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Commentaire de latin

Par   •  22 Novembre 2017  •  929 Mots (4 Pages)  •  196 Vues

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sua per se sponte » v. 3

La Nature est capable de se maîtriser elle-même.

2. Une explication rationnelle de l’univers

Lucrèce, dans son poèmepropose une vision de l’univers qui correspond à la physique épicurienne. Selon Epicure, l’univers est composé d’atomes invisibles qui forment un tout rationnel et bien lié. Ces atomes sont en mouvement continuel immanent et permanent.

- l’univers est infini et éternel : « immensi summam » « profundi » v. 6 ; « omnibus inque locis esse omni tempore praesto » v. 10

- L’univers est complexe etmultiple : « quis pariter caelos omnis convertere et omnis ignibus / aetheriis terras suffire feracis » v. 8-9. Notons l’importance des termes de physique qui relient ce texte à la cosmologie : éther, feu, ciels en mouvement, terres...

(trois des quatre éléments)

L’ordre actuel des choses que nous appelons est une des mille combinaisons d’atomes qui se sont produites dans l’infinité du temps et del’espace.

II. La critique de la religion traditionnelle

Lucrèce ne remet pas vraiment en question l’idée selon laquelle les dieux existent, dans ce texte, mais leur nie le pouvoir de diriger le monde. Ici, leur évocation est faite sur le ton de l’ironie : Lucrèce leur refuse leursfonctions traditionnelles.

1. Des dieux paisibles et inactifs

- Au début de l’extrait, ils sont présentés comme « des maîtres orgueilleux » (« dominis... superbis » v. 2) qui sont pourtant des

« rois fainéants » ! C’est une façon de montrer que la vision traditionnelle de la Nature soumise aux dieux qui la gouverne est

absurde.

- les dieux sont invoqués et caractérisés par leur âme paisible, parleur vie oisive : « pro sancta deum tranquilla pectora pace /

quae placidum degunt aevum vitamque serenam » v. 4-5. Les répétitions soulignées mettent en doute leur action sur lemonde.

- Afin de prouver ce que seule la nature peut se gouverner elle-même, Lucrèce utilise une série de questions rhétoriques demandant qui pourrait avoir de tels pouvoirs (raisonnement par l’absurde) : v. 6 à 15 onrecense trois « quis » qui interroge le lecteur sur

l’action des dieux sur le fonctionnement de l’univers.

- L’action des dieux traditionnels racontée de façon imagée par les mythe (gouverner le monde...) est ici mise en doute par le poète

épicurien : quand on lit « quis habere profondi / indu manu validas potis est moderanter habenas » v. 6-7 on ne peut que penser

au char du soleil conduit…

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