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La ville est-elle le lieu naturel de l'épanouissement du génie humain - Axe II

Par   •  25 Octobre 2017  •  1 050 Mots (5 Pages)  •  489 Vues

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Moloch, démesurée, tentaculaire, détruisant socialement l’homme contraint,

asservi. Dès lors il « n’est plus qu’un infime rouage d’une vaste machine qui

le dépasse, le dissout, le broie » selon P. Leclercq dans TDC, Les Villes Imaginaires.

Brisant et aliénant les hommes, la ville de surcroît les déshumanise.

Effectivement l’homme est décérébré par une vie citadine réglée comme une horloge, avec un rythme de travail infernal, robotisé, répétitif. Vidé de sa matière grise, dépossédé de ses émotions l’homme se déshumanise. Cette

course perpétuelle,

cette vitesse « abrutit

les gens (…)les conduit à la

stupidité diligente

des

abeilles ». Alain par

cette phrase tirée de Propos

d’un Normand, et

le

film d’anticipation

Bienvenue à Gattaca

nous

présentent « des univers urbains aseptisés, désincarnés ».

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Voila pourquoi la ville est devenue un lieu d’aliénation pour l’homme ainsi qu’un espace impersonnel et dénué d’humanité, un monstre minotaure ne laissant que peu de place à l’homme. De ce fait elle est devenue aussi un lieu de conflits et de ségrégation.

En effet la ville est surpeuplée, dû principalement à l’exode rural et à la fascination des gens pour la ville. Cette surpopulation, cette promiscuité ne peut, au final qu’engendrer des tensions, de l’insécurité, du racisme qui nous mènent inévitablement à la violence.

Le déchainement de violence fait partie de l’inconscient de la Ville. Surpeuplée, Bombay ne peut faire face à la criminalité. A Bombay, « la proportion est de 13 juges pour un million d’habitants » nous apprend Suketu Mehta.

De plus la violence nait souvent des disparités sociales et spatiales. Ces disparités aboutissent à un isolement, à une ségrégation sociale. Les banlieues contrastent avec le « quartier précieux » de New York que découvre le narrateur du Voyage au bout de la Nuit de Céline. Ce quartier n’est autre que Wall Street, quartier d’affaire où l’opulence est reine. Ou à Sao Paolo le Daslu « magasin de « luxe absolu » qui fait face à la favela

du Coliseu, « pauvre parmi les pauvres, dont le revenu mensuel moyen d’un habitant n’atteint pas le prix du ticket de stationnement » du Daslu mais qui n’en est séparé que par le Tietë,

Ainsi la ville moderne est bien une jungle hostile, un lieu de perdition où l’homme se défait de sa raison, de ses valeurs morales, un lieu qui le dissout, le déshumanise en lui inspirant violence et en lui imposant un isolement à la fois spatial et social. L’homme peut-il encore se réapproprier ce milieu « naturel » qu’il avait créé afin de se faciliter l’existence ?

Le développement de cet axe a été rédigé à 99% par Meidhi GAUTHIER.

Qu’il en soit remercié.

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