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Commentaire Composé Acte II, scène 6 de la pièce « Les Femmes Savantes » - Molière

Par   •  15 Novembre 2017  •  1 088 Mots (5 Pages)  •  465 Vues

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le côté dramatique du langage, et l’intérêt que lui porte Philaminte et Bélise. Ce champ lexical va être d’autant plus exagérer par l’exclamation de Philaminte : « L’impudente ! », qui va montrer que Philaminte, tient vraiment le respect du langage à cœur. Philaminte et Bélise vont donc ici se ridiculiser à cause de leurs expressions alambiquées, et de leur conviction immuable du respect, voir même une sorte de vénération envers le langage. Philaminte et Bélise vont encore plus se ridiculiser avec une utilisation assidue des questions rhétoriques. Mais Martine ne se laisse pas démonter, et va renchérir avec des questions rhétoriques, montrant ainsi que les personnes étant originaires du milieu populaire/paysan ne sont pas aussi incultes qu’elles le pensent.

Se croyant supérieure, Bélise va aller jusqu’à déshumaniser Martine, la réduisant à une « cervelle indocile ». Cependant le terme « Ô », terme normalement utiliser dans l’antiquité afin de s’adresser respectueusement à un empereur ou roi. On y voit donc un clin d’œil de Molière, afin de montrer au spectateur ou lecteur que c’est Martine qui est en réalité supérieure à Bélise et Philaminte. Mais Molière ne va pas s’arrêter là. En effet, on voit que Philaminte, va s’exclamer « Ô ciel ! », comparant ainsi Martine à un personnage de caractère divin. De plus, Bélise va évoquer l’esprit de Martine, le décrivant comme étant matériel. Or l’esprit, étant quelque chose d’immatériel, et ne pouvant être perçu ; cette antithèse va accentuer l’immatérialité de Martine, et donc son caractère divin. En effet, ayant comparée Martine, à une simple cervelle, et l’esprit étant supposé être dans cette partie du corps. Cela explique donc l’immatérialité de Martine.

Ainsi, Molière montre au travers de cette scène les disparités entre les classes sociales, d’un point de vue de l’éducation. Il évoque le sujet du côtoiement des mondes bourgeois et populaires/paysans. Il va en plus se moquer antithétiquement de ces classes sociales, et de comment elles sont représentées. Se moquant de plus de l’éducation des bourgeois, afin de faire ressortir le pragmatisme populaire. Cette pièce à d’ailleurs souvent été montrée en exemple, afin de prouver que ce que les femmes apprenaient (c’est-à-dire les choses de salons) ; était inutile, voir dangereux, car cela les rendait naïves. On voit cela notamment avec le comportement de Philaminte, Bélise et Armande avec Trissotin.

Nous pouvons associer cette œuvre, à une autre œuvre de Molière ; « L’école des Femmes », qui pareillement à « Les Femmes Savantes », critique l’éducation des femmes, et se moque de leur éducation.

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