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La conception de la souveraineté

Par   •  21 Août 2018  •  1 928 Mots (8 Pages)  •  212 Vues

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( 3 ) Ensuite, nous pouvons parler de LOCKE. Il reprend la théorie d'HOBBES. Sauf que pour lui pour que les hommes puissent se réunir en communauté et de se soumettre à un gouvernement, ils doivent conserver leurs propriétés. Or il manque des choses dans l’État de nature pour aboutir à cela. En effet il en reconnaît tout particulièrement trois : il manque des lois établis qui doivent être reconnus , reçus et approuvées d'accord commun ; il manque un juge reconnu qui ne soit pas partial et il manque un pouvoir qui soit capable d'appuyer et de soutenir une sentence donnée. Pour LOCKE dans l’État de nature, un homme doit avoir deux types de pouvoir. D'une part, il doit « faire tous ce qu'il trouve à propos de sa conservation » et d'autre part c'est qu'il peut « punir les crimes commis contre les lois » ( lignes 14 et 20, document 4 ). Donc , ici, LOCKE a la même approche théorique qu'HOBBES sauf qu'il a réussit à la déterminé.

Après la théorie d'HOBBES et de LOCKE, voyons que d'autres théoriciens ont cherché a poursuivre leur théorie tout en montrant qu'il existe deux autres types de souveraineté.

II) Deux types de souverainetés: une populaire et une nationale.

A partir du XVIIIème siècle, deux approches de souveraineté apparaissent. La première est celle de la souveraineté populaire ( A ) et la deuxième est la souveraineté nationale ( B ).

A) Une souveraineté populaire

ROUSSEAU est a l'origine du concept de souveraineté populaire. En effet, elle y trouve son fondement dans son ouvrage Du contrat social. Pour ROUSSEAU, la souveraineté dépend du peuple et chaque citoyen en détient une part. Il déclare : « Le souverain, n'étant formé que des particuliers qui le composent […] La puissance souveraine n'a nul besoin de garant envers les sujets […] ». ( lignes 25-27, document 5). Pour qu'elle puisse être mise en application , cette souveraineté populaire doit être voté, donc l'homme pourrait jouir « des droits du citoyen ». Or , cette souveraineté est difficile a mettre en place car il faut la reconnaissance du suffrage universel. De plus, elle va être, certes, apprécié par la population mais pas par les autres défenseurs de la souveraineté nationale. En effet, la souveraineté populaire et la souveraineté nationale sont en opposition. Elles n'ont pas les mêmes attentes de la souveraineté.

B) Une souveraineté nationale

Cette souveraineté nationale est le principe selon lequel elle appartient à la nation qui est de nature abstraite, unique et indivisible. Dans le terme nation, ici, nous ne prenons pas que les citoyens qui sont vivants mais aussi ceux qui sont passés ainsi que les futurs citoyens. Ainsi, la souveraineté est dominante eu nombre de protagonistes qui la forment. Cette forme de souveraineté implique d'avoir un régime représentatif car elle ne peut pas s'exercer directement. Chaque représentant de cette souveraineté dispose d'un mandat et il n’œuvre pas selon son intérêt général mais plutôt pour un intérêt collectif. Sachant que dans le terme nation, on y comprend trois types de citoyens ( passés, présents et futurs) alors les citoyens n'ont pas le droit de protester contre les décisions prises par les représentants car ils ne sont pas une nation entière puisqu'il manque les passés et les futurs citoyens. Finalement, nous pouvons dire que la souveraineté nationale est à la base de notre souveraineté actuelle.

Aujourd'hui avec les faits d'actualité récent, nous pouvons ouvrir le débat sur la question de l'indépendance de la Catalogne. Les gouvernements européens et les représentants des institutions européennes ont dit que la question catalane relevait de l’État et de la société espagnole uniquement, et qu'ils n'avaient pas vocation à s'immiscer dans le débat. En effet, cette position est le reflet de plusieurs principes traditionnels des relations internationales avec notamment la primauté de la souveraineté nationale. Est-ce que dans les prochains jours, les gouvernements européens et les représentants des institutions européens tiendront-ils toujours cette affirmation ? Remettront-ils en cause le principe traditionnel avec notamment la souveraineté nationale ?

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