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Analyse pratique modification des habitudes de vie des personnes âgées

Par   •  6 Janvier 2018  •  1 443 Mots (6 Pages)  •  276 Vues

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être profond dans lequel s’est plongé la patiente.

II. Questionnement 

Par quels moyens le soignant peut-il pénétrer dans l’intimité du patient qui lui ouvre ses portes sans perturber ses habitudes de vie ?

Faut-il préserver les rituels de vie des patients en SSIAD ?

Lorsqu’un patient séjourne dans un service de type hospitalisation, celui-ci est contraint de vivre au rythme de l’hôpital et se voit changer ses habitudes de vie en fonctions de celles installées au sein du service.

Les soignants exerçant en service à domicile se livrent à un exercice de service au patient quelque peu différent.

En effet, pénétrant dans l’intimité du patient en prodiguant des soins au sein même du domicile du patient, le soignant, ici l’aide soignante, ne peut imposer un fonctionnement semblable à celui de l’hôpital, tant au niveau des horaires de passage, qu’au matériel utilisé et son environnement propice aux soins.

Le protocole de soins est alors rédigé en étroite collaboration avec le patient afin de répondre au mieux aux exigences et aux habitudes de vies du patient permettant ainsi de ne pas désorienter le patient (par exemple, les soins se dérouleront toujours dans la même pièce, les gants de toilettes de couleur bleue seront utilisés exclusivement pour le soin, les produits dont l’aide soignante nécessite seront rangés à un seul et même endroit etc…).

Le SSIAD que j’ai intégré durant ce stage s’adresse essentiellement aux personnes âgées pour lesquelles il est indispensable de suivre ce protocole car elles peuvent être extrêmement sensibles aux changements.

Selon Alexandre Manoukian1 « le domicile fait partie de l’identité personnelle de la personne âgée : c’est le lieu des repères et des signes de son présent et de son passé, symboles de ses racines.

C’est le lieu familial et de son histoire, des rituels et des moments d’intimité partagée ».

Les rituels peuvent ainsi régir la vie de certains patients et notamment chez la personne âgée. C’est le cas de Madame D, qui, ne trouvant plus un objet déplacé et mal rangé par nos soins, s’est alors sentie prise de panique, désorientée par la perte d’un objet faisant partie intégrante de sa vie puisque composant son univers au quotidien.

III. Axes d’amélioration 

Au sein du SSIAD il m’est apparu rapidement et de façon très claire que les soignants devaient s’acclimater au domicile du patient et, durant le soin, s’organiser chaque fois de façon différente afin de garder la meilleure praticité possible demandant ainsi une capacité d’adaptation indéniable.

Cependant, utilisant ainsi en grande majorité un « matériel » appartenant au patient et restant au domicile de celui-ci, l’importance de la place des choses lors de notre départ et de la transmission auprès du patient (quant aux objets mobilisés pour le soin) ne me semblaient pas être une priorité.

Dans cette situation j’ai ainsi pu redonner toute l’importance de la place de l’objet pour le soignant mais aussi et surtout pour le patient et qui plus est pour le patient âgé.

J’ai alors découvert à travers cette mésaventure que la ritualisation ne passe pas uniquement par un rythme de vie (grand nombre de personnes âgées apprécient se lever à heure régulière ou déjeuner à heure fixe par exemple) mais aussi par la place des choses qui composent leur environnement certainement dans le but de palier à une éventuelle anxiété ou perte de mémoire.

Pour Maud Philippart2, « ces habitudes de vie, qui peuvent nous paraître parfois futiles, revêtent une importance capitale. Elles sont les seuls éléments que la personne âgée peut encore maîtriser, contrôler ».

La compétence 3 « accompagner une personne dans la réalisation de ses soins quotidiens » longuement explorée durant ce stage m’ont ainsi permis de réévaluer mes critères dans la pertinence de l’identification des risques et adéquations des mesures de prévention : ne pas prendre en compte l’environnement du patient dans sa globalité comme le fait de banaliser l’acte de déplacer un objet appartenant au patient sans le redéposer à l’endroit trouvé c’est déjà un risque pour le futur état psychologique du patient lorsqu’il s’en rendra compte.

Lors de la recherche de cet objet, une perte de repère peut alors s’opérer et engendrer un stress, une angoisse, faisant de ce dysfonctionnement un véritable bouleversement dans le quotidien du patient.

IV. Bibliographie

MANOUKIAN, Alexandre. Quand le domicile est en question, DOC Editions – Approche

psychologique de la personne âgée, 2010

PHILIPPART, Maud. Le besoin de repères au quotidien, Doc Domicile n°24 –Psychologie

Accompagnement,

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