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Les partis politiques cas

Par   •  25 Mars 2018  •  1 608 Mots (7 Pages)  •  337 Vues

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sur les indemnités des élus. L’organisation prime sur les élus, elle est plus poussée, centralisée et verticale. Les partis de masse misent sur la quantité des adhérents.

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ISEM – 2014-2015 – Licence 1 AES Fiche 6/8 – Les partis politiques

Maurice DUVERGER pensait que les partis de cadres avaient vocation à s’effacer et à évoluer vers la forme du parti de masse en raison de la logique même de la compétition politique (qui pousserait à élargir sa base d’adhérents). Cela a été contredit par l’histoire : les partis de cadres n’ont pas disparu et les partis de masse ont vu leurs effectifs décliner.

b. Le dépassement de cette typologie

Les travaux de Maurice DUVERGER suscitent un vif débat. Des auteurs constatent que certains partis ne sont ni des partis de masse (en raison de la faiblesse des militants et d’une absence d’articulation avec des mouvements sociaux), ni des partis de cadres (en raison de l’absence d’un réseau de notables), mais tirent leur force de leur capacité à mobiliser des électeurs.

- Otto KIRCHEIMER : concept de « parti attrape-tout » (catch all-party)

- Jean CHARLOT : « parti d’électeurs » (cf. UNR). Il y aurait donc trois types de partis : les

« partis de notables », les « partis de militants » et les « partis d’électeurs ».

- Angelo PANEBIANCO : « parti électoral-professionnel »

- Michel OFFERLÉ appréhende les partis politiques comme des entreprises politiques. Les

ressources et l’accès à ces ressources permettent alors de classer les partis politiques : partis d’intérimaires, partis de patronage et partis de militants.

B. Les analyses sociales

Les auteurs cherchent ici à relier les partis à des clivages sociaux. Ils accordent ainsi une attention à la société et aux projets défendus par les partis. L’œuvre centrale de Stein ROKKAN a été introduite en France par Daniel-Louis SEILER. Stein ROKKAN considère qu’à l’origine des partis, il y a un conflit social profond. Les partis politiques sont alors perçus comme des vecteurs de médiation de ce conflit.

 La Révolution nationale (17e-18e siècles) : constitution des États-nations.

- Clivage « centre/périphérie » : partis centralistes / partis ethno-nationalistes ou régionalistes. - Clivage « État-Église » : partis anticléricaux / formations confessionnelles.

 La Révolution industrielle (18e-19e siècles) : accumulation capitaliste.

- Clivage « rural-urbain » : partis soucieux de la défense de la nature / partis défendant les valeurs du productivisme.

- Clivage « possédants-travailleurs » : partis bourgeois soucieux de défendre la liberté d’entreprendre / partis ouvriers.

► Cette approche permet de comparer les différents partis politiques, d’expliquer le pluralisme

des partis européens en les ramenant à des racines socio-historiques. La principale critique adressée à cette analyse est qu’elle fige le tableau des partis politiques autour de conflits potentiellement dépassés.

2.2 Les systèmes partisans

= ensembles formés par les interactions, plus ou moins conflictuelles, des unités partisanes. A. Les formes des systèmes de partis

Maurice DUVERGER distingue quatre grands systèmes de partis :

 Système de parti unique

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ISEM – 2014-2015 – Licence 1 AES Fiche 6/8 – Les partis politiques

 Système de parti dominant

 Système de bipartisme

 Système de multipartisme

B. Le système partisan français

Le système de partis français appartient depuis ses débuts au système multi-partisan. Il est possible d’identifier trois formes originales de multipartisme : système atomisé-dominé (de 1962 à 1974), système bipolaire équilibré (de 1974 à fin des années 1980), système bipolaire étayé (depuis la fin des années 1980).

POUR ALLER PLUS LOIN...

- GRUNBERG Gérard et HAEGEL Florence, La France, vers le bipartisme ? La présidentialisation du PS et de l’UMP, Paris, Presses de Sciences Po/Nouveaux Débats, 2007 (BU Droit – SA0 – 324.244 GRU)

- GRUNBERG Gérard et SCHWEISGUTH Étienne, « La tripartition de l’espace politique », in PERRINEAU Pascal et YSMAL Colette, Le vote de tous les refus, Paris, les Presses de Sciences-Po, 2003, pp. 339-362. (Disponible sur Cairn)

- OFFERLÉ Michel, « Partis et configurations partisanes », in COHEN Antonin, LACROIX Bernard, et RIUTORT Philippe (dir.), Nouveau manuel de science politique, Paris, La Découverte, 2009, pp. 447-461 (BU Droit – SA0 – 320.011 NOU).

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1. Cochez la ou les cases correspondant à la / aux bonne(s) réponse(s)

À quelle date fut créé le premier parti français ?

 1848  1901  1945

Quel est le premier parti français ?

 La Section française de l’Internationale ouvrière  Le Parti républicain radical et radical socialiste  L’Union pour la nouvelle République

2. Retrouvez les auteurs

- « Parti d’électeur » : _______________________________

- « Parti attrape-tout » : ______________________________

- « Partis de création interne » : ________________________

- « Parti électoral-professionnel » : ________________________

3. Répondez de manière concise aux questions suivantes :

POUR S’ENTRAINER...

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