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Discours de la méthode, de Descartes

Par   •  22 Mai 2018  •  1 336 Mots (6 Pages)  •  258 Vues

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bon » donc tous ont la faculté de penser en bon état, cependant tous le monde ne l’utilise pas correctement : « le principal est de l’appliquer bien ». On peut dire que l’esprit bon correspond à l’esprit bienveillant, cependant même si on est de bonne intention cela n’évite pas que l’on puisse se tromper : « les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices, aussi bien que des plus grandes vertus ».

Même les esprits les plus brillants et les mieux intentionnés n’utilisent pas leur raison correctement. Les « plus grandes âmes », les plus courageuses, sont capables des « plus grands vices », des plus grandes erreurs. Ils peuvent faire le bien « plus grandes vertus » mais aussi le mal. On peut percevoir et s’appliquer dans le vice et le mal, l’important n’est pas le contenu mais l’application. Les qualités natives nous rendent simplement capables des contraires. « Ceux qui marchent que fort lentement », qui raisonne avec difficulté et lenteur, ont la capacité d’aller plus loin dans leur raisonnement et vers la vérité s’ils suivent « le droit chemin », qu’ils ne s’écartent pas des règles de raisonnement. La méthode est faite de lenteur dans la progression. La lenteur est une qualité qui permet la sélection d’un droit chemin et la précipitation est un défaut. Le temps est une condition d’accès au savoir.

III. Le portrait du savant et du philosophe

Descartes prend son propre exemple comme justification, une preuve vivante de ce qu’il affirme. Il demande aux lecteurs de lui faire confiance et de le croire sur parole. Il admet ne pas être parfait et avoir des défauts, dont la modestie. Il n’a jamais présumé être plus intelligent, que son « esprit fût en rien plus parfait », par rapport à la plupart des gens, « ceux du commun ». Cependant, il admet avoir envié ceux qui ont une pensée plus rapide et plus vive, qui ont « la pensée plus prompte », ou ceux qui ont une meilleure mémoire, « une mémoire ample », ou encore ceux qui ont une imagination plus claire et précise que lui, « imagination aussi nette et distincte ». Ces qualités s’ajoutent à la raison qui permet l’amélioration de l’esprit, « la perfection de l’esprit ». ;

Malgré le fait qu’il ne possède pas forcément ces facultés, il n’est pas inquiété de ne pas être doté de raison car elle est « toute entière » en chacun. La raison ne peut être améliorée mais certains peuvent mieux l’utiliser car ils ont une pensée plus rapide, une meilleure mémoire et une imagination plus précise. Ces qualités permettent « la perfection de l’esprit » et l’esprit correspond à l’ensemble des capacités psychiques, philosophiques et intellectuelles qui sont très inégales d’un individu à l’autre. La présence de la raison suffit à faire de nous des hommes. Ces qualités ne sont pas essentielles à faire de nous des hommes. Que quelqu’un soit sans imagination ou sans mémoire, il reste un homme car il est capable de juger malgré le fait que son jugement soit erroné, du fait d’un mauvais cheminement emprunté. Ainsi, même si le fou juge mal, il reste un homme car il juge.

L’essence d’un homme repose sur la raison que tous les hommes possèdent. Les différences entre les hommes ne sont pas des différences de « forme » ou de « nature » mais à des « accidents ». Ces différences ne sont pas essentielles et nécessaires mais contingentes.

Conclusion

Dans ce texte, Descartes voulait montrer quoi les hommes se trompent et à quelles conditions le savoir est accessible. Il met en avant dans ce texte le fait que l’essence de l’homme repose sur la raison qui est universelle et égale chez tous les hommes, et que la diversité des opinions est due à une diversité de l’utilisation de la méthode. Les autres différences sont accidentelles et secondaires. La bonne utilisation de la méthode permet la découverte de la vérité. Cependant la notion d’esprit rencontre des inégalités apparentes chez les hommes. On peut dire que la position de Descartes est assez radicale et que l’on pourrait un peu moduler ses propos.

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