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La La mauvaise volonté ne serait-elle que l'absence de fois, c'est-à-dire la résignation à l'esclavage?

Par   •  3 Octobre 2018  •  894 Mots (4 Pages)  •  97 Vues

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- Problèmes :

- Liberté et déterminisme :

On oppose quelque fois à la liberté humaine le déterminisme scientifique et l’on conteste que les actions humaines puissent échapper à l’enchainement universel des causes et des effets. Lucrèce déjà supposait quelques flottements dans les atomes (le clinamen) pour laisser une place à la liberté et l’on a pu invoquer, plus récemment, dans le même sens un soi-disant indéterminisme de la physique quantique. Mais il n’ait pas besoin pour sauver la liberté, d’admettre une contingence radicale des lois de la nature. Il suffit de se rappeler que «la cause et la loi sont des nécessités d’entendement auxquelles la nature n’est nullement soumise » (Alain), c’est-à-dire que le déterminisme concerne notre connaissance des choses et non les choses même, comme l’a montré Kant.

- Ulysse nageant :

En fait, « l’homme est un monde ; il n’a pas à s’y faire une place ; il y est ; il y nage » (Alain). Quand Ulysse est à la mer, nos théorèmes expliqueront aussi bien sa noyade que son salut. Mais il suffit à Ulysse, pour être libre, c’est-à-dire pour être destine à l’avance ni à la noyade ni au salut, d’avoir la possibilité de mouvoir volontairement son corps. En effet « être un corps, avoir droit de choc, c’est le départ de la puissance » (Alain), c’est ainsi qu’un bateau parvient à avancer contre le vent a la force même du vent grâce aux manœuvres du pilote. Il est clair, toutefois, qu’Ulysse ne se sauvera que s’il le veut.

- Liberté et foi :

Croire que l’homme est libre ou, ce qui revient au même, que la volonté peut quelque chose, c’est, selon le sens commun, avoir la foi. Si, d’un côté, « il suffit de se croire esclave pour l’être en effet » (Alain), d’un autre côté nul ne peut être libre malgré lui. Aux thèses qui soutiennent que l’homme est le jouet de ses chromosomes ou qu’il est prisonnier des appareils idéologiques de l’Etat, il n’y a rien à objecter, si ce n’est qu’elles sont des hypothèses décourageantes. Et entre plusieurs hypothèses également indémontrables, il est toujours permis à l’homme de choisir celle qui fait de lui un être responsable et de son existence une vie.

Conclusion :

« L’homme, disait Alain, est un parti pris ». Le parti pris d’être un homme n’est sans doute pas le plus facile, mais c’est lui qui a fait l’humanité.

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