Voyage autour du monde, Bougainville
Par moi * me • 10 Mai 2026 • Fiche • 1 319 Mots (6 Pages) • 5 Vues
Eléments pour l'introduction
Voyage autour du monde est le journal de bord de Bougainville, un explorateur et navigateur français, rédigé entre 1766 et 1769. Sa démarche scientifique le conduit à découvrir notamment te Brésil, Tahiti, l'ile Maurice et la Nouvelle-Guinée. C'est le premier navigateur français à entreprendre un tour du monde. Dans le passage proposé à notre étude, il décrit le physique des tahitiens et la nature de leurs mœurs.
LECTURE
Nous nous demanderons en quoi cette description permet de faire l'éloge de la vie tahitienne.
- Dans le premier mouvement, nous étudierons la valorisation de ta beauté naturelle des tahitiens,
- puis nous analyserons la comparaison instaurée avec l'Europe sur les usages d'es artifices.
- Enfin, nous mettrons en évidence le caractère utopique de la société tahitienne.
Mouvement 1: la valorisation de la beauté naturelle des tahitiens
- Le description s'effectue par le regard que les étrangers portent sur les hommes tahitiens comme le rappelle le pronom généralisant « on » et le verbe « voir». (L.1)
-L'adverbe « souvent » confirme le topos de la nudité chez le tahitien mis en évidence par l'adjectif «nus ». (L.1)
-Dans les autres cas, ce qui est souligné par l'adverbe « ordinairement », l'observateur insiste sur la sobriété de leur habit désigné par « une grande pièce d'étoffe » (L.2) et sa simplicité de forme puisque «ils (la) laissent tomber jusqu'aux genoux », suggérant l'absence de découpe.
- L'explorateur fait le lien avec « l'habillement des femmes » (L.2) similaire à celui des hommes comme le montre l'emploi de l'adverbe « aussi », et met en évidence leur élégance par l'emploi des verbes «savoir» et « arranger » et le complément circonstanciel de manière « avec assez d'art». (L.3)
-Le complément circonstanciel de but: « pour rendre ce simple ajustement susceptible de coquetterie »(L.3) révèle la créativité et l'habilité des tahitiennes.
-L'emploi de l'adjectif « susceptible » laisse entendre la dimension esthétique de leur habit, tout en les dégageant de la connotation péjorative de « coquetterie » implicitement propre aux européennes.
-Il évoque ensuite leur aspect physique en se basant sur une observation introduite par la subordonnée causale: « Comme les Tahitiennes ne vont jamais au soleil sans être couvertes » (L.3) et une description de leur coiffe qui « défend leur visage de ses rayons » Il en tire les conséquences sur la couleur de leur peau : « elles sont beaucoup plus blanches que les hommes ». (L.4)
- Ce constat est l'occasion de décrire leur coiffe ornementée: « un petit chapeau de cannes, garni de fleurs » en insistant sur les matériaux exotiques.
-De plus, il valorise leurs traits par l'emploi de l'adjectif « délicats » et souligne « la beauté de leur corps »(L.5) par un commentaire fondé sur une comparaison avec celui des occidentales.
-En effet, la négation « tes contours n'ont point été défigurés par quinze ans de torture »(L.6) est une attaque indirecte à la mode française imposant des corsets aux corps des femmes.
Transition : Bougainville décrit ce qui le frappe en premier dans sa rencontre avec les tahitiens à savoir leur beauté physique et le naturel de leur ornement. Cette description dit son admiration pour cette beauté exotique et introduit une première critique de la sophistication française.
Mouvement 2: la comparaison avec l'usage des artifices européens
- Le narrateur poursuite ses observations en introduisant une comparaison marquée par la conjonction d'opposition « tandis que » (L.7) entre les pratiques des femmes européennes et celles de Tahiti en matière de cosmétique.
-La couleur chaude « rouge » des françaises contraste avec la couleur « bleu foncé » (L.7) des tahitiennes, de même que te maquillage sert à orner les «joues » des européennes alors qu'elle recouvre « les reins et les cuisses » (L.7) des tahitiennes.
-Il ajoute que cet usage est de l'ordre de « la parure » (L.8), semblable aux habitudes des européens: « une mode comme à Paris "(L.9), mais qu'il a une valeur symbolique dépassant ce caractère superficiel comme le suggère le groupe nominal « une marque de distinction ».
-L'évocation des bijoux portés aux « oreilles »(L.9) fait écho aux coiffes décrites dans les paragraphes précédents. En effet, il insiste sur les « perles » et les « fleurs » (L.10), dont on peut imaginer le caractère chatoyant, renforcé par le complément du nom exprimant la variété: « de toute espèce». (L.10)
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