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ADM 140 : L’organisation vue comme un système politique

Par   •  4 Juin 2019  •  Étude de cas  •  1 319 Mots (6 Pages)  •  25 Vues

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TRAVAIL NOTÉ 1

(2018.10)

L’organisation vue comme un système politique

Les organisations peuvent être vues comme des systèmes de gouvernement où les dirigeants, comme les chefs d’État, mettent en place un mode de gouverne particulier, c’est-à-dire une façon particulière d’organiser les relations entre dirigeants et dirigés et de maintenir l’ordre. Dans les organisations, on retrouve comme principaux-modes de gouverne l’autocratie, la bureaucratie, la technocratie, la cogestion et la démocratie.

La dimension politique est omniprésente dans la vie des organisations parce qu’une organisation est composée d’individus qui ont leurs intérêts propres et qui agissent en fonction de ces intérêts, en tentant de les concilier avec ceux de l’organisation. Les conflits interpersonnels dans l’organisation sont la manifestation la plus évidente de cette dimension politique, mais on la retrouve dans n’importe quel aspect de l’organisation, y compris ceux qui apparaissent les plus neutres et les moins contestés.

Une façon d’analyser la dimension politique dans une organisation est de déterminer les intérêts de chacun des acteurs et de voir en quoi ces intérêts différents donnent lieu ou pourraient donner lieu à des conflits que chaque acteur (individu ou groupe) tente de résoudre à son avantage en utilisant le pouvoir dont il dispose dans l’organisation.

Un individu a des intérêts, c’est-à-dire des attentes, des désirs et des valeurs, qui touchent aussi bien sa vie au travail que sa vie privée. Il peut y avoir des tensions entre les divers intérêts d’un même individu et, surtout, entre les intérêts que poursuivent des individus différents dans l’organisation. Des coalitions peuvent se former qui regroupent des individus dont les intérêts ou une partie d’entre eux sont communs.

Comme l’organisation est composée d’individus ou de coalitions qui promeuvent des intérêts divergents, il est inévitable que surviennent des conflits dans l’organisation. C’est à travers ces conflits que certains intérêts seront valorisés au détriment d’autres ou que l’on cherchera à concilier des intérêts qui apparaissaient divergents. En un sens, il est donc « normal » qu’il y ait des conflits dans l’organisation.

Le pouvoir permet à chaque individu d’agir de la manière la plus conforme possible à ses intérêts, ce qui peut parfois signifier agir d’une manière contraire aux intérêts d’autres individus dans l’organisation. Quel que soit son statut hiérarchique, chaque personne puise à différentes sources de pouvoir, c’est-à-dire qu’elle peut faire appel à un ou plusieurs éléments présents dans l’organisation pour obtenir un certain pouvoir.

II existe de multiples sources de pouvoir dans les organisations qui peuvent concerner les aspects formels de l’organisation, comme l’autorité formelle, le contrôle des ressources rares ou l’utilisation de ta structure, mais qui concernent aussi des aspects informels, comme les alliances interpersonnelles, ou symboliques, comme certaines formes de « gestion de la signification ». La plupart du temps, une personne peut puiser à différentes sources pour obtenir du pouvoir, même si certaines personnes disposent d’un éventail de possibilités plus large que d’autres.

Trois systèmes référentiels principaux permettent de comprendre les organisations : le système unitaire, le système radical et le système pluraliste. Chaque système exige un mode de gestion différent. Dans le système pluraliste, que Morgan a privilégié dans ce chapitre pour caractériser la dimension politique de l’organisation, chaque individu ou chaque coalition dispose de moyens pour mettre ses intérêts de l’avant. Les conflits sont considérés comme inévitables et même utiles pour concilier des intérêts divergents.

La métaphore du système politique permet de comprendre que l’organisation n’est jamais un tout intégré et que la rationalité est toujours « politique », dans la mesure ou une action « rationnelle » n’est toujours rationnelle que par rapport à certains intérêts et objectifs, et jamais rationnelle dans l’absolu.

Cette métaphore peut laisser penser que chaque individu et chaque groupe dispose toujours d’un pouvoir réel et d’une marge de manœuvre appréciable pour défendre ses intérêts, ce qui est en partie vrai. Cependant, cela ne doit pas nous faire oublier certaines influences plus globales et plus profondes, qui peuvent être déterminantes pour la vie politique d’une organisation et pour la vie personnelle de ses membres.

Les sociétés industrielles

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