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Dossier Pratique Professionnel

Par   •  9 Octobre 2018  •  2 528 Mots (11 Pages)  •  184 Vues

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La population des personnes présentant une déficience intellectuelle ou cognitive serait de 650 000 (Brouard et Roussel, 2004) et augmenterait avec la fréquence de la maladie d’Alzheimer (800 000 selon Pin et coll., 2010) les accidents vasculaires cérébraux (100 000 à 145 000 cas chaque année, 75% de patients survivant avec les séquelles, La HAS [2013]).

Pour commencer la communication non verbale fait référence à l’étude du langage corporel, qui correspond : aux expressions faciales, aux gestes, aux distances interpersonnelles… Pour la définition la plus large du non verbal c’est un mode de communication qui n’a pas recourt aux mots. C’est l’ensemble des moyens de communication existant entre les individus n’ayant pas recours à du langage parlé. Le domaine d’étude du non verbal est abordé par plusieurs champs scientifiques comme la psychologie, la neurologie, la sociologie mais aussi par l’éthologie, l’anthropologie ou la linguistique.

La communication non verbale met en jeu des actes volontaires ou involontaires, des actes conscients ou inconscients, et mobilise plusieurs canaux de communication. Le non verbal peut manifester des émotions, des processus cognitifs, illustrer le discours, ou être spécifique à une culture (les emblèmes).

Alors comment peut on communiquer avec des personnes adulte en situation de handicap et non-verbale ?

Dans un premier temps, il me semble important de revenir sur la situation familiale de Kevin afin de préciser pourquoi Kevin apporte autant d’importance aux gestes et au ton que l’on emploie avec lui. En effet on sait que Kevin a un comportement très impulsif du aux différents problèmes rencontré durant son enfance. Donc es de ce fait que Kevin apporte autant d’importance au geste et au ton que l’on emploie ? Je pense que le langage peut être un soutien quand la personne est en mesure de le comprendre. Je me suis vite rendu compte que mettre des mots sur les maux favorise et facilite la relation avec les personnes, car avec Kevin il été très difficile de comprendre son mal être.

En effet chaque personne en situation de handicap mental est différente et à ses propre capacités et difficultés. On sait qu’une personne atteinte d’un handicap mental peut avoir des difficultés pour mémoriser les informations orales et sonores, apprécier l’importante des informations à disposition, évaluer l’écoulement du temps, se repérer dans l’espace, connaitre les règles de communication et de vocabulaire etc.

Je pense que mes situations, Kevin et Jérôme sont similaire, tout deux utilise des gestes corporels pour communiquer. Kevin montre son mécontentement en claquant les portes et Jérôme montre son affection en me prenant la tête pour la poser sur son épaule. Nous savons que tout comportement, signe, regard, parole ou encore action est une communication. Dans son livre langage et communication chez les handicapés mentaux, Jean A. Rondal p.181 nous dit que « lorsque le milieu institutionnel permet une plus grande mobilité d’un endroit à un autre, on observe une réduction significative des conduites agressives ». En effet comment Kevin peut-il nous faire comprendre son mal être sans outils mis à disposition par l’institution ? Effectivement il faut entraîner le plus tôt possible, la personne handicapée, à s’approprier un mode de communication alternatif qui lui convient. Cependant Kevin et Jérôme n’ont pas eu la chance de trouver un mode de communication, ils essaient donc de se faire comprendre de leur propre moyen.

Ce premier stage à été pour moi très enrichissant humainement et il a pus me montrer les différents modes de communication et les différents outils mis à disposition des usagers pour l’amélioration de la communication. J’ai pu observer que les aides, outils (objets signifiants, gestes, pictos..) sont utiles dans la compréhension. De plus j’ai pu m’apercevoir que la situation familiale joue énormément sur le bien-être de la personne. En effet Kevin a un comportement très impulsif du aux différents problèmes rencontré durant son enfance. Et Jean-Luc Lambert et Françoise Lambert-Boite dans leur livre intitulé « Education familiale et handicap mental », nous disent que « l’enfant, l’adolescent ou l’adulte […] son développement émotionnel et cognitif dépend de la qualité des interactions dans le foyer, tout autant que des répercussions des déficiences en tant que telles ». Cela explique le comportement violent de Kevin lorsque celui-ci veut nous montrer son mécontentement.

J’ai pu observer également qu’il est important d’aider une personne atteinte de handicape mentale à devenir intéressante aux yeux de son interlocuteur pour pouvoir communiquer avec elle. En effet Kevin refusait systématiquement les activités que je lui proposais, il devait s’en doute penser que je ne prêtais pas attention à ses refus ce qui pourrait expliquer également le fait des claquements porte lorsque je lui demandais de se joindre à nous. Cependant lors de l’activité des cartes de vœux il a pu constater que je ne l’avais pas sollicité cette fois ci, et j’ai donc voulu lui faire comprendre que je comprenais très bien qu’il ne veuille pas participés aux activités et que j’acceptais son refus, ainsi Kevin c’est joint à nous de son plain gré.

Concernant la communication avec Jérôme, est dû à mon manque d’expérience. En effet ce stage était ma première expérience auprès de personne en situation de handicape et atteint de handicape mentale. J’ai donc pu m’apercevoir qu’il faut construire une affinité avec la personne, ainsi prendre le temps de développer un contexte favorable à la communication pour développer une relation interpersonnelle positive1. De plus avec l’expérience de Jérôme j’ai pu constater que pour pouvoir être dans la communication, il est important de se montrer très répondant vis-à-vis de la personne. Il est également important de pouvoir reconnaître ses difficultés à interagir. Et il est important de repérer quels moyens la personne handicapée utilise pour se faire comprendre et dans quels buts. En effet Jérôme utilise énormément les gestes et avec mon manque d’expérience je n’ai pas toute suite compris qu’il ne me voulait pas de mal au contraire Jérôme voulait me montrer son affection.

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1Willaye Eric, Magerotte Ghislain - Evaluation et intervention auprès des comportements défis – Déficience intellectuelle et/ou autisme - Collection Questions de personne - TED - Editions De Boeck - 2008

Troisième

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