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ADM 1002 - Étude de Cas - SEMCO

Par   •  5 Mai 2018  •  2 014 Mots (9 Pages)  •  409 Vues

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En terminant, Fayol donne comme principe général de l’administration classique la subordination de l’intérêt individuel à l’intérêt général : les buts de l’entreprise doivent primer sur les intérêts individuels. SEMCO voit autrement la situation : « Le travail devrait être un plaisir et non une obligation. Mais cela n’était pas seulement une thèse humanitaire. Nous croyions que les personnes qui travaillent avec du plaisir sont plus productives. » (Clovis Bojikian, cité par Fisher, 2005, p. 6)

Nous pouvons conclure que SEMCO brasse littéralement les bases fondamentales de l’organisation scientifique du travail et de l’administration classique. Cette citation de Semler résume bien la situation : « La mise en place d’un nouveau système signifie qu’on va démolir la pyramide, supprimer radicalement des niveaux hiérarchiques, éliminer des tas de titres, briser les chaines de commandements établis. De plus, dans ce nouveau cadre, un coordinateur ne sera jamais placé sous l’autorité d’un autre, pas plus qu’un Associé ne sera jamais placé sous celle d’un autre Associé. Cet élément aussi contribuera à aplatir la hiérarchie et changera la nature des relations tout entière » (Semler, 2004, p.212)

SEMCO opposé au mouvement des relations humaines et le modèle participatif

SEMCO tire profit des bases du mouvement des relations humaines et du modèle participatif. Le mouvement des relations humaines met de l’avant trois grandes orientations soit : d’humaniser la condition ouvrière, de voir le groupe de travail comme un organisme social s’autosuffire de lui-même et finalement, voir l’individu comme une personne unique dans le système social qui devra s’adapter ou non au milieu social. SEMCO voit de façon identique la situation. Voici deux extraits prouvant que l’entreprise prend exemple sur les trois grandes orientations du mouvement des relations humaines : « En fait, le changement (dans le processus de gestion incluant l’abandon de certaines pratiques managériales) consiste à mettre de l’avant des intérêts et des idées d’employés, ce qui est une transformation par rapport au style de gestion plutôt classique et hiérarchique. » (Kerstin Kuyken, La SEMCO, p.2) « La gestion de la SEMCO est basée sur des valeurs socialistes. De manière générale, on respecte plus les aspects anthropologiques et humains que les aspects politiques. » (Kerstin Kuyken, La SEMCO, p.15)

Le modèle participatif est aussi appliqué au modèle de l’entreprise SEMCO. On y dénote (modèle participatif) entre autres que la participation active de l’employé a un effet positif sur son lien d’appartenance à l’entreprise et que par conséquent, l’entreprise y voit un bienfait sur la productivité et sur le bon fonctionnement de celle-ci : « Les valeurs fondamentales et la structure organisationnelle encadrent les différents processus de gestion de la SEMCO et se reflètent ensuite dans différentes situations concrètes. Par exemple, les employés prennent la parole et proposent différentes solutions en cas de crise, comme dans des situations quotidiennes telles que l’embauche d’une nouvelle personne. » (Kerstin Kuyken, La SEMCO, p.11)

La participation dans l’entreprise va beaucoup plus loin que la simple consultation lors de problématique, mais touche même au produit de l’entreprise : « Tous les employés participent à la prise de décision. Par exemple, l’adoption d’un nouveau produit ou bien l’achat d’une nouvelle usine de production sont des points qui sont décidés par les employés » (Semler, 1993 ; Stockport, 2010) « Pour Ricardo Semler, cette valeur fait partie de la nature humaine et devrait donc aussi être fondamentale sur le plan du travail » (Kerstin Kuyken, La SEMCO, p.6) le modèle participatif est poussé à l’extrême avec la SEMCO. Il est à noté que les employés prennent part aussi aux décisions financières de l’entreprise avec une prise de décision lorsque nous parlons de profit comme nous l’énonce la deuxième valeur de base chez SEMCO : « Contrairement à d’autres organisations où le profit est automatiquement distribué aux actionnaires, les employés prennent en main cette décision, car, selon Ricardo Semler, cette possibilité les incite à mieux effectuer leur travail » (Semler, 1993)

En terminant, ce mode de gestion (participatif) permet un plus grand partage des connaissances avec bien entendu un partage accru de l’information « la communication interne est ouverte et toute information doit être disponible à tous. Selon le chef de la direction, personne ne peut s’attendre à ce qu’un esprit d’implication et de collaboration émerge sans qu’il y ait une abondance d’information disponible à tous les employés et à tout moment, indépendamment de leurs fonctions ou degrés dans la hiérarchie. » (Pozzebon, 2008) « Dans les couloirs, il n’est pas rare de tomber sur une gestionnaire séniore avec des cheveux gris, qui mènent une discussion avec ses jeunes collègues, fraîchement recrutée de l’université » (Fisher, 2005, p. 3) ainsi que l’émergence de nouvelles idées intéressante pour l’entreprise « L’initiative Out of your mind vise la proposition de nouvelles idées par les employés. L’intention est de mettre de côté des solutions habituelles et de présenter de nouvelles idées. D’ailleurs, la remise en question des pratiques et des objectifs est une partie intégrante de la gestion chez SEMCO. » (Kerstin Kuyken, La SEMCO, p.14) permettant ainsi d’accroître le niveau de satisfaction de l’humain au sein du groupe social qu’il intègre et aussi son lien d’appartenance à l’entreprise.

SEMCO vs le capitalisme industriel et le capitalisme financier

SEMCO est caractérisé comme une entreprise capitaliste, mais avec des valeurs socialistes. Elle se place alors à l’opposé de certains préceptes du capitalisme industriel et financier. À titre d’exemple, le capitalisme industriel et financier prône la concurrence, la maximisation des intérêts individuels et valorise la réalisation de profit à court terme (court-termisme). Alors que la SEMCO prône l’entraide et le partage des connaissances (référence au modèle coopératif mentionné ci-haut), le développement d’un cercle social au sein de l’entreprise ainsi que la transparence des informations au sain de l’entreprise (référence aussi au modèle coopératif et des relations humaines) et d’un environnement où la réalisation de profit est de second ordre : « » (Kerstin Kuyken, La SEMCO, p.16) « » (Semler, 1993)

De plus, le capitalisme industriel fonctionne bien avec un système politique

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