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Fiche cours sur le VIH

Par   •  28 Juin 2018  •  1 346 Mots (6 Pages)  •  520 Vues

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pneumocystose, toxoplasmose…

Diagnostic

Les tests virologiques sont classés en plusieurs catégories : les tests de dépistage (sérologie, détection de l’ARN plasmatique, détection de l’ADN proviral, mise en culture) et les tests de suivi (quantification de l’ARN plasmatique, séquençage et génotype de résistance).

Tests de dépistage

⦁ Diagnostic Direct : sert à mettre en évidence de composants du virus lui-même

⦁ Antigénémie p24

⦁ Acides nucléiques sous forme d’ARN plasmatique ou d’ADN proviral

⦁ Isolement lymphocytaire et plasmatique

⦁ Diagnostic Indirect : sert à mettre en évidence de la réponse de l’hôte contre l’infection

⦁ Anticorps anti-VIH

Les sérologies seront indiquées chez les adultes, sauf dans le cas d’une primo-infection ou de variants (VIH-1 groupe O, groupe N). Chez les nouveaux-nés, on préconisera la PCR ou la mise en culture.

Les tests sanguins du VIH de type ELISA sont les plus couramment utilisés dans le cadre du dépistage. Ces tests sont choisis pour leur importante sensibilité. En pratique cela évite de passer à côté d’un cas infecté en le déclarant faussement sain (cas d’un faux négatif), et ils sont faciles à réaliser en grandes séries. Cette méthode utilise la réaction anticorps-antigène pour détecter la présence des anticorps anti-VIH. On utilise un mélange d’antigènes viraux, permettant la détection des anticorps anti-VIH-1 et anti-VIH-2 (on parle alors d’ELISA mixte).On peut aussi utiliser des tests de dépistage rapide à orientation diagnostique du VIH (ou TROD), qui sont des tests permettant de déterminer rapidement la séropositivité d’un individu à partir d’une simple goutte de sang ou un échantillon de salive. Les anticorps du VIH sont détectables par ces tests 21 jours après la contamination, mais le résultat n’est jugé fiable que si la contamination remonte à douze semaines au moins.

Les tests de dépistage lorsqu’ils sont positifs doivent être confirmés par un test dit de confirmation C’est la méthode Western Blot qui est généralement utilisée. Méthode spécifique oblige, les antigènes viraux sont séparés et doivent détecter au moins deux des trois glycoprotéines virales (gp160, gp120 ou gp41) ou la protéine p24 et la glycoprotéine gp160 (qui dénote un début de séroconversion). Là encore, si le test est douteux ou dénote un début de séroconversion, un second test de confirmation est réalisé trois semaines plus tard, le temps d’attendre que la séroconversion soit complète. À la suite de ce test, trois cas se présentent : confirmation de la séroconversion au VIH-1, séropositivité au VIH-2 (qui doit être à nouveau confirmé par un test spécifique au VIH-2), réaction non liée au VIH.

Ce n’est qu’à la suite de l’ensemble de ces tests qu’un médecin pourra déclarer un patient séropositif.

Traitement

L’objectif du traitement antirétroviral est d’empêcher la progression vers le sida et le décès en maintenant ou en restaurant un nombre de CD4 > 500/mm3. Pour atteindre ce but le traitement doit rendre la charge virale plasmatique (CV) indétectable (<50 copies/mL).

Le bilan de surveillance et d’efficacité du traitement antirétroviral consiste à mesurer le taux de CD4 et charge virale un mois après instauration d’un traitement, puis à trois mois, et tous les trois mois la première année. Ensuite, si la charge virale est devenue indétectable, la surveillance aura lieu tous les trois à quatre mois si les CD4 sont inférieurs à 500/mm3, et tous les quatre à six mois, si les CD4 sont supérieurs à 500/mm3. Des bilans réguliers sont demandés : typage lymphocytaire CD4/CD8, la charge virale, une NFS plaquettes, le taux de transaminases, γ-GT, glycémie à jeun, créatininémie, bilan hépatique et lipidique. Plusieurs pistes thérapeutiques utilisées simultanément (bi/trithérapies) pour limiter l’apparition de virus résistants :

- Inhibiteur du corécepteur de l’entrée du virus (CCR5)

- Inhibiteur de la fusion virus-cellule (réservé au contexte hospitalier)

- Transcription inverse (INTI et INNTI) : inhibiteurs nucléosidiques, nucléotidiques ou non-nucléosidiques

- Inhibiteur des protéases virales

- Inhibiteur de l’intégrase

Prévention

• Transmission sexuelle : limitée par le préservatif masculin ou féminin.

• Transmission par voie sanguine : limitée par l’usage de matériels stériles ou à usage unique en milieu médical et à disposition des toxicomanes, et par un encadrement des tatouages/ piercings.

• Transmission materno-fœtale (« verticale ») : limitée par le traitement de la mère en cours de grossesse, l’accouchement par césarienne, et l’abandon de l’allaitement naturel.

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