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Anthropologie de la communication et histoire des médias

Par   •  16 Février 2018  •  35 924 Mots (144 Pages)  •  107 Vues

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USA : 5,3 écrans par foyer.

France record du nombres de blog par internaute.

800 h à l'école, 80 h à discuter avec la famille et 1500 heures devant un écran.

Cabine téléphonique, agence de voyage, annuaire, banque, librairie, universités, poste, bureau de vote... peuvent disparaître à terme.

Famille, enseignants, école : déposséder de la socialisation.

Roberto CASATI : colonialisme numérique : s'arroge de nouveaux territoires de plus en plus importants. Migrer les activités vers le numérique dès que possible sinon technophobes, luddisttes..

Vies colonisées.

Idéologie qui impose le numérique. Impact sur la manière de penser, sur la condition psychologique personnelle ou collective.

- Rapport au monde et aux autres.

Mise en place d'une double vie, vie ordinaire et vie médiatisée.

Sociabilité de face à face et sociabilité numérique.

Vie ordinaire dérangée par la vie médiatique. Recevoir quelqu'un avec la télévision allumée. Possibilité de s'absenter du social.

Internet nous fait la promesse d'être autrement. Être étranger aux autres. Enjeux de tout contrôler : amis..

Eva ILLOUZ : rencontres sur internet.

- Exaptation : Inventé par Raffaele SIMONE contraire d'adaptation.

Avant fonction qui créait l'organe maintenant, l'organe crée la fonction. Fonctions et besoins qui grossissent et qui n'existaient pas. Avons-nous besoin d'écouter autant de musiques, de regarder des films, de prendre autant de photos ?

Accessibilité au numérique à été rapide. Technique acquise rapidement par une nouvelle génération. Révolution rapide. Depuis les années 1970 : grande révolution de nos sociétés. Révolution néo-libérale. Révolution inaperçue, silencieuse. Naissance de l'ordi personnel, émergence des BRICS, essor de la Chine, fin de l'empire, consommation de masse, aérien low-cost, succès du jeu vidéo. Apparition au même moment qui transforme rapidement la société. États obligés de rencontrer les grands groupes. Inégalités croissantes. Comment le numérique a bouleversé nos esprits, nos intelligences. Rapport entre les intelligences ont changé. Révolution permanente des moyens de compréhension, de perception. Apprendre, comprendre et savoir ont des définitions qui ont changés.

Ces verbes se sont brouillés dans nos esprits.

- Bouleversement du savoir à l'université

Idée de transmission. Détraditionnalisation, passage de société de tradition à société de la connaissances.

On privilégiait l'acte social de transmission alors que maintenant : modèle qui privilégie l'activité individuel de l'étudiant. On encourage l'élève à construire par lui même ses savoirs. On ne conçoit plus que des appropriations individuelles pour apprendre. Individualisation de l'apprentissage. Quels contenus donnés aux étudiants ?

Transmission repose sur 4 piliers très forts :

-d'ordre temporel : expérience de la connaissance se présente sous le signe d'une intériorité massive. Quelque chose est là avant vous que d'autres savent déjà. Chaque génération a pour tâche d'éduquer la nouvelle génération. Aînés qui savent ce que nous ignorons.

On pense que nos savoirs sont tournés vers l'avenir, vers leur propre accroissement. Savoirs pour leur perfectionnement futur. Idée que la transmission est inutile car les savoirs vont changer. Savoirs modernes et savoirs passés. Savoirs passés ne nous intéressent pas. Contrainte de l'état des questions. Ne pas oublier le poids du passé.

-ancrage personnel et subjectif : le savoir c'est ce qui est commun, partageable, ce qui nous fait exister avec d'autres. Savoirs ouverts à tout le monde. La connaissance est un enjeu passionnel, personnel. Enjeu intime. Expérience d'accroissement de la puissance, plus on sait, plus on devient fort. Nous sommes rattachés à plus fort que nous. Savoir est dangereux, remet en question la sécurité de ce que l'on croyait savoir, de ce à quoi on tenait. Retentissement personnel. Étrangement de soi. Il y aura toujours des maîtres. Capacité à rendre intelligible un sujet, sentiment de maîtrise.

-dimension ésotérique (compréhensible seulement par les initiés) et initiatique de tout savoir.

Importance considérable des savoirs-faire. Importance des codes et des connivences.

BOURDIEU, PASSERON

Savoir faire pas donné à tous le monde=inégalités selon eux.

Méthode est abstraite.

Savoirs-faire se transmettent par la proximité, l'exemple, la familiarisation, le bricolage. Permettent d'utiliser concrètement les méthodes.

Opacité de toutes formations : Un savoir n'est jamais logique, il est opaque, empirique. (qui s'appuie sur l'expérience et non la pratique)

-dimension symbolique de la transmission. Cela fonctionne mais est invisible dans la société. On acquiert jamais quelque chose pour soi-même. Il y a toujours un avant et un après. On apprend un jour pour transmettre à quelqu'un d'autre. Maillons d'une chaîne temporelle. Système d'appartenance à un groupe. Responsabilité dans le fait d'apprendre.

Apprendre=s'introduire dans la société des esprits. Savoir= intègre, permet de faire partie d'une communauté.

Qu'est ce qu'apprendre?

Apprendre ce n'est pas connaître. Apprendre, c'est apprendre l'usage du langage. On apprend à parler. Instinct du langage : enfant parle de lui-même mais n'acquiert le langage que dans l'interaction avec les autres. Si personne ne parle autour de l'enfant, il ne saura pas parler.

Le

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