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L'universié est-elle toujours un facteur d'intégration sociale?

Par   •  28 Novembre 2017  •  3 683 Mots (15 Pages)  •  123 Vues

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D’autre part, auparavant, l’accès à la faculté était beaucoup plus simple, on pouvait postuler et s’inscrire dans celle que l’on voulait sans risquer d’être refusés du a notre situation géographique. (Contrairement à aujourd’hui avec les procédures d’Admission Post Bac (APB) informatisés qui limitent nos choix en termes de secteurs puisque nous sommes seulement prioritaires dans les universités qui se trouvent dans notre secteur). Il nous suffisait juste de nous rendre dans l’université dans laquelle nous souhaitions postuler et déposer notre dossier. Le fait de pouvoir choisir la faculté que l’on souhaite en terme d’accessibilité, de débouchés, de spécialité ou de contenus enseignés, favorise alors la motivation des individus à réaliser de bonnes études à l’université et de s’impliquer réellement dedans. Dans le cas contraire, aller dans une université par défaut peut créer une frustration chez les étudiants qui ne les encouragera pas à faire leur maximum pour s’intégrer au groupe, ni à exploiter toutes leurs capacités, cela peut donc limiter donc leur intégration.

C’est pourquoi la facilité de l’accès à l’université à cette époque favorisait une meilleure intégration sociale des étudiants.

Dans le passé, l’université a donc été un facteur d’intégration sociale à la fois au niveau interne c’est-à-dire au sein de son infrastructure, et aussi au niveau externe c’est-à-dire en ce qui concerne la vie future professionnelle de l’étudiant

II – Aujourd’hui, l’université n’est plus tout aussi intégrante

Dans la première partie, nous venons de voir que l’université a été facteur d’intégration dans le passé, que ce soit au sein même de son infrastructure ou au niveau de la vie future professionnelle et sociale des étudiants.

Aujourd’hui, suite aux changements structurels et aux évolutions de la société, l’université n’est plus tout aussi intégrante, ou du moins pas à tous les niveaux.

Au sein de l’institut universitaire en lui-même, elle permet toujours aux étudiants de s’intégrer dans un groupe social. En effet, cette intégration se fait grâce aux activités extra universitaires, aux évènements tel que les journées et semaines d’intégrations, sorties culturelles, mais aussi grâce aux nombreuses associations (comme par exemple, la plus importante, le bureau des étudiants ou BDE) et autres démarches organisés par celle-ci. Elles permettent aux nouveaux élèves de se rencontrer entre eux, mais aussi de rencontrer des anciens élèves pour qu’ils puissent échanger des conseils, bénéficier de l’aide des anciens qui ont plus d’expérience qu’eux et ainsi se sentir à l’aise au sein de l’université. Cela leur permet de créer un esprit de cohésion (ce qui est une bonne chose car cela deviendra un atout important dans le domaine professionnel)

L'université a donc mis en œuvre des moyens afin de contribuer à l'intégration de ses étudiants au sein de son institut. Néanmoins, l’université a des difficultés à participer à l'intégration de l'ensemble des étudiants. En effet, les universités françaises ne sont par exemple pas bien préparées à accueillir les étudiants étrangers. Pour intégrer pleinement le monde universitaire, les étudiants étrangers manquent d'un apport d'information pratique sur les conditions de vie, le système éducatif ou encore l'assistance administrative. La forte augmentation du nombre d'étudiants étrangers souhaitant intégrer les universités françaises pose des problèmes d'accueil, d’information et d'orientation. Par conséquent, il devient donc compliqué pour les étudiants étrangers de s’intégrer pleinement au sein de l’institut universitaire. Certaines enquêtes menées par des chercheurs universitaires ont d’ailleurs mis en évidence le manque de moyens matériels (logements par exemple) et humains. De plus, il n’existe pas de structure spécialisée d’accueil des étudiants étrangers, qui pourrait pourtant les aider dans leurs différentes démarches administratives et scolaires. Cette absence retarde d’autant plus l’intégration des étudiants étrangers.

Nous venons donc de voir que l’université reste tout de même intégrante au niveau interne et qu’elle permet aux étudiants de s’intégrer à un groupe (malgré le fait que ce soit beaucoup moins le cas pour les étudiants étrangers car ils représentent seulement une toute partie des étudiants). Cependant, elle n’est plus intégrante ou du moins ne l’est plus autant au niveau externe, c’est-à-dire en ce qui concerne la vie future sociale et professionnelle des étudiants

Aujourd’hui, de plus en plus d’individus sont diplômés, on parle alors de « massification des diplômes » qui correspond à l’accroissement massif du taux de diplômés d’une classe d’âge. Ce phénomène s’est développé dans les années 60 (car elles ont vu les générations du baby-boom nés après la seconde guerre mondiale s’inscrire et vouloir accéder de plus en plus à un parcours universitaire) et il se poursuit davantage de nos jours. Par conséquent, un diplôme secondaire de l’université ne représente donc plus forcément un atout distinctif qui nous permet facilement d’intégrer le monde du travail et donc de se socialiser. Les étudiants sortant de l’université ont plus de mal à se différencier les uns des autres et à se démarquer. Ce phénomène de massification des diplômes à l’université engendre donc des difficultés d’intégration pour les étudiants au niveau professionnel.

De plus, du au contexte de crise dans lequel nous sommes depuis quelques années, le marché du travail s’est endurci et il est donc plus difficile de trouver un travail que ce soit avec ou sans diplômes. Le phénomène de déclassement scolaire est alors apparut, c'est à dire le fait d’occuper un emploi moins valorisant que ce que son diplôme laissait espérer, et cela par défaut. En effet, même pour ceux qui réussissent leurs études supérieures, le décalage entre le niveau de diplôme et les débouchés liés à ce niveau de diplôme sont aujourd’hui souvent source de désillusions. Les individus qui ont placé leurs espoirs d’ascension et d’intégration sociale dans les études supérieures peuvent se sentir trompés si leur position sociale ne correspond pas à l’investissement qu’ils ont consacré à leurs études.

De plus, désormais, avoir un diplôme supérieur à celui de ses parents ne suffit plus à occuper une position sociale. Ainsi la rentabilité

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