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Marché capitaux islamique

Par   •  25 Juin 2018  •  2 789 Mots (12 Pages)  •  139 Vues

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Les ressources de l’Etat musulman se distinguées entre les recettes de l’Etat et les propriétés de l’Etat.

Les recettes de l’État faisaient référence à la zakat, le waqf, la Jizya, l’ouchour, la ghanima, les terres conquises par la force et les denrées agricoles. Quant aux propriétés de l’État, celle-ci devaient être exploitées d’une manière à contribuer à la construction d’une société juste et fraternelle pour le bien général, ou pour le bien d’une partie de la communauté musulmane (les pauvres, les nécessiteux, etc.) ; l’État pouvait

également vendre ou donner une partie de la terre étatique, si cela était dans l’intérêt général de la communauté musulmane.

2-1-2/La finance islamique au temps des Khoulafa :

A l’époque d’Abou Bakr Assidiq, le Bait Al-Mal n’existait pas encore, celui-ci ayant dirigé la communauté musulmane un peu plus de deux (02) ans, avait exercé les mêmes pratiques financières que celles du Prophète (SAWS).

Ce n’était qu’avec l’arrivée de l’époque d’Oumar Ibn Khatab, qu’on assistait à une finance prenant sur des sources de l’instauration des premiers systèmes comptables et une gestion rigoureuse des comptes de l’État était exigée avec l’expansion territoriale de l’islam.

Il fut particulièrement de canaliser la collecte de la « Zakat » qui était acheminée vers le « Bait El-Mal El-Mouslimine » (ou Trésor public). Othman Ibn Affan était le premier à exercer la frappe de monnaie (bien que des récits affirment que fut Omar le premier à le faire). Lorsque le Perse fut conquis, trois types de pièces étaient en circulation dans les territoires conquis, à savoir : Baghli de 8 dang, Tabari de 4 dang et Maghrébi de 3 dang. Omar a fait une innovation et heurta un Dirham islamique de 6 dang.

2-2) La finance islamique contemporaine :

Bien que les racines théoriques de la finance islamique soient lointaines, elle demeure une construction contemporaine. En effet, pendant des siècles, il n’y eut pas un véritable système financier complet, on ne proposa pas des modes de financement alternatifs et on n’imaginait pas d’organisations financières adaptées.

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2- 2-1/Les premières traces d’institutions financières islamiques :

Les principes théoriques de la finance islamique ont été formulées en grande partie par le théologien pakistanais « Sayyid Abdul Ala Maududi », à partir des années 1940 ; une économie basée sur les principes islamiques a également été préconisée par Anwar Iqbal Qureshi en 1946, Naiem Siddiqhi en 1948 et Sheikh Mahmud Ahmad en 1952. Mais ce n’est qu’en 1957 que la première institution financières islamiques fut créée par l’Arabie Saoudite; il s’agit d’ «Al Rajhi Bank», transformée en 1978 en holding « Al Rajhi Trading and Exchange corporation ».

En août 1962 « The Pilgrims Saving Corporation » a été constituée et lancée le 30 septembre 1963, en Malaisie. Six années plus tard, en 1969, la société a été fusionnée avec « The Pilgrims Affairs Office » (en activité depuis1951 à Penang) donnant ainsi naissance à « The Pilgrims Management and Fund Board ».

C’est en 1963 que naquit la première caisse d’épargne musulmane la « Mit Ghamr Saving Bank », dans le village égyptien de Mit Ghamr, qui fut créée par l’économiste Ahmed El Naggar ; mais cette expérience qui fût une véritable réussite ne dura que quatre (04) ans, car elle prit fin pour des raisons politiques.

En 1969, « Dallah Albaraka » a été fondée à Riyad (Arabie Saoudite) par le cheikh « Saleh Kamel » sous forme de petite entreprise qui a évolué sur une période de quarante (40) ans en un conglomérat international diversifié, intégrant des investissements en milliards de dollars dans plus de quarante (40) pays à travers le monde.

Le groupe active sur tous les secteurs de la vie économique, y compris le commerce, l’immobilier, la finance, la santé, le transport et l’entretien. Dallah Albaraka est à la tête d’Al Baraka Banking Group, d’Altawfeeq Financial Group et d’Altawfeeq Company for investment Funds.

2-2-2) Essor des institutions financières islamiques :

C’est au carrefour de la montée du panislamisme et du boom pétrolier dans les années 1970 que la finance islamique moderne a vu ses vrais débuts avec la naissance de nombreuses principales institutions financières islamiques.

En effet, en 1972, la première banque égyptienne « Nasser Social Bank » est née, destinée aux classes à bas revenus afin de lutter contre la pauvreté et le chômage, mais dans un cadre de banque sociale conventionnelle, sans pour autant se priver de services financiers islamiques, à savoir la collecte et la distribution de la Zakat et le financement du pèlerinage à la Mecque Lors d’une des conférences de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) tenue à Djeddah (Arabie Saoudite) en décembre 1973, la «Islamic Development Bank » a été créée.

La réunion inaugurale du conseil des gouverneurs a eu lieu en juillet 1975 et la banque a été lancée officiellement en octobre 1975, dont le but est de favoriser le progrès économique et social des pays membres et des communautés musulmanes individuellement et conjointement.

A la même année (1975), la « Dubai Islamic Bank » a été créée. Il s’agit de la première banque islamique à avoir intégré les principes de l’islam dans toutes ses pratiques et est la plus grande banque islamique aux Emirats Arabes Unis.

Allant de l’année 1980 à l’année 2000, les institutions financières islamiques et le volume de leur actifs croissent de manière continue et consolident leur base de dépôts et les différents opérateurs profitent des innovations financières afin d’élargir leur offre de produits.

Cette accélération est alimentée principalement par la rente pétrolière et l’accent est mis sur la recherche de solutions concrètes qui permettent à la fois de respecter la Charia et la rémunération des capitaux investis et de l’expertise de la banque.

En 1981, une des plus importantes institutions financières islamiques fût fondée par « Mohamed Al Faisal Al Saoud », il s’agit de « Dar Al Maal Al Islami » dont le siège est à Genève.

Durant les années 1990, l’accent se met sur le développement

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