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Introduction aux questions philosophiques morales

Par   •  3 Décembre 2018  •  3 083 Mots (13 Pages)  •  574 Vues

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. D’avoir foi dans les Trois Joyaux que sont : Le Bouddha, La Loi et la Communauté,

. Une bonne moralité,

. Le détachement des biens de ce monde en donnant,

. L’audition ou l’étude des enseignements du Bouddha,

. Enfin la sagesse qui découle de ces enseignements et de leur mise en pratique

. Mais il faut aussi la pratique de exercices de méditations

. Et surtout la pratique de l’amour bienveillant sans limites en pensées puis dans les actes, de la compassion, la joie et l’équanimité.

Il nous faut comparer cette philosophie aux autres et voir s’il y a de l’universel qui s’accorde entre elles, car pour ce qui est de la recherche du bien et de l’universalité de ces règles et des conseils de conduites, qui oserait leur contester ces critères, cela mêmes qui nous font défauts aujourd’hui dans le monde moderne ou le capital prime sur l’humain et la réussite économique finit par être un eldorado partager par quelques-uns uniquement : car qui enseigne encore ces choses en occident et aussi encore les moyens de garder foi en une personne modèle reconnue d’un passé commun de l’humanité, ainsi qu’en la loi et en son utilité ? Et cela même si certains s’acharnent à vouloir les contourner, qui enseignerait encore dans ces conditions à ses enfants de garder foi en la communauté ? Et pourtant, c’est là que se trouve le salut de l’humanité : il faut y croire, car quand bien même certains feraient n’importe quoi, il faut garder foi dans les autres et en l’utilité de nos sociétés ; et ne dit-on pas que le plus fou ce n’est le fou mais celui qui le suit ? Dès lors, il serait véritablement fou de se détourner du bien et de ce qui est moral avec ceux qui les abandonnent. La preuve en est autrement, il suffit de se rendre compte combien notre modèle en délitement trouve refuge de plus en plus vers le bouddhisme et que ce qui n’était qu’alors une simple curiosité, un exotisme, une envie d’ailleurs et une mode est devenu un phénomène de sociétés et une nouvelle philosophie pratique, un renouveau de l’art de vivre en philosophe, une nouvelle voie qui a la particularité de redonner de la sincérité à un monde où l’on ne s’habitue que trop vite aux flots de mensonges des publicités et autres discours démagogiques dont déjà les Athéniens se défiaient, et, le bouddhisme au passage aura permis un regain d’intérêt vers la philosophie contemporaine occidentale, bien mise à mal par les physiciens qui la déclaraient « morte [2]» .

Ainsi, avec Bouddha on se rends compte que le bien est une véritable voie qui mène l’individu qui la suit et la mets en application vers la communion avec la vie et les vivants par la compassion envers tous les êtres et l’amitié entre les peuples ; mais aussi à accepter le pluralisme et la liberté des autres tant dans les choix individuels que collectifs. Il nous incite, comme Jésus Christ à privilégier aux biens matériels éphémères et impermanents les biens immatériels comme la spiritualité de notre âme en se conduisant vertueusement et en ne se laissant pas corrompre, car ce qui à part à la corruption est détruit et ne sera jamais plus tandis que la vertu préserve l’âme et aura part à « l’éternité aux cotés des Dieux »[3]6 , tel Socrate, homme heureux malgré son sort, invite à se détacher des choses du corps pour vivre l’idéal philosophique en n’ayant part qu’aux choses de l’esprit et de la pensée.

Ce qui avec Bouddha nous amène donc au Christ, c’est le renoncement à toutes les choses matérielles mais aussi à celles de l’égo. En effet, déjà dans le bouddhisme l’altruisme est tel et les sociétés ont encore la primauté sur l’individu tandis qu’en Europe, les aspirations individuelles deviennent très tôt un obstacle, puisque la vanité, les honneurs ou encore la richesse détournent les hommes des réalisations familiales ou de la simple humilité, et, seule l’arrivée du christianisme, subordonnant même nos rois et les nobles à la volonté du Saint Siège, aura permis de freiner quelque peu l’arbitraire et les abus. A celui-là, la levée de son excommunication, à celui-ci l’autorisation de divorcer en échanges de quelques soutiens ou fonctions aux croyants. Mais surtout ces dérives ne doivent pas faire oublier que les croyants sont des hommes, et par là mêmes faillibles et perfectibles et, que Jésus pour sa part n’a transiger en rien sur sa foi ou ses convictions et que, comme Socrate par Exemple, il en paiera le prix fort. Pour n’avoir prôner que l’amour du prochain à travers la Judée et pour son peuple, et un peu comme le Bouddha, s’être révélé être le soutien dont il avait besoin. Mais avec toutefois la particularité de l’oppression romaine, contre laquelle il se rebellera. Mais c’est avant tout une façon de vivre là aussi qui se fait jour. En accord en son âme et conscience, il rappellera aux siens les dix commandements qui sont les leurs, sans jugements de valeur mais sous le péril de l’occupation, il fallait quelqu’un pour réaffirmer la vocation de l’Etat et de l’idéal hébreux, et les guider face à la dissolution sonnante et trébuchante qu’offrait l’empire aux occupés pour trahir et dominer les leurs. Face à ce danger, Jésus se montrera incorruptible et affirmera la véritable morale juive puis chrétienne qui inspirera la morale des deux milles ans à venir, seule capable de maintenir le troupeau dans la vertu et le bonheur et ce malgré les chagrins, contrairement aux voleurs qui s’offrent la liberté à bon compte et les hommes qui se vendent pour peu comme Judas. Tous ces éléments feront de la morale chrétienne un objet cohérent et irréfutable tel que le système des valeurs bouddhiques qui, ainsi que la philosophie grecque de la vertu, fait des humbles les bienheureux, et les tenants de la vérité : « Aimez-vous les uns les autres[4] », « n’allez pas croire que je sois venu abroger la loi des prophètes, je ne suis pas venu l’abroger mais l’accomplir »[5], et « Ainsi tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux :c’est la loi des prophètes [6]». Ainsi, cette conduite irréprochable à la raison qui éclaire l’homme est la sagesse de Dieu même ; grâce à elle nous pouvons contempler l’ordre immuable des perfections et y conformer notre conduite ; la vertu est obéissance à l’ordre immanent, soumission voulue à la loi divine qui connait ce qui est bon, bien et nécessaire à l’homme

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