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La religion (philosophie)

Par   •  15 Novembre 2017  •  4 159 Mots (17 Pages)  •  106 Vues

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religieuse ?

Rudolf OTTO Pour lui l’expérience religieuse est intime, intérieure à la subjectivité vécue qui accède à la certitude intérieur du divin sur le mode d’une émotion. La foi est donc une émotion, une révélation par laquelle l’âme éprouve le sentiment d’une présence qui l’habite et la submerge par l’infini de sa toute puissance et pas un acte de raisonnement ou un effort de volonté.

Ce qui caractérise cette expérience est une révélation. Le sujet se sent envelopper par l’évidence de cette présence qui lui paraît à la fois écrasante et éclairante. Cette expérience OTTO l’appelle l’émotion devant le mysterium tremendum.

cette expérience revêt différents modes, se transcrivant par des émotions différentes (amour, crainte, respect) l’âme fait alors l’expérience émotionnel du sacré. C’est à dire de ce qui est étranger au monde profane et à la finitude humaine. Cette expérience apparaît donc comme une ouverture du sujet fini à l’infini de la surnature divine. Cette expérience relève d’un dévoilement du divin sur le mode de la mystique. Pour OTTO ce serait une fracture entre le sujet lui même et le contact avec le divin. Le divin devient alors une présence révélée.

Cette expérience a une particularité, elle échappe complètement à la logique de la raison. Elle n’a en elle même rien de rationnelle. D’autres part elle prend la forme d’une intuition (saisi directe de la vérité), c’est une intuition vivante, vécue comme vérité évidente, non pas en tant qu’idée ou que connaissance théorique mais encore une fois comme présence. Nous trouverions une telle conception dans la révélation de Pascal. Cette expérience en effet est telle que Pascal qui l’a lui même vécu qu’il la nomme par le nom de Grâce. Elle ne dépend pas de la volonté ! Elle ne dépend pas du pouvoir ou des vertus individus, c’est un don divin qui est accordée ou non sans que celui qui en est l’objet ne puisse en comprendre la raison.

Dans les Pensées de Pascal, ce qui conditionne la condition humaine comme telle c’est d’abord la misère de l’homme et plus encore la misère de l’homme sans Dieu. Car sans Dieu l’homme expérimente sa petitesse, sa finitude et l’absurdité apparente de son agitation. La petitesse de l’homme. La finitude de l’homme, c’est un homme mortel dont l’existence a donc un caractère tragique, Pascal compare l’homme a un prisonnier qui voit ses camarades partir à la pitance pendant qu’il ne sait quand son tour viendra quoi qu’il ne puisse y échapper. Cette certitude tragique a une conséquence: elle

colore notre existence par le sentiment de l’absurde, elle paraît veine et dépourvu de sens, car quoique nous fassions elle se terminera pas la mort. Les hommes ont tendance à fuir leur misère dans le divertissement, la recherche d’une agitation destiné à nous faire oublier momentanée la vérité de notre condition et de notre destin. Si nous nous occupons de façon si agitée et constante c’est pour oublier, nous éblouir de notre finitude, la misère de notre condition. Le divertissement est une impasse, même si je réussi à m’étourdir, d’action de plaisir, au cours de mon existence, je ne supprime pas la réalité de ma finitude que je risque au contraire de retrouver face à moi de manière d’autant plus violente que je n’aurais cherché à l’écarté. Pascal cherche à nous faire comprendre que nous avons tort de nous abandonner à des divertissements car nous aurions plus de salut à accepter la réalité de notre condition et à la méditer. En fait l’aventure pascalienne connaît 2 étapes. La certitude de l’existence de Dieu est la solution pour l’acceptation de notre existence, car ce qui nous semblait tragique est absurde se trouve justifié, de façon à ce qu’on est plus à avoir peur de notre propre finitude mais plutôt que nous nous obligions à étudier notre salut et d’aspirer à la vie éternelle dans l’eau de là. La première étape est purement intellectuelle : le Pari de Pascal. Il fait observer que nous avons tout à gagner à parier sur l’existence de Dieu. En gagnant nous gagnons tout, en perdant nous ne perdons rien nous apportons même à nos vies une direction et une signification par ce pari. Cet acte est à la fois une hypothèse et un défi intellectuel. Il n’est même pas certains de pouvoir faire ce pari. Le doute peut nous empêcher malheureusement de faire vraiment ce pari. La deuxième étape est l’expérience de la grâce : Pascal a connu une nuit cette expérience de la révélation. Ce qui la caractérise c’est qu’elle est totalement étrangère à la rationalité.

TEXTE 7p178 : il y a deux tentations auxquelles nous devront résister « exclure la raison » et « n’admettre que la raison ». Certes la raison humaine est limitée mais elle est nécessaire et même indispensable pour construire des connaissances qui nous soit utile. D’abord parce qu’elle nous permet de créer des connaissances scientifiques. Elle est aussi utile dans le cadre philosophique parce qu’elle permet de méditer sur sa propre nature et de donner des règles à sa propre existence. Nous avons besoin de raison. Cependant nous ne devons pas admettre que la raison, de ne pas voir dans la raison un absolument, de tomber dans le travers du rationalisme : d’abord la raison n’est pas toute puissante, elle ne peut pas tout expliquer. Il y a quantité de dimensions humaines qui échappe à la raison. - Pascal est un homme de sciences et même si son travail a permit d’élargir la connaissance présente, il a conscience qu’il y aura

toujours de l’inconnu, même la science la plus perfectionné ne peut pas entièrement saisir les lois de la nature. plus la connaissance augmente, plus les zones de l’inconnu s’amplifie Bachlard.

La science n’atteindra jamais une connaissance intégrale. Max Planck

Il y a une impuissance constituelle de la raison à pouvoir tout expliquer dit Pascal. Elle n’est pas apte à construire sde vrai connaissances certaines sur le surnature comme elle n’est même pas capable de dire comme son propre monde. Distinction de deux connaissances : Raison et Coeur. Par la raison c’est batir des connaissances démontré qui forment des lois, celles qui sont notamment scientifique. Par le cœur il y a un pur sentir. Le cœur est la dimension sensible de l’âme humaine, celle qui peut ressentir des émotions et des sentiments, des passions. Hors, cette dimension sensible de l’âme a des raisons qui lui sont propres, elle a une logique qui lui est propre. L’amour est le centre de cette logique,

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