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La ville est-elle le lieu naturel de l'épanouissement du génie humain - Axe I

Par   •  3 Avril 2018  •  1 111 Mots (5 Pages)  •  143 Vues

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sort, vit la nuit, la décrivant

comme

« une immense

chambre à

coucher ».(doc 6

bis). Mais

la ville

comble

aussi le plaisir… des yeux de

l’homme qui veut

« dire [sa]

beauté , [son

]charme ».(doc 14)

Ainsi Jean

Paul Sartre dans Situation III, 2 (doc 7) nous dit combien il a « appris à aimer New York » cette « ville légère, éphémère, aux lignes harmonieuses » grâce aux prouesses architecturales réalisées par les hommes du nouveau monde.

La ville n’est pas uniquement le lieu des plaisirs sensuels, elle est aussi terre des opportunités, des ambitions, des espoirs (doc 9). La ville de Paris, décrite en 1871 par Zola dans le chapitre 2 de La Curée (doc 11) illustre certes la beauté architecturale de la capitale française mais surtout l’ambition, les espoirs de richesse de Saccard. A travers les yeux de ce

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dernier, les maisons semblent « se fondre comme un lingot d’or dans un creuset » et un quartier bouillir « dans l’alambic de quelque chimiste ». Paris devient le lieu de la spéculation immobilière, l’endroit où les fortunes peuvent vite se faire.

Si la ville est bien le lieu dévolu aux plaisirs et aux ambitions, même les plus triviaux des hommes, n’est elle pas aussi cependant comme le disait Balzac une « chaudière intellectuelle et morale » ?

Enfin la ville semble bien être un lieu inventé par l’homme afin d’y parfaire sa sociabilité, sa sensibilité, sa créativité.

La ville est en effet devenue le symbole de la sociabilité, de la mixité, le siège de l’art de vivre.(doc 10) Ainsi, Ignacio Ramonet (doc 13) nous rappelle que politesse, civilité, urbanité dérivent étymologiquement de vocables grecs ou latins synonymes de ville comme polis, civitas, ou urbs. Cet art de vivre éblouit Lucien des Illusions Perdues (doc 12) lors de sa première soirée à Paris au cours de laquelle « la société prenait d’autres proportions » pour ce jeune provincial. Mais comme le souligne B.H. Lévy

(doc 10) c’est en ville qu’on trouve « une perpétuelle migration des cultures, un infini brassage des corps et des âmes. »

La ville depuis Youbel, le joueur de flûte d’Hénoch a été, est et sera toujours la terre d’élection de l’esprit et de la culture.Ainsi New York est la source d’inspiration de nombreux artistes, le sujet même d’œuvres

cinématographiques (Manhattan de W.Allen doc 15 et 16). Mais les villes, tel le Paris de la fin du 19ème siècle est un « terrain d’élection pour les

peintres et les poètes, les écrivains et les compositeurs » tels Verlaine, Satie ou Degas qui grâce à une émulation intellectuelle et artistique vont pouvoir exprimer leur génie (doc17). La ville doit être insoumise, rebelle, permettre la libre circulation des idées les plus avant-gardistes, révolutionnaires pour que ces libres penseurs, Léo Ferré entre autres, l’aiment encore (doc 18).

La ville est bien le creuset de la civilisation. Cet espace inventé et créé par les hommes pour les hommes répond certes à des besoins fondamentaux tels la sécurité et les échanges économiques, mais permet aussi d’assouvir la soif de plaisirs et d’ambitions tout en offrant les conditions nécessaires à l’épanouissement du génie humain (artistique ou intellectuel).

Par quel maléfice, « par quelle ruse de l’histoire » (doc 19) la ville semble-t-elle être devenue aujourd’hui le réceptacle des maux humains, une jungle hostile à l’homme ?

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