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Commentaire composé: Les Yeux d'Elsa de Louis Aragon

Par   •  1 Janvier 2018  •  2 207 Mots (9 Pages)  •  449 Vues

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fait que la guerre est interminable ; « Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit » par le fait que la France pleure. Dans la quatrième strophe, « Mère des sept Douleurs ô lumières mouillées » signifie que la France à mal, qu’elle est souffrante ; « Sept glaives ont percés le prisme des couleurs », ici la France est assimilée au prisme des couleurs, Aragon veut mettre en valeur sa beauté, et les glaives représentent les souffrances qui traverse la France à cause de la guerre ; le vers « L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé » traduit la tristesse qu’éprouve le poète à l’égard de la France qu’il aime tant. Dans la cinquième strophe, « Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche » traduit un message d’espoir, la double brèche en est le symbole, elle s’ouvre pour laisser passer de la lumière dans l’ombre. Dans la sixième strophe, quand le poète écrit « Une bouche suffit au moi de Mai des mots » il fait sûrement allusion à la capitulation française de Mai 1940 . Dans le vers « Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres », le firmament représente le courage, et les astres les résistants français. « Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux », les yeux ici sont symbole d’espoir, car c’est l’espoir qui ravive le courage. Dans la septième strophe, « On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages », ici l’averse symbolise la tristesse, et les fleurs les cœurs des français, la tristesse rend les cœur sauvages. A la huitième strophe, dans les vers « Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où » et « Des insectes défont leurs amours violentes », les éclairs pourraient faire allusions aux coups de feu et les insectes qui défont leurs amours violentes aux résistants français qui défendent la France avec force par amour pour elle. Dans « Je suis pris aux filet des étoiles filantes », l’auteur exprime le sentiment d’être piégé, impliqué dans cette guerre ; et dans « Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août », le poète explique qu’il serait prêt à mourir pour la France. Dans la neuvième strophe, dans le vers « Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu », le feu peut représenter l’espoir, un espoir risqué qui est défendu par l’ennemi. Dans la dernière strophe, Aragon transmet clairement un message d’espoir, dans « Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa », l’univers mentionner peut représenter la paix qui régnait avant la guerre, le poète explique que cette paix n’est plus, qu’elle s’est brisée. Dans « Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent », les naufrageurs désignent les assaillants venus par la mer ; « Moi je voyais briller au-dessus de la mer », laisse penser que l’auteur voit un phare au-dessus de la mer, comme une lueur d’espoir. Le dernier vers du poème « Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa » est un appel à l’espoir, au courage, à la résistance.

Aragon parvient à se servir des seuls yeux d’Elsa pour exprimer à la fois son amour pour elle et son amour pour la France. Ces deux éléments font de cet ouvrage un poème aussi bien lyrique qu’engagé. On peut constater que dans chaque strophe que les deux champs lexical opposés se rencontrent, celui de la beauté et celui de la tristesse : dans la première strophe on a le mot « soleil » au second vers qui s’oppose à la notion de mort évoquée au vers suivant ; il en est de même pour la deuxième strophe ou l’océan troublé s’oppose au beau temps décrit par la suite ; dans la troisième strophe « chagrins » et « larme » s’opposent à la notion de brillance évoquée à travers le verbe « luire » au deuxième vers de la strophe, « verre » fait aussi contraste avec « brisure » ; à la quatrième strophe, « Douleurs » s’oppose à « lumières », « glaives » à « prisme des couleurs », « jour » à « pleur » et « iris » à « endeuillé » ; dans la cinquième, « malheur » s’oppose à « miracle » ; dans la sixième, « chansons » à « hélas » ; dans la septième strophe, « averse » contraste avec « fleurs », dans la huitième, « amours » avec « violentes », « étoiles filantes » avec la notion de mort ; dans la neuvième strophe, « radium » fait opposition avec « brûlé », « retrouvé » avec « reperdu » ; et enfin dans la dixième strophe « naufrageurs » s’oppose au phare évoquer indirectement dans la strophe.

Toutes ces oppositions permettent de donner au poème un double sens en utilisant les yeux d’Elsa pour symboliser à la fois la femme aimée et la résistance française. Aragon se sert principalement de métaphores et de comparaisons pour laisser le choix entre plusieurs interprétations que ce soit dans le domaine du lyrique ou de l’engagé. Par exemple dans le dernier vers la septième strophe « On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages » d’un point de vue lyrique, l’auteur éloge la beauté des yeux d’Elsa lorsqu’elle les ouvre en grand, mais d’un point de vu engagé, on peut interpréter ce vers comme une tristesse qui s’abat dans les cœurs à cause de cette guerre. Ces grâce aux yeux d’ Elsa et à leur couleur qu’ Aragon parvient à faire tout cela.

On peut dire qu’il s’agit d’un poème lyrique car l’auteur exprime ses sentiments en élogeant les yeux d’Elsa principalement par des métaphores et des comparaisons, et quelques anaphores. Il l’ écrit en choisissant le large champs lexical de la beauté sous forme de rimes embrassées, pour souligner cet aspect du poème. On peut voir qu’Elsa détient une très grande place dans le cœur d’Aragon, qui la décrit comme étant la femme aimée, comme une sorte d’âme sœur. D’une autre part, Aragon introduit dans son poème le champs lexical varié de la tristesse, ce qui lui permet d’ajouter une autre interprétation à son écrit, celle de son amour pour la France. Le poème prend alors un aspect engagé, et on comprend qu’ Aragon fait appel à la résistance française en lui transmettant un message d’espoir, surtout au dernier vers. Les yeux d’Elsa sont alors représentatifs à la fois de la femme aimée, mais aussi de la France. Il s’agit donc d’un poème lyrique et engagé nuancé par la symbolique des yeux d’Elsa.

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