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Au nom de quoi faut-il combattre l'état islamique

Par   •  13 Janvier 2018  •  2 987 Mots (12 Pages)  •  170 Vues

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La politique culturelle, L'EI possède à la destruction d’œuvres d'art et d'édifices religieux ou historiques. On a en tête l'exemple très médiatisé de la destruction du site de Palmyre vestiges d'une civilisation antique. A ces destructions on peut rajouter, la bibliothèque centrale de Mossoul complètement incendié tout comme l'archevêché syriaque catholique de la ville.L'ONU parle d'un génocide culturel. Enfin l'EI possède des rapport à l'extérieur qui le confine dans un relatif isolement international. Tout les journalistes présents sous son territoire n'ont plus que le droit de publier des informations validés par le bureau de presse de l'EI et donc participe forcément à sa propagande. Reporter sans frontières parle des territoires de l'EI comme un «trou noir de l'information».

L'État islamique répand sa propagande à travers un recours médiatique très bien axé sur la diffusion des vidéos en ayant largement recours aux effets spéciaux d'inspiration hollywoodienne. Ils attirent ainsi de nombreux jeunes des pays occidentaux qui partent en Syrie rejoindre les rangs de l'état islamique. Ces jeunes ne sont pas forcément de des musulmans de «souche» mais ils sont aussi de «deuxième génération» pour Olivier Roy. C'est le problème important en France, on assiste à une islamisation de la radicalité plus qu'à une radicalisation de l'islam car pour l'auteur ces jeunes sont opportunistes et continueront à se battre demain pour une autre cause. Ils diffusent des vidéos d'exécutions de leurs otages pour semer la terreur.

Leur politique internationale est une politique de rejet actif des valeurs «impies», ils se manifestent à travers la mise en place et l'exécution d'attentats sur tout les territoires. On peut citer les attentats du 13 novembre à Paris qui visait le style de vie occidental avec plus de 130 morts, il y en a eu plein d'autres parmi lesquels on peut citer les attentats du Liban du 12 novembre 2015 qui a fait plus de 40 morts, l'attaque contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, etc. Sa reconnaissance internationale est vérifié au moins officieusement. Plusieurs membres terroristes djihadistes locaux se sont affiliés à l'EI, le plus connu étant Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Il est aussi soutenu en partie idéologiquement par l’Arabie Saoudite.

Les djihadistes de l'État islamique sont mondialement rejetés considérés comme des extrémistes la communauté internationale et notamment par leurs adversaires musulmans, dont les chiites termes que les membres de l'État islamique rejettent. L'EI est considéré comme une organisation dans quasiment tout les pays du monde. Les états occidentaux les combattent sur le terrain par des frappes aériennes.

L'état islamique a donc éclos dans une période révolutionnaire propice à l'émergence de ce mouvement. Il fonctionnent maintenant de manière autonome et possède tout les attraits d'un état les lois, les frontières et l'appareil étatique représenté par son prétendu Calife. Mais cette idéologique souffre de nombreux de repères rationnelles.

L'état islamique implique de réfléchir sur la relativité quand à ses croyances.

L'état islamique refuse la tolérance envers les autres cultures. La tolérance est un principe fondé sur l'égale liberté des convictions qui exige de ne pas contraindre une opinion lorsqu'elle est contraire à la sienne. On rejoint ici la question posée par Montaigne, écrivant à l’époque des guerres de religion « Quelle vérité est-ce que ces montagnes bornent, mensonge au monde qui se tient au-delà ? », et reprise par Pascal : la vérité varie selon le côté des Pyrénées. Ce qui choque les observateurs philosophes que sont Montaigne et Pascal est un élément normatif. Montaigne suggère qu'il n’y a pas de vérité en matière de normes, il voulait inciter les catholiques et les protestants à cesser de se massacrer. C'est le concept de relativisme normatif qui dit simplement qu’il est faux d’affirmer ou de sous-entendre qu’une norme ou qu’un système de norme a plus de valeur qu’un autre, car tous sont des constructions sociales. Montaigne fournit au relativisme normatif un premier noyau argumentatif : l’infinie diversité des règles prescriptives, des normes et des valeurs exclurait que celles-ci puissent être fondées sur autre chose que sur des conventions culturelles arbitraires, dont l’origine est le plus souvent inconnue, mais qui s’imposent à l’individu au cours de la socialisation. En matière normative, il n’y aurait pas de vérité, mais seulement des coutumes variables d’une société à l’autre. Toute distinction entre coutumes, normes et valeurs serait illusoire. Les raisons que les sujets sociaux perçoivent comme fondant leurs croyances seraient des justifications, non les causes de ces croyances. La recherche de destruction d'une société impie n'est pas le fondement des croyances extrémistes de l'état islamique mais donc plus une justification de leur violence. Les comportements et les croyances extrémistes qui tentent à légitimer sont par certaines mais sont le fruit d'une culture formée par la socialisation.

Un deuxième auteur Hume a écrit a propos du théorème irréfutable, selon lequel aucun raisonnement à l’indicatif ne peut engendrer une conclusion à l’impératif, ceci offre au relativisme normatif un second noyau argumentatif. On en a tiré l’idée qu’un gouffre séparerait le positif du normatif. S’il est vrai que les faits eux-mêmes n’imposent aucune norme, ne s’ensuit-il pas que les normes soient nécessairement conventionnelles on ne peut tirer une conclusion à l’impératif de prémisses qui seraient toutes à l’indicatif. On ne peut donc imposer sa croyance aux autres.

Un troisième auteur Weber édicte les valeurs et les normes relèvent de l’arbitraire culturel et des rapports de force des théories normatives, comme les théories scientifiques ou les choix existentiels qui se développent nécessairement sur la base de principes non démontrés, mais qui donnent naissance à des programmes qui sont appelés, soit à se consolider progressivement, soit à être abandonnés s’ils se révèlent non viables. Weber compare d'ailleurs les luttes des valeurs entre deux individus aux convictions différentes à une guerre des dieux de l'olympe, c'est à dire qu'il ne peut pas y avoir de vainqueur. Il soutient qu'une croyance collective non fondée ne saurait se maintenir sur le long terme selon Weber.

L'EI

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