très vive de la division des formes de gouvernements chez Aristote. Il revient lui-même par des chemins tortueux et compliqués aux conceptions aristotéliecienne.

Il n’est pas thomiste : en ce sens que sa politique n’est pas la conséquence de présupposés de théologie ou de philosophie morale. Toutefois la pensée de BODIN se rattache à la morale scolastique. Comme elle, il croit en un ordre général du monde, et il voit dans la politique une prudence de commander en justice et en équité.

Sa politique est fondée sur une expérience personnelle, et d’autre part sur une connaissance extrêmement étendue des évènement du passé. « C’est dans l’histoire, dit Bodin que gît la meilleure partie du droit universel ».

Jean BODIN avec sa théorie abstraite de la « souveraineté avouera qu’il n’a que faire du sacre « le roi ne laisse pas d’être toi, dans le couronnement et la consécration ».

Les six livres de la République.

La publication en 1576 des Six livres de la République s’est trouvée précédée de celle d’un autre ouvrage en latin : Methodus ad facilem historiarum cognitionem, méthode pour la connaissance aisée des histoire, qui à certains égards est comme l’introduction méthodologique à la République.

Dans le livre I, Bodin étudie la souveraineté qui fonde la République, il y a en tout VI livres.

Bodin présente ainsi la notion de République : c’est le droit gouvernement de plusieurs ménages et de ce qui leur est commun, avec puissance souveraine. Cette définition présente un certain nombre de précisions qui nous font avancer à la fois dans la connaissance de l’Etat mais aussi dans celle de la pensée bodinienne :

Le droit gouvernement : bodin écarte come n’étant pas un république, une communauté qui ne serait pas gouvernée « droitement » c’est-à-dire moralement. Le membre de celle-ci n’est i un esclave, ni un serviteur. Bodin l’appelle un « franc sujet » donnant déjà la formule du droit public qui sera celle des juristes allemands du XIX « une domination sur des hommes libres ». Mais ces hommes libres n’ont pas selon BODIN, le droit de rébellion, ils doivent obéir à la loi même si celle-ci leur apparaît injuste.

La souveraineté, base de la classification des formes politiques.

Cette conception de la souveraineté, c’est-à-dire du pouvoir qui décide en dernier ressort, sert de base à Bodin pour une classification des formes politiques.

Bodin : précurseur de l’absolutisme :

Bodin est le père du gouvernement absolu par la rigueu et la logique qu’il a mises dans sa construction de la souveraineté. En voulant que la souveraineté soit une et indivisble, il l’a conçue dès l’abord monarchique ; en la voulant non déléguée, il a écarté l’élection ; e la voulant irrévocable, il l’a fondée sur une donation, c’est-à-dire sur un ace fait une fois pour toutes, en la voulant perpétuelle il l’a pensée héréditaire, en la voulant suprême il a estimé qu’un autre pouvoir ne pouvoir lui demander des comptes, ni le pape, ni l’empereur, ni l’extérieur, ni à l’intérieur.

BODIN : la souveraineté de l’Etat

C’est avec BODIN que prend forme le concepet de souveraineté défini comme consubstantiel de celui d’Etat. L’Etat n’est que s’il est souverain ; c’est-à-dire que à l’intérieur de son erritoire, il ne reconnaît uacun pouvoir qui lui soit supérieur ou même équivalent. La souveraineté est indivisible, et absoue, elle est perpétuelle, mais pas obligatoirement attaché à la personne qui l’incarne momentanément.

BODIN apparaît comme un précurseur de l’absolutisme royal dans la mesure où le roi incarne l’Etat et doit donc être investi de cette puissance souveraine où le roi incarne l’Etat et doit donc être investi de cette puissance souveraine qui caractérise celui-ci, c’est autour du pouvoir royal que va se constituer l’Etat moderne contre les fédoaux.

Avec le concept juridique de souveraineté, BODIN pose les prémices d’une conception dépersonnalisée de l’Etat fondée sur une organisation rationnelle du pouvoir qui transcende

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