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L'armée du salut

Par   •  22 Novembre 2018  •  1 546 Mots (7 Pages)  •  86 Vues

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donner des subventions qui sont plus aléatoires.

Les dons à l’armée du Salut sont rassemblés au siège de la fondation, pour être redistribué dans les établissements selon les besoins de chacun. Ces donations sont surtout distribué pour des besoins spécifiques comme celle donnée à la fondation de Lille pour les équipements du nouveau bâtiment.

Partenariat :

La fondation s’appuie sur le réseau de droit commun comme toute association. Elle travaille principalement seule, néanmoins il lui arrive de s’associer avec des bailleurs sociaux, des partenaire santé ou emploi, des partenaire de quartier, service d’addictologie avec qui elle travaille. Les salutistes font appel au cœur associatif pour monter les projets avec des conventions de partenariat, il s’agit de rencontres où on aborde les questions comme la gestion des places…

Mais cela reste malgré tout un milieu associatif très cloisonné.

De temps en temps ils font appel à des prestataires comme des graphistes pour les campagnes de communication par exemple, mais il s’agit dans ce cas d’emploi.

Légitimité/légalité :

Lorsqu’il s’agit de personne humaine la limite avec la légalité est parfois très fine. Je vais prendre des exemples pour que ce soit plus clair :

• Accueil de public en procédure d’expulsion du territoire qui se retrouvent à la rue, la fondation les héberge malgré tout car c’est leur mission d’accueillir toute personne dans le besoin sans aucune distinction.

• Désaccord avec certaines politiques sociales car si la loi s’adapte à la société il y a un décalage entre le cadre qu’elle pose et la réalité.

Je pourrais prendre l’exemple des politiques de santé mentale qui ont été modifiée afin de réduire les coûts des procédures (réduction des profils concernés). En conséquence la fondation a eu à accueillir des personnes souffrants de troubles mentaux, sans qu’il y ait aucun moyen psychiatrique mis à leur disposition.

• A cela s’ajoute le peu de moyens dont dispose la fondation : pas assez d’argent au vu du public accueilli qui devient de plus en plus dégradé et touché par la précarité et de plus en plus fragile. → Il faudrait engager d’avantage de personnes (psychologue, médecins…), mais ils n’ont pas assez d’argent donc ne peuvent pas accueillir les demandeur dans des conditions convenables.

• De plus, avec la précarisation de la santé on voit apparaître une médecine à 2 vitesses beaucoup plus marquée : la couverture CME ou AME ne permettent plus de soigner.

• Enfin le droit commun n’est pas assez solide et creuse encore plus les écarts. Ne serais-ce que par rapport au coût de la santé et à l’évolution faible et peu utile des politiques.

En conclusion, avant de redonner la parole à Elanore, je pourrais dire que la fondation fait face à un décalage entre son objectif et ses finalités dûes aux moyens qui empêchent de bien accompagner le public.

Réinsertion n’est pas une mission facile même si beaucoup de dispositifs sont mis en place. a la fondation, les hébergés ont plusieurs profils différents mais tous sont des personnes détruites par la vie comme des jeunes en situation de rupture depuis longtemps, ou des hommes qui ont des carences physiques dû à des parcours de vie compliquée et avec des conséquence de celui-ci sur leurs habitudes (addiction, alcool, dépendance,…). Il est difficile de réinsérer ces personnes dans la société car elles ont toutes des postures d’autodestruction. Il faut donc un accompagnement pour redonner l’estime de soi à l’hébergé (problématique centrale). L’exclusion engendre souvent, voire tjrs, le sentiment de n’être rien, et d’être inutile à la société (sur tous les plans pas que financier).

Ils réussissent quand même plutôt bien à réinsérer les personnes moins fragiles, et avec des situations et parcours de vie moins durs.

Le chef de service que l’on a interrogé à insister sur la question de la prévention qui pour lui est trop faible comme avec le public qui vient de l’aide sociale à l’enfance ont souvent leur vie qui leur échappe, et peuvent finir dans des établissements comme la fondation à cause de ce mauvais côté de l’assistanat, qui crée une sorte de cercle vicieux.

Ils font aussi parti des dispositifs de mesures alternatives de l’incarcération. Ils permettent un placement extérieur pour les courte peine ou fin de peine, afin d’éviter la récidive qui est forte après un séjour carcéral et de limiter la surpopulation carcérale. Cela permet un recouvrement des droits, qui sont importants pour la réinsertion et aussi de pouvoir avoir un emploi.

Le problème est qu’aujourd’hui les médias parlent peu de ce sujet, alors qu’avant il y avait plus de mouvements pour lutter contre ces phénomènes.

De plus le système actuel est répressif donc peu adapté à la réinsertion, il ne contient pas assez de réponses préventives et seulement des solutions curatives.

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