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Commentaire sur la métaphysique des moeurs - Kant

Par   •  10 Avril 2018  •  1 619 Mots (7 Pages)  •  143 Vues

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Finalement, en comparaison à l’œuvre de John Stuart Mill, L’utilitarisme[6], on constate que la relation entre le bonheur et la vertu n’est pas présenté de la même façon avec Emmanuel Kant. En effet, selon Mill le bonheur se trouve à être le bien suprême. C’est le bonheur qui donne de la valeur à la vertu et la valeur de la vertu est alors, la subordonnée du bonheur. La conclusion de la thèse de Mill est donc que le bonheur est la condition pour dire la vertu bonne. Toutefois, chez Kant, la chose qui donne sa valeur à ce qui nous rend heureux se trouve à être la volonté bonne qui est aussi la vertu ou le bien suprême. Pour lui, la valeur de cette dernière garde sa pleine valeur même si elle ne pourrait pas réaliser le bien qu’elle veut faire. De plus, la volonté bonne ou la vertu est bonne sans condition et sans restriction. C’est la raison qui permet de guider celle-ci et sans la raison et le vouloir il n’y a pas de fin suprême. Pour ce qui est de l’atteinte du bonheur, Kant dit que la raison ne peut pas se rattacher à cela, puisqu’elle est d’une dignité beaucoup plus élevé que le bonheur. La conclusion de la thèse de Kant est donc qu’à travers sa fondation, il détermine qu’il y a deux fins distinctes. La première se trouve à être inconditionnée et repose sur le bien suprême, soit la volonté bonne qui n’est pas dépendant d’autre chose. Et la deuxième, elle, se trouve à être conditionnée et repose sur l’atteinte du bonheur puisqu’elle est la somme de toutes les inclinations.

En somme, Kant explique dans sa fondation que la volonté bonne est la seule chose bonne sans restriction et sans condition. Il appuie sa spéculation à travers trois arguments. Il dit que les dons de la nature et que les dons de la fortune sont bons et souhaitables, mais que s’ils ne sont pas guidés par une volonté bonne, ils peuvent devenir dommageables. Il y a également le fait que l’humain répugne à voir la réussite d’un être qui n’est pas animé d’une bonne volonté. De plus, il y a trois qualités qui favorisent la formation de la volonté bonne. Ces dernières constituent une dimension de la valeur intrinsèque de la personne et peuvent être dites bonnes sans condition et sans restriction si elles sont dirigées pas une bonne volonté. Toutefois, si la modération dans les affects, soit les émotions, et les passions, la maitrise de soi, et la sobriété de réflexion ne sont pas guidées par des principes d’une bonne volonté, elles peuvent devenir extrêmement mauvaises. Considérée bonne en soi, la volonté bonne garde sa pleine valeur malgré ce qu’on veut accomplir ou qu’est-ce qui nous empêche de réaliser le bien qu’on veut faire. Gouvernée par la raison, la volonté bonne ne se rattache pas au bonheur puisqu’elle n’est pas dépendante d’autre chose et que le bonheur, lui, est la somme de toutes inclinations. Kant conclut alors que le bien suprême est la volonté bonne ou la vertu et qu’il existe donc deux fins distinctes, soit la première qui est inconditionnée, la volonté bonne, et la deuxième qui est conditionnée, l’atteinte du bonheur. La thèse de Mill vient donc à l’encontre de la fondation de Kant quand qu’il dit que le bonheur est donc la condition pour dire la vertu bonne. Bref, sans volonté bonne guidée par la raison, la société ne pourrait pas aller de l’avant, car le monde qui la compose ne voudrait pas atteindre leur plein potentiel n’ayant aucun but à l’amélioration.

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