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Histoire des idées politiques

Par   •  12 Octobre 2017  •  4 755 Mots (20 Pages)  •  90 Vues

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2* une philosophie relativiste

Implicitement, les sophistes diffusent une philosophie que l’ont peut qualifier de relativistes. « L’homme est la mesure de toute chose » pour Protagoras, la connaissance est déterminée par la sensation. Or, la sensation est variable d’un individu à un autre. Par conséquent, la connaissance que l’homme peut avoir est toujours subjective. Il n’ya donc pas de vérité, il n’y a que des opinions sur la vérité. Cette pensée a des conséquences, puisqu’il n’y a pas de vérité, il n’y a pas de Dieu et pas non plus de nature. Il n’y a que des perceptions. Les Hommes sont le seul fondement de la loi. Protagoras affirme que tous les hommes ont une égale capacité à juger du bien et du mal. L’homme est l’unique juge de lui-même.

3* un cynisme politique

Vision très désenchanté de la politique, puisque c’est l’homme qui décide de ce qui est juste alors la loi n’est que l’expression à un moment donné des conceptions du bien de ceux qui ont le pouvoir. Caliclès justifie même le droit du plus fort, puisque le bien et le juste sont discutables le seul principe intangible c’est la force et il apparait donc normal que le pouvoir revienne au plus fort. Les sophistes affirment même que la cité est artificiel c’est un compromis entre les hommes. Ils apparaissent donc comme des cyniques des techniciens du pouvoir qui se soucient de donner à ceux qui le veulent les moyens du pouvoir. Les philosophes grecques vont s’opposer aux sophistes. Ils faut reconnaître que les sophistes ont apporté bcp de choses philosophiquement notamment en rapport aux langages. Enfin, ils ont fait une distinction qui va bcp marquer la philo occidentale c’est la distinction entre le monde et ces lois « la fusis » pour eux la vie sociale ne relève pas de la nature

B) Socrate et le pouvoir de la vérité

Socrate est né en 469 av JC et mort 479. C’est le symbole de la sagesse antique. On n’a pas d’œuvres écrites de sa main mais on trouve ses pensées dans les dialogues d’Aristote ainsi que les écrits de Xénophon. Il apprend aux plus jeunes la recherche de la vérité, c’est un esprit libre. Il sera accusé d’impiété et de corruption de la jeunesse et condamné à mort

1* la maïeutique socratique

La posture philosophique de Socrate on la résume souvent dans une formule « connait toi toi-même ». La sagesse selon Socrate c’est la compression de soi, la compression de ses actes. C’est donc le perfectionnement de soi et de ses actes. Pour se perfectionner soi-même, Socrate indique une voie : il faut examiner toutes les idées que l’ont peut avoir sur soi-même sur la vie sur le monde et il faut soumettre ses idées à l’examen pour les vérifie. Et dans la mesure où l’on vérifie les idées que l’on a on se rapproche de la vérité et l’on se perfectionne. Socrate a dit qu’il avait un principe c’est de ne se laisse persuader par rien que par la raison qui est reconnue comme la meilleure à l’examen. Ce travail de vérification c’est ce que Socrate appelle la maïeutique c'est-à-dire l’art d’accoucher les esprits des vérités qu’ils portent à leur insu. La maïeutique c’est ce que Socrate exerce dans la rue. Il apostrophe les Athéniens et se met à tester rationnellement la validité de ceux qu’ils pensent et la doxa est écartée et seules les idées vraies restent.

2* La politique socratique

Le rapport de Socrate à la politique est très paradoxale, dans Gorgias Socrate affirme qu’il est à Athènes le seul homme qui se consacre à la politique En même temps, il refuse d’exercer tout mandant et toutes responsabilités politiques et il ne participe pas à l’ecclésia. Pour comprendre cette contradiction qu’il faut comprendre la conception de la politique qu’à Socrate. Pour lui, la finalité de la politique c’est le bien de l’individu. Un individu ne peut faire le mal en connaissance de causes, si quelqu’un fait le mal c’est parce qu’il ignore que c’est le mal. Pour que les individus fassent le bien, il faut leur apprendre à reconnaître le bien, il faut les éduquer et une fois éduqué les Hommes pourront se déterminer librement et pourront trouver par eux-mêmes le bien. Mais Socrate échoue dans sa volonté parce que l’éducation qu’il donne à quelques individus il faudrait la donner à tous pour que la cité soit véritablement composée d’hommes libres moralement autonomes. Seuls les gouvernants disposent de l’autorité pour éduquer tout le peuple au bien. Cela veut dire que pour Socrate gouverner c’est une fonction éminemment morale et philosophique. La politique est fondée selon lui sur l’éthique. Une bonne politique et donc pour lui une politique éminemment morale. Or, il constate que le peuple Athénien ne soucie pas du bien, de la morale. Il est donc le seul homme politique véritable.

3* La politique comme compétence technique

Pour Socrate, la politique est un art qui exige une compétence. Pour pouvoir éduquer les autres au bien, il faut déjà être soi-même avoir été éduqué au bien. Par conséquent, pour Socrate la démocratie est une aberration car elle confie des compétences politiques à n’importe qui. Il se moque beaucoup du tirage au sort pratiqué car on ne peut pas tirer au sort une joueuse de flûte ou un navigateur. Il est aussi très critique à l’égard de la démocratie car selon lui elle n’encourage pas à la recherche de la vérité, elle encourage sous l’influence des sophistes à défendre son intérêt particulier et à le présenter comme si c’était l’intérêt de tous. Et par conséquent Socrate est très fataliste. Dans la mesure où la démocratie repose sur la recherche, la quête de satisfaction des intérêts particuliers toutes personnes apportant la vérité ne peut être condamné qu’à périr.

4* un civisme nécessaire

Socrate est une contestataire de la démocratie mais il est très attaché à respecter les lois civiques et au respect de la cité. Puisque pour Socrate la finalité de la politique c’est l’éducation au bien de l’homme, la cité politique est la condition du bien de l’homme. Par conséquent, Socrate considère que les citoyens doivent tous à la cité comme les enfants doivent tous à leurs parents. Car la cité comme les parents est c’est ce qui fait grandir, ce qui permet d’accéder à la liberté. Il fait une conclusion très claire, ce n’est parce que la cité est mal gouverné qu’il ne

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