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Explication de texte – Jean-Jacques ROUSSEAU, Julie ou la Nouvelle Héloïse, Première partie, lettre 12 (lettre de Saint-Prieux à Julie).

Par   •  29 Juin 2018  •  1 612 Mots (7 Pages)  •  820 Vues

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Pour poursuivre sa critique du savoir sous toutes ses formes, Rousseau vient donc à parler de la capacité des lecteurs à modifier un texte. Dans cette partie du texte, Rousseau fait référence aux imbéciles, c'est-à-dire que pour certains, la méthode exposée ci-dessus de réfléchir par soi-même n'est pas recommandée à ceux « ayant la tête mal faite ». En disant « la tête mal faite » il fait de nouevau référence à Montaigne pour illustrer ses propos. (La citation étant « Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. »). Dans les lignes suivant cela, Saint-Prieux fera plusieurs flatteries à Julie. Tout d'abord, il lui dit : « à vous qui mettez dans vos lectures mieux que ce que vous y trouvez, et dont l'esprit actif fait sur le livre un autre livre, quelquefois meilleur que le premier. » Ici Rousseau fait une énorme flatterie à Julie, il lui dit que le livre est stupide par rapport à sa penser suite à la lecture de ce livre et que par conséquent, elle est très intelligente. Par la suite, à la ligne 27, il sous-entend un rendez-vous avec elle quand il lui dit « nous nous communiquerons donc nos idées », même s'il est peu probable que Saint-Prieux ait juste envie de communiquer avec elle après les différentes flatteries qu'il lui a fait, surtout qu'il lui refait un compliment après en disant « et souvent après la leçon j'en sortirai plus instruit que vous », il redit que Julie est tellement intelligente qu'elle sera même capable d'enrichir le savoir de son professeur.

Enfin, pour achever sa critique, Rousseau finira par dire qu'autrui n'est pas indispensable pour savoir. En d'autres termes, il conclut sa thèse sur la connaissance et les livres. A la ligne 30, Rousseau nous dit qu'il vaut mieux ne pas avoir beaucoup de lecture car celle-ci est un outil de réflexion et non un outil d'apprentissage. Il est donc mieux de ne pas avoir beaucoup de lecture, mais bien choisie que beaucoup et mal choisie, il s'agit ici de faire un choix éclairé sur les lectures. Par la suite, il nous met en garde contre la confiance qu'on place dans les livres car à force de trop croire sans aucune preuves, on en deviendra manipulable nous ne développerons pas notre esprit critique, et donc que nous ne serions pas capables de donner un quelconque avis. Il vaut donc mieux se fier à sa propre raison qu'à celle des autres car notre raison n'a aucun intérêt à nous tromper, la raison des autres étant symbolisée par les livres. Puis il finira par dire que ce qui est beau et ce qui est bien est inscrit en chacun de nous et donc que chacun en a une vision différente, d'où l'importance de l'esprit critique.

Pour conclure, dans cette lettre, Rousseau dénonce toute forme de commerce du savoir comme les font certaines personnes à l'époque, il explique la différence entre apprendre et réfléchir, c'est-à-dire qu'on peut tout à fait apprendre dans les textes, mais que de par la lecture de ceux-ci, nous devons construire un esprit critique pour que nous puissions par la suite être capables de donner un avis et donc de ne pas être manipulables.

Ce texte nous éclaire donc sur une manière d'apprentissage, celle de mettre en avant l'esprit critique de l'interlocuteur plutôt que de prôner l'apprentissage par cœur qui ne sert qu'à avoir de la connaissance pour en avoir sans la mettre à profit, ou sans savoir l'expliquer par la suite, ce qui ne sert à rien.

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