Essays.club - Dissertations, travaux de recherche, examens, fiches de lecture, BAC, notes de recherche et mémoires
Recherche

Existe-t-il une contradiction entre l’affirmation de la liberté humaine et le déterminisme scientifique?

Par   •  2 Juillet 2018  •  1 569 Mots (7 Pages)  •  222 Vues

Page 1 sur 7

...

En parlant de déterminisme scientifique, il est important de ne pas oublier le côté du déterminisme social puisque les sciences humaines sont qualifiées de sciences molles. Il faut savoir qu’un homme peut être déterminé à agir d’une certaine façon due à l’influence de son entourage. « La conscience individuelle est le produit de la conscience collective » a dit Durkheim dans Les règles de la méthode sociologique (1895). Ainsi, la conscience d’une personne en particulier dépend de la conscience des autres, soit de ses amis, de sa famille… Prenons l’exemple d’un adolescent qui change d’école. S’il s’entoure de personnes qui fument tous les jours, alors il y aura une très grande probabilité qu’il soit influencé par ses nouveaux amis et commence à aussi fumer. Une personne ne décide donc pas de sa propre conscience puisqu’on est tous influencé par notre environnement. On est déterminé socialement à agir d’une certaine façon, ce qui contredit la définition de la liberté, puisqu’on n’agit pas comme on le souhaite.

De nos jours, les technologies se sont extrêmement développées. Parallèlement, comme nos connaissances se sont élargies sur plusieurs domaines de la science, on a ainsi gagné en liberté. Le 17 décembre 1903, les frères Wright ont été à l’origine du premier d’un avion motorisé. Pour cela, ils sont allés à l’encontre des lois physiques de la gravité selon laquelle tout est attiré par le sol, en utilisant d’autres lois comme la portance, pour permettre à un avion de prendre vol. Dans ce cas, on parle d’une perturbation d’un enchainement d’actions prédéterminées par les lois scientifiques. On n’exclut donc pas les lois, mis on les change. Ils ont donc mis en place un ensemble de loi pour « opposer » la gravité, ce qui représente la liberté (son origine est libre). On peut donc dire que plus on connait, et plus on est libre puisqu’on est alors capable d’utiliser le déterminisme scientifique, donc toutes les lois, pour créer ce qu’on veut afin de pouvoir agir comme on veut, qui est la définition de la liberté elle-même. Ceci permet à nos idées, provenant de nos pensées libres, de devenir une réalité. L’acte de liberté s’incarne ainsi dans une « nouvelle loi », ainsi liberté et déterminisme scientifique sont complémentaires.

La liberté de l’homme dans sa vie quotidienne est difficile à définir. L’homme est soumis à des contraintes extérieures (lois, normes sociales). En période d’enfance, il les respecte sans même se poser de questions. Or, à l’adolescence, la raison se développe et on commence à contrer les normes de l’hétéronomie (on devient plus autonome dans notre réflexion et dans notre pensée), ainsi on prend le dessus sur ces contraintes, et après réflexion, grâce à la connaissance scientifique que l’on a acquérit tout au long de notre enfance, on est capable de faire un choix éclairé. Ceci nous permet donc de devenir plus libre, soit de prendre les décisions que l’on pense être les plus optimales.

Cependant, il y a un autre point de vue à la notion de libre-arbitre cartésien que l’on a vu précédemment. À nouveau, d’après les Méditations métaphysiques IV, de René Descartes, il explique que l’on fait un choix grâce à la « connaissance naturelle » aussi. Il dit donc que plus on connait, plus on est libre. Le critère de la raison et de la connaissance est très important. La connaissance des causes extérieures, dont les lois scientifiques déterminées, permet à la raison d’informer la volonté, qui elle ordonne au corps l’action. Or, si l’on ne sait pas, on ne peut pas agir de manière éclairée, donc on n’est pas libre. En vertu des lois de la nature, les évènements du futur sont déterminés, et ces lois nous permettent d’être libre. De ce fait, l’indifférence, donc l’ignorance, est le plus bas degré de la liberté. C’est le degré le moins déterminé par la connaissance, donc par la science.

En conclusion, après beaucoup de réflexions sur l’existence possible d’une contradiction entre l’affirmation de la liberté et le déterminisme scientifique, certains arguments évoquent une complémentarité, alors que la plupart évoquent une contradiction. Cependant, il est logique que si une personne connait plus, donc si elle maitrise ce qui est déterminé scientifiquement, alors elle pourra faire un choix plus libre. Une complémentarité entre les deux semble être la réponse au problème.

...

Télécharger :   txt (10 Kb)   pdf (49.3 Kb)   docx (13.6 Kb)  
Voir 6 pages de plus »
Uniquement disponible sur Essays.club