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Fiche cours

Par   •  30 Octobre 2017  •  3 767 Mots (16 Pages)  •  543 Vues

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La forme du régime change mais des éléments de base restent tout au fil du temps.

Chap 1) La cité antique, une communauté de personne

Pour les grecs, la cité c’est un cadre auquel un individu doit obligatoirement s’insérer.

✿ Présentation

Cité : c’est un territoire limité géographiquement, et c’est une structure absolument nécessaire (chez les grecs).

La configuration est particulière dans le monde grec :

Il part de la péninsule, et il y a en plus toute une multitude éparpillée (mer Égée, mer Ionienne).

Va de l’Ouest jusqu’au de l’Italie, jusqu’en Sicile. Mais il s’étend aussi plus à l’est jusqu’à la Turquie actuelle. Dans l’antiquité, la Turquie faisait partie du monde grec.

Comme la configuration est très vaste, il y a un problème de communication entre cités. Les cités apparaissent mais s’enferme parce que la mer est omniprésente. La plupart des cités grecques se trouvent à proximité de la mer SAUF Sparte qui est à l’intérieur des Terres. Sinon, toutes les cités importantes se trouve à côté de la mer. Il faut savoir que pour les grecs, la proximité avec la mer est fondamental puisque cela permet notamment de s’alimenter, ce qui signifient que les cités peuvent vivre en autarcie. C’est là que se développe alors des échanges maritimes entre cités grecques. Elles ont toutes cette maîtrise de la mer, ce qui crée le sentiment d’appartenance commune, ils font partis du « peuple de la mer ». Pour eux, une cité est un périmètre dont la superficie est limitée. La mer fait que le territoire ne peut pas s’étendre éternellement.

Rome va se lancer dans une politique de conquête territoriale. D’abord sur les régions qui l’entourent, donc Rome va s’étendre de plus en plus. La Grèce est représentée par des cités et de ses faubourgs, il y a donc un cadre très limité.

Cité-état : Cité avec sa propre politique.

Chaque cité est indépendante les unes des autres (Cité d’Athènes, Cité de Sparte, Cité de Corinthe etc). On ne parle pas de Grèce unifiée. En Péninsule, se trouvent 750 cités donc la cité d’Athènes, et en Crète, il y a environ 100 cités, qui sont des cités relativement petites. Dans l’esprit des grecs, une structure est nécessaire parce que ce rassemblement distingue le grec civilisé et le barbare, c’est-à-dire l’étranger, celui qui n’est pas grec. On le distingue sous l’autorité d’un prince, d’un roi, vivant un peu partout. Pour eux, un Homme ne peut vivre que dans le cadre d’une cité. Il est impensable de vivre isolé. Ces personnes qui choisissent de vivre seules, étaient appelés les « idiotès ».

Aristote est celui qui a le mieux parlé des cités. Pour lui, la vie au sein d’une cité est une nécessité tout à fait naturelle, une nécessité propre à l’Homme. Dans son ouvrage La Politique, il commence par là, en disant que c’est naturel, c’est à qu’il compare l’Homme et l’animal. Que l’Homme et l’animal recherchent tous deux, la socialisation. L’Homme ne cherche pas seulement à survivre, alors que l’animal si. Si l’Homme se met en communauté, c’est pour vivre d’une meilleure façon. C’est la raison pour laquelle son instinct le pousse à vivre au sein d’une communauté. Le fait de vivre en société est propre à l’Homme, il n’y a pas de cité animale. Pour Aristote, un être sans cité est un être supérieur à l’Homme ou un être dégradé : « L’Homme est un animal politique ».

Donc bien plus que le territoire et la population, c’est bien la volonté de l’individu de se placer sous une loi commune afin de vivre ensemble qui définit la société. Pour les grecs, il n’y a pas de vie possible hors cité. Le cadre est limité en superficie et donc en citoyens.

Pour Platon, 5040 était le nombre un peu parfait pour les habitants d’une cité.

Hippodame était le premier urbaniste, c’est celui qui a inventé les rues. Il a jugé possible un nombre de 10k citoyens au sein d’une cité. Pourtant, à Athènes, se trouvent 60k citoyens homme adulte donc il y a plus de 60k habitants. Nous avons donc un problème avec le cadre qui est restreint et le nombre d’habitants parce que le nombre peut augmenter, et le nombre d’enfants et d’étrangers également. Les grecs ont alors été forcés à trouver une solution. Ils se sont mis à créer des colonies. Quand il y avait un surpeuplement, ils envoyaient les gens dans une colonie ailleurs. Donc la création de ces nouvelles cités n’auront plus aucun rapport avec les cités d’origine.

A l’époque antique, on n’a jamais parlé de Grèce unifiée. Les cités se regroupent autour d’un sanctuaire commun. C’est un phénomène très particulier qu’on appelle les amphictyonies (ex : divinité en commun, ennemi en commun. La ligue de Délos s’est regroupée en 478 av JC comprenant environ 150 cités autour d’Athènes). Beaucoup de personnes vont vivre dans une cité : esclaves, étrangers, citoyens. Mais tous ne font pas partie de la communauté.

SECTION 1 : La citoyenneté selon les grecs

Les grecs étaient avares. Il y a un vrai cloisonnement, citoyens d’une cité et personne d’une autre.

▌ Qualité de citoyen ▌

Selon Aristote, un citoyen est une personne qui naît de ses deux parents eux-même citoyens qui eux sont nés de parents citoyens etc.

Comment cet aïeul est-il lui-même devenu citoyen ?

Il y a un critère supplémentaire qui est la participation au gouvernement de la cité. Cependant, Aristote était étranger, parce qu’il est né en Macédoine et n’est jamais devenu citoyen Athénien. Mais tous les citoyens ne participent pas au gouvernement de la cité. Par exemple, les femmes qui seront toujours exclues, elles ne participeront jamais à la vie politique de la cité. Les femmes sont citoyennes en titre mais elles ont beaucoup moins de droits donc elles ont une « citoyenneté incomplète ». Cependant, elles ont un rôle fondamental puisque ce sont elles qui donnent naissance à un futur citoyen. Mais elles n’ont pas d’importance dans la vie politique grecque. Les enfants sont aussi dans cette situation de « citoyenneté incomplète ».

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