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Entreprise et mondialisation

Par   •  5 Décembre 2018  •  4 233 Mots (17 Pages)  •  275 Vues

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le compte autres investissements et compte financier de la BP et non plus celui de l’IDE. L’idée est donc de « dégonfler » les IDE.

Flux des IDE très dynamique et sensibles à la conjoncture.

Depuis janvier 2014, la BCE commence à passer à cette méthode, avec cette nouvelle comptabilisation les flux en milliards de $ baissent en France (43 milliards à 17 milliards).

En 2014, baisse de 16% et hausse de 35% en 2015.

Cf tableau diapo

En 2005, on constate que les Etats-Unis eurent un flux (nets) d’IDE sortants de -27 milliards de $, il s’agit en fait des désengagements des firmes américaines (qui sont supérieurs à leurs engagements réalisés). On constate la même chose pour le continent africain en 2001 à hauteur de -2 milliards de $. A travers ce tableau, on s’aperçoit aussi de la volonté d’internationalisation de la Chine puisque ces flux d’IDE sortants (cad d’engagements) ne cessent d’augmenter entre 2000 et 2015.

Les flux d’IDE se répartissent selon différentes modalités :

- Prêt intragroupe (gris)

- Bénéfices réinvestis (jaune)

- Capital social (vert) entre 50 et 60%

Les flux d’IDE se répartissent selon des critères géographiques :

- Au niveau des flux entrants, on constate qu’il s’agit en majorité de pays économiquement développées. Mais, de plus en plus, les pays en développement deviennent des acteurs importants dans ces flux entrants, au départ il s’agissait plus de lieux de production mais devient aujourd’hui des lieux de consommation.

- Au niveau des flux sortants, on constate que ce sont les économies développées qui sont les principaux acteurs, mais petit à petit leur part relative baisse au profit des économies en développement, les autres régions du monde voient leur flux sortants augmenter. Cette augmentation des flux d’IDE sortants des économies en développement peut s’expliquer du fait de l’augmentation du niveau de vie de ces pays, elles reproduisent les stratégies issues des firmes des économies développées en cherchant à faire évoluer leur chaîne de valeur donc s’internationalisent.

Qu’il s’agisse des flux entrants ou sortant, concernant les flux des pays en développement l’Asie y occupe une place majeure.

Les flux d’IDE (entrants) suivent une répartition sectorielle :

- Plus de 2/3 des flux d’IDE vont vers les services, car les économies se tertiarisent de plus en plus on fait face à un processus de désindustrialisation.

- Le reste dans l’industrie

- Très peu dans secteur primaire

Il s’agit d’une répartition pour la majorité des économies développées, mais dans les économies en développement cela diffère d’un pays à l’autre grandement.

II.3. Les flux de capitaux

Marché de capitaux = marché qui met en relation les agents à besoin et ceux à capacité de financement

Il existe 3 catégories de marché de capitaux :

- Marché monétaire : c’est le marché du court terme, sur lequel les banques ou les entreprises peuvent prêter/emprunter des montants sur courtes durée (d’une journée à un an), les banques centrales y interviennent (dans le sous-marché interbancaire)

- Marché financier : c’est le marché le plus important, marché du long terme où s’échange des titres et obligations, on y trouve le marché primaire (marché du neuf où les nouveaux titres sont émis) et le marché secondaire (marché de l’occasion où les titres/obligations sont échangés)

- Marché dérivé : marché de couverture (on se prévient contre un risque) au sein desquels certains agents économiques souhaitent souscrire à des sortes de contrats d’assurance pour se couvrir des risques de fluctuation de taux de changes etc.

Pourquoi cet essor des flux de capitaux et l’intégration de marché ?

On est dans un mouvement de mondialisation ou de globalisation financière car :

- Politique des 3D(Désintermédiation, Décloisonnement, Déréglementation) instauré par les pays en voie de développement dans les années 80

- Politiques monétaires accommodantes (depuis crise), cad taux d’intérêt directeur des BC qui diminuent, mis en place de détente quantitative (pô non conventionnelle ayant pour objectif d’inonder les marchés de liquidités via l’achat de titres privés ou publics par les BC pour stimuler la « conso », ça entraine la dépréciation de notre monnaie, c’est la FED qui fut la première à faire ça, et depuis 2015 la BCE s’est engagé à en faire de même).

- Titrisation des banques : au final, ainsi, les banques deviennent des acteurs très importants sur le marché des capitaux.

III- Les dernières tendances : une intégration remise en question ?

III.1. Une intégration imparfaite et incomplète

Sommes-nous dans un processus parfaitement intégré ? On peut se le demander et en douter fortement !

En effet, selon la définition, « un territoire est parfaitement intégré quand les biens, les services ou les facteurs de production sont accessibles en même temps, aux mêmes conditions de prix, de volume et de qualité ». Or, l’économie mondiale n’est pas un village planétaire sans frontières, nous ne sommes pas dans un marché unique parfaitement unifié et intégré.

Effectivement, force est de constater qu’il y a bien une intégration imparfaite pour les échanges commerciaux ainsi que pour les flux d’IDE.

En 1995, Mc Callum traite de l’intégration imparfaite des flux commerciaux en montrant qu’ « à distance et à taille comparables, les provinces canadiennes commercent plus entre elles qu’avec les Etats américains (20 fois plus) », il met bien en évidence cet effet frontière entre deux pays et donc cette intégrité imparfaite. Au sein de l’Europe, malgré une proximité culturelle historique, on a aussi cet effet frontière.

Cet effet frontière a des effets négatifs

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