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Nietzsche, le Gai Savoir

Par   •  15 Novembre 2018  •  1 644 Mots (7 Pages)  •  118 Vues

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responsable de lui-même, de ses actes, de ses pensées et de ses sentiments. La conscience n’est que la conséquence d’un besoin vital de communiquer avec les autres hommes dans le but de survivre individuellement d’abord, mais aussi en groupe. Ses actes ne sont pas évident, il semble donc nécessaire d’en chercher le sens, la signification, de les interpréter. Il faut bien plutôt faire la classification de ces actes, sentiments et pensées puis identifier le besoin vital qui les rend possibles, qui en est l’origine. Ce n’est pas moi qui agis, ni qui sens ni qui pense car lorsque j’agis, sens ou pense je suis d’abord comme attraper par un besoin de protection : je n’en ai pas conscience mais je cherche sans le savoir à me protéger. En cela je suis semblable à tout homme ; mais je l’ignore. J’ai l’illusion que d’être maître de mes actes, de mes sentiments, d’être responsable de mes pensées or, selon l’auteur, je suis d’abord une créature vivante.

III) La conscience représente une infime partie de ce que nous pensons

Nietzsche veut nous interpeller sur le fait que l’existence d’un inconscient nous déterminerait et sur lequel nous n’aurions aucun contrôle.

Nietzsche montre d’abord que la pensée n’est pas le propre de l’homme mais de toute créature vivante. Cependant, seul l’homme est capable de formuler sa pensée afin de communiquer et d’échanger avec des individus. « L’homme pense sans cesse », cette phrase montre qu’à partir du moment où l’homme est dotée d’une conscience, il semble difficile qu’il ne puisse penser à rien parce que même si nous pouvons avoir du mal à hiérarchiser ce que nous pensons du fait que beaucoup d’éléments arrivent à nous, nous allons cependant enregistrer ces éléments. Mais parfois nous ignorons que nous pensons, enfin nous ne pensons pas que nous pensons car si toutes les sentiments, les sensations étaient accompagnées d’une pensée cela seraient invivables. Tant qu’il vit, l’homme pense, même inconscient, il continue à penser, imaginer, formuler des désirs.

La conscience, nous dit Nietzsche, ne saisit pas toute l’activité humaine, il introduit la notion d’inconscient. L’idée de Nietzsche affirmant "la pensée qui devient consciente n’est qu’une infime partie disons : la plus superficielle, la plus médiocre " : Selon lui, une partie superficielle de notre pensée nous apparaît. Par exemple, l’image de l’iceberg : en dessous de l’eau se trouvent nos désirs refoulés dans l’inconscient qui sont l’expression de pulsions, d’instincts profonds. Ils cherchent à se manifester par des voies détournées rêves, lapsus, actes manqués, mots d’esprit. La conscience serait la partie la plus infime et la moins représentative du moi. Nietzsche considère l’inconscient comme beaucoup plus riche que la conscience, parce qu’il donne moins l’illusion de contrôle.

L’ignorance qui vient de notre conscience même nous conduit à se croire libre, il nous fait ainsi part du doute quant à la liberté du sujet. La conscience n’est pas liée à liberté humaine. La conscience est la manifestation des sentiments et des mouvements mais l’homme n’a pas de contrôle. Par exemple, l’homme est conscient qu’il désire mais il ignore qu’elle est la cause de son désir. En se représentant la pensée consciente comme la partie la plus infime et mauvaise, l’homme se rend compte qu’il ne maitrise pas tout ce qu’il pense. C’est pour cela que Nietzsche dévalorise autant la conscience et la définie comme la partie la plus superficielle dans son texte. Enfin, le développement de la conscience n’a été rendu possible que grâce à l’échange. En effet, la conscience semble être liée au langage, car elle se limite à ce que nous pouvons communiquer. Il est impossible d’isoler une pensée pure, et que l’homme a besoin du langage pour exprimer cette même pensée. Le langage est composé de mots qui permettent à la pensée d’exister. Ainsi, la conscience et le langage sont donc liés et permettent aux Hommes comme aux animaux, d’exprimer leurs pensées.

L’apparition du langage est à mettre en relation avec la conscience de soi. La nécessité de la conscience se fait également ressentir à l’échelle humaine dans le sens ou chez les plus jeunes, lorsqu’il a besoin d’une certaine chose, cela va passer par le langage, lui permettant de se former un propre soi.

CONCLUSION : Si l’on considère la conscience comme un moyen de communication nécessaire, Nietzsche la considère plus comme un besoin vital. On peut donc en conclure que la conscience a pour objectif de satisfaire ses besoins du corps et de pouvoir les exprimer aux autres.

Ainsi, selon Nietzsche, la conscience serait un miroir de notre existence collective et qui repose sur le langage. De même, la conscience est un assemblage de signes transmissibles (mots, idées). La conscience étant censée reposée sur des valeurs et des principes et être raisonnée, le langage, quand à lui, n’a pour seule objectif l’échange. Ces deux éléments restent cependant nécessaires à la construction civilisation et à la culture humaine.

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