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Mort par hamburger - David Lachapelle

Par   •  20 Avril 2018  •  2 401 Mots (10 Pages)  •  349 Vues

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Interprétation : Les clous, présent sur une grande partie du corps, varie de taille selon les endroits. Nous pouvons supposer que Frida souffre plus à la hanche, à la colonne vertébrale mais aussi « au cœur » par rapport à leur taille donc par rapport à leur importance. Si on trace la ligne de l’angle en bas à gauche jusqu’à l’angle haut droite nous nous apercevons que les clous les plus gros sont sur cette ligne. De ce fait Frida voulait offrir par cette diagonale une vision de la souffrance se terminant par « le cœur brisé ». De plus par son œuvre, Frida exprime ce qu'elle endure et la souffrance dû au corset en fer qu'elle va devoir porter. Son handicap l'a fait souffrir mais elle affirme malgré tout rester une femme. Le corset, serrant le corps et donc privé le corps de toute liberté y est significatif par le blanc. Cela renvoie au blanc du drapé renvoyant au fait que Frida doit se résoudre à porter ce corset comme seul vêtement. Frida a porté de l’importance à montrer sa féminité mais en même temps sa poitrine se trouve pris au piège entre deux ossatures de son corset. Nous pouvons interpréter le choix de la composition en croix comme une allusion à la crucifixion du christ ou, associer l’image de Frida à l’image de Saint Sébastien, les clous remplaçant les flèches, les clous causent des stigmates du christ. Frida Kalho nous présente à travers cet autoportrait sa pensée, son état d’âme. Dans un état de souffrance et dans un univers onirique voire, pour certains, cauchemardesque, elle montre à travers sa représentation sa condition féminine privée de liberté. Frida était une femme qui s’était toujours battu pour être libre, nier en bloc la société machiste mexicaine de l’époque et vivre intensément. Cette représentation de la souffrance physique nous amène à penser qu’elle offre au spectateur une souffrance morale privée de liberté.

Conclusion : L’œuvre de Frida Kalho a profondément marqué les esprits par sa sincérité. Elle a participé à réveiller les consciences féminismes qui a droit à toutes les distinctions les plus égalitaires. Partout dans le monde, la dictature recule et perd du terrain, laissant place à des événements historiques qui respire la liberté comme la libération de Paris en août 1944. Malgré tout, Frida continue de souffrir physiquement et moralement, œuvre qui exprime toute la fragilité de la femme.

Supermarket Lady

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Présentation : Cet œuvre intitulé « Supermarket Lady » est une sculpture réalisé par l’artiste Duane Hanson en 1969. La sculpture est principalement réalisée en fibre de verre et résine de polyester. L’œuvre est conservé au Ludwig forum à Aix-la-Chapelle.

Biographie : Duane Hanson est un sculpteur américain, né en 1925 aux Etats-Unis dans le Minnesota. Il fait, des études artistiques et obtient entre 1946 et 1951 plusieurs diplômes des beaux-arts devient célèbre dans les années 1960 par ses nombreuses sculptures hyperréalistes réalisées à partir de moulages qui mettent en scène des américains dans leur vie quotidienne. Il enseigne aux Etats-Unis mais aussi en Europe, particulièrement en Allemagne. Aujourd’hui Duane Hanson est considéré comme le chef de file du mouvement « hyperréaliste », il meurt en 1996 à l’âge de 71.

Analyse et description : La sculpture représente une femme poussant un caddie. Le personnage représenté est une femme plutôt bien enrobée (symbole d’opulence alimentaire), chaussée de pantoufles d’intérieur (signifiant à la fois le confort et la mollesse), vêtue d’une jupe bleue et d’un haut rose (couleurs et formes banales), collier de petites fleurs jaunes autour du cou (kitch), montre et bracelet dorés au poignet gauche et sac à main de skaï noir au bras droit (ostentation), cigarette au coin des lèvres (la cigarette est un produit de consommation de masse comme un autre à cette époque). Un fichu bayadère recouvre des bigoudis roses fixés dans les cheveux et ses collants sont effilés (apparence négligée). Ses sourcils sont excessivement épilés. Elle a le regard vide, fatigué. Elle a des boutons et ses membres sont couverts de bleus (référence à la maltraitance ?). Son attitude est tout à la fois décontractée et pataude. L’ensemble (apparence, vêtements, accessoires) donne au personnage une image disgracieuse, de mauvais goût, voire vulgaire. On peut penser que cette femme est âgée d’une bonne quarantaine d’années et fait partie d’une catégorie sociale plutôt modeste. -Le caddie (grand « panier à roulettes » conçu pour le supermarché) déborde de nombreux produits de consommation courante : papier toilettes, pain, croquettes pour chien, produits ménagers, Coca-Cola, jus de fruits, café, poulet, dinde, jambon, biscuits au chocolat, pâtes, raviolis, haricots, etc. Tous les produits sont conditionnés selon les standards de l’industrie agro-alimentaire (boîtes en carton, emballages en plastique, boîtes de conserve). Aucun produit frais (fruits, légumes…) n’est visible. L’ensemble symbolise l’abondance de la société de consommation. Le contexte implicite de cette scène est un lieu public : le supermarché. L’achat de cette masse de produits dans un supermarché suppose l’usage de la voiture (déplacement, capacité du coffre), d’un réfrigérateur (conservation), mais suggère aussi le rôle en amont de la propagande publicitaire véhiculée par la télévision pour conditionner le consommateur.

Interprétation : Par cette sculpture entièrement réaliste, Duane Hanson dresse un portrait peu flatteur de la ménagère étatsunienne moyenne de la fin des années 1960. Pourtant, cette œuvre n’est pas une caricature : un tel personnage fait partie du quotidien de l’époque aux Etats-Unis. Dans cette scène, c’est plutôt la médiocrité de l’« American way of life » et plus généralement de la société de consommation occidentale qui est soulignée. Duane Hanson dresse un constat : la consommation de masse, qui se traduit par l’achat par tout le monde des mêmes choses au même endroit (et souvent au même moment : fin d’après-midi, week-end), nous prive de notre liberté (alors même que nous croyons nous émanciper en accumulant des biens grâce à notre « pouvoir » d’achat) et de notre personnalité (nous sommes standardisés, à l’image des produits que nous achetons).

Conclusion : Ici, Duane Hanson veut vous montrer l’Amérique telle qu’il la voit. Il ne nous présente pas le «rêve américain » : pas de star, d’acteurs ou de chanteurs qui brillent à Hollywood, mais une personne existe. Sur cette œuvre cherche à montrer la réalité

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