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Conditions de base de l'industrie.

Par   •  13 Juin 2018  •  4 008 Mots (17 Pages)  •  92 Vues

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Figure 2 : Production nationale d’huile et part de l’import en 2013.

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Source : Lesieur-Cristal.

Pour pallier à ce problème, les autorités marocaines se sont investies dans un processus de relance de la filière oléagineuse. Résultat, la production des cultures de tournesol et d’arachides qui occupent une superficie de 36 000 ha, a été multiplié par 10, passant de 2.800 tonnes en 2012 à 22.500 en 2015. Pour cette année, les professionnels tablent sur une récolte record avoisinant les 45.000 tonnes. L’objectif à l'horizon 2020 est d'atteindre des volumes de 150.000 tonnes de graines de tournesol et de 82.000 tonnes de graines de colza, soit une production totale de 95.000 tonnes d’huile brute, qui couvre 20% de la consommation nationale.

Marché de l’huile d’olive :

Le secteur oléicole au Maroc dispose d’un fort potentiel de croissance, il participe à hauteur de 5% du PIB agricole et de 15% aux exportations agroalimentaires. Avec une production 1.3 millions de tonnes d’olive, il permet de couvrir 16 % des besoins du pays en huiles végétales alimentaires. Contrairement aux oléagineux, le secteur s’appuie essentiellement sur les matières premières locales dans la mesure où 75 % des olives produites sont destinées à la fabrication d’huile utilisée à environ de 90 % par le marché intérieur.

Après un niveau de récolte d’olive exceptionnel en 2010 et 2011, ayant permis au Maroc de se hisser parmi le top 5 des producteurs mondiaux d’huile d’olive, la production nationale s’est repliée en 2013 atteindre 100 KT, ce qui a couté au pays 2 place dans le classement mondial.

Figure 3 : Production mondial d’huile d’olive

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Source : Lesieur-Cristal.

Le dynamisme que connait la filière de l’olive s’explique par deux facteurs essentiels :

- L’augmentation des surfaces plantées : En effet, la culture d’olives connait une grande expansion avec un accroissement notable de la superficie consacrée aux oliviers qui est passée de 763 000 ha en 2007 à 1 020 000 ha en 2015. De plus, La plupart des régions du pays, sauf la zone côtière atlantique sont propices à la culture, ce qui permet au Maroc de regorger de la 5ème plus grande superficie oléicole s’appropriant ainsi 10.24 % de la superficie mondiale.

- La faiblesse des coûts de production : Selon une étude menée par le conseil oléicole internationale, les couts de production de l’huile d’olive au Maroc sont les plus bas au monde. Le pays enregistre ainsi un cout moyen pondéré d’obtention d’un kg d’olive de 1.92 EURO/KG.

Du fait des atouts naturels dont dispose le Maroc et du potentiel important que recèle le secteur, les pouvoirs publiques multiplient les stratégies visant à dynamiser davantage la filière et améliorer sa compétitivité On cite en l’occurrence le plan Maroc Vert qui vise d’ici 2020 à atteindre 1,2 million d’ha de zones cultivées et 2,5 millions de tonnes d’olives produites. L’objectif est ainsi d’augmenter les exportations pour répondre à une demande mondiale croissante.

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Conditions de la demande :

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La demande nationale en huiles alimentaires :

La demande nationale en huiles alimentaire provient pour le tiers de l’industrie alimentaire et pour les deux tiers de la consommation directe des ménages. Cette demande est portée par l’accroissement démographique (près de 420 000 personnes) par an et par l’urbanisation croissante. Selon les données du HCP, la consommation d’huile est de10% plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural[4].

Au total, la consommation nationale se situe autour des 380 000 tonnes, soit 12 kg par habitant.

L’évolution de la consommation de l’huile alimentaire nationale entre 2008 et 2013 (en KT) se présente comme suit :

Figure 4 : Evolution de la consommation de l’huile alimentaire en KT

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La consommation globale d’huile alimentaire s’inscrit dans hausse moyenne de 2,3%. Sa croissance repose sur :

- La progression de 13,3% de la consommation d’huile d’olive du fait de récoltes exceptionnelles ayant eu pour effet de tirer les prix de vente de l’huile d’olive vers le bas et de favoriser la substitution de la consommation d’huile de table par celle d’huile d’olive.

- L’augmentation de 2,2% la consommation d’huile alimentaire BtoB tirée par la demande croissante de l’industrie agroalimentaire, notamment les industries du biscuit, et de la conserve.

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Les caractéristiques de consommation :

La consommation d’huile alimentaire se caractérise par des spécificités régionales propres, en termes de volumes et de variétés consommées. Ses spécificités sont liées aux habitudes nutritionnelles, aux traditions culinaires, aux cultures locales ainsi qu’aux niveaux des récoltes.

Le marché national est marqué par une consommation dominée par l’huile de soja, qui représente entre 2/3 et 3/4 de la consommation totale. L’importance de la part de l’huile de soja tient à son prix, relativement plus abordable que l’huile de mais par exemple. L’huile d’olive, dont la consommation est tributaire des dynamiques de disponibilité et de prix, peut représenter jusqu’à 24% de la consommation totale selon les conditions de marché.

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Elasticité des prix

Malgré un contexte de marché marqué par la hausse des prix des matières premières et un accroissement de 7% des prix de vente, les niveaux de consommation d’huile n’ont pas été impactés de manière significative. L’analyse de l’évolution comparée au cours des dernières années des volumes consommés et des prix de vente confirme ainsi le caractère structurellement inélastique de ce marché[5]. Cette caractéristique donne aux opérateurs une flexibilité tarifaire dans un environnement compétitif normalisé[6].

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