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Etude d’une Comédie de Molière : « Dom Juan ou le Festin de Pierre »

Par   •  19 Avril 2018  •  2 828 Mots (12 Pages)  •  212 Vues

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Dans « Dom Juan », l’auteur joue sur la surprise. Le mouvement est aussi un thème important : Don Juan fuit, traverse les paysages, passe, ne s'arrête pas et ne se lie jamais. Son élan amoureux est bien volage. C'est un vrai libertin, un inconstant.

La pièce « Dom Juan » peut donc être considérée comme une pièce plus baroque que classique.

Question 9 : Molière, mérite-t-il selon vous d’être lu / étudié en classe parmi les « classiques » et est-il toujours d’actualité ?

Aliaksandr

J’estime que les œuvres de Molière méritent d’être lues et étudiées parce que non seulement l’auteur est très connu mais surtout parce qu’elles nous apprennent les usages, coutumes et la culture du XVIIème siècle.

Maxime

Moi je suis contre cet avis parce que je trouve que Molière nous parle un autre langage que le français que nous utilisons aujourd’hui. Même si c’est pour illustrer les types de comiques et les courants de la littérature classique et baroque, quelque chose de plus récent aurait pu être choisi.

Sohil

Selon moi, Molière fait partie de l’histoire de la littérature française donc il est primordial de l’aborder en 4ème. Cet auteur est à la base du théâtre et de la comédie française.

Conclusion

Quelles que soient les opinions, il faut reconnaître que certains thèmes développés par Molière sont toujours d’actualité, comme l’hypocrisie, l’individualisme, la grossièreté … Molière est le peintre de l’humanité : il peint les vices, les travers et les ridicules de son époque en nous offrant ainsi une sorte de musée où est représentée la pauvre nature humaine, malheureusement, toujours d’actualité !

Acte 2 Scène 2 DOM JUAN, SGANARELLE, CHARLOTTE.

DOM JUAN — Nous avons manqué notre coup, Sganarelle, et cette bourrasque imprévue a renversé avec notre barque le projet que nous avions fait; mais à te dire vrai, la paysanne que je viens de quitter répare ce malheur, et je lui ai trouvé des charmes qui effacent de mon esprit tout le chagrin que me donnait le mauvais succès de notre entreprise. Il ne faut pas que ce cœur m'échappe, et j'y ai déjà jeté des dispositions à ne pas me souffrir longtemps de pousser des soupirs.

SGANARELLE— Monsieur, j'avoue que vous m'étonnez; à peine sommes-nous échappés d'un péril de mort, qu'au lieu de rendre grâce au Ciel de la pitié qu'il a daigné prendre de nous, vous travaillez tout de nouveau à attirer sa colère par vos fantaisies accoutumées, et vos amours … Paix, coquin que vous êtes, vous ne savez ce que vous dites, et Monsieur sait ce qu'il fait, allons.

DOM JUAN, apercevant Charlotte— Ah, ah, d'où sort cette autre paysanne, Sganarelle? As-tu rien vu de plus joli? Et ne trouves-tu pas, dis-moi, que celle-ci vaut bien l'autre?

SGANARELLE— Assurément. Autre pièce nouvelle.

DOM JUAN— D'où me vient, la belle, une rencontre si agréable? Quoi, dans ces lieux champêtres, parmi ces arbres et ces rochers, on trouve des personnes faites comme vous êtes?

CHARLOTTE— Vous voyez, Monsieur.

DOM JUAN— Êtes-vous de ce village?

CHARLOTTE— Oui, Monsieur.

DOM JUAN— Et vous y demeurez?

CHARLOTTE— Oui, Monsieur.

DOM JUAN— Vous vous appelez?

CHARLOTTE— Charlotte, pour vous servir.

DOM JUAN— Ah! La belle personne, et que ses yeux sont pénétrants?

CHARLOTTE— Monsieur, vous me rendez toute honteuse.

DOM JUAN— Ah, n'ayez point de honte d'entendre dire vos vérités. Sganarelle, qu'en dis-tu?

Ne peut-on rien voir de plus agréable? Tournez-vous un peu, s'il vous plaît, ah que cette taille est jolie! Haussez un peu la tête, de grâce, ah que ce visage est mignon! Ouvrez vos yeux entièrement, ah qu'ils sont beaux! Que je voie un peu vos dents, je vous prie, ah qu'elles sont amoureuses! Et ces lèvres appétissantes. Pour moi, je suis ravi, et je n'ai jamais vu une si charmante personne.

CHARLOTTE— Monsieur, cela vous plaît à dire, et je ne sais pas si c'est pour vous railler de moi.

DOM JUAN— Moi, me railler de vous? Dieu m'en garde, je vous aime trop pour cela, et c'est du fond du cœur que je vous parle.

CHARLOTTE— Je vous suis bien obligée, si ça est.

DOM JUAN— Point du tout, vous ne m'êtes point obligée de tout ce que je dis, et ce n'est qu'à votre beauté que vous en êtes redevable.

CHARLOTTE— Monsieur, tout ça est trop bien dit pour moi, et je n'ai pas d'esprit pour vous répondre.

DOM JUAN— Sganarelle, regarde un peu ses mains.

CHARLOTTE— Fi, Monsieur, elles sont noires comme je ne sais quoi.

DOM JUAN— Ha que dites-vous là, elles sont les plus belles du monde, souffrez que je les baise, je vous prie.

CHARLOTTE— Monsieur, c'est trop d'honneur que vous me faites, et si j'avais su ça tantôt, je n'aurais pas manqué de les laver avec du son.

DOM JUAN— Et dites-moi un peu, belle Charlotte, vous n'êtes pas mariée sans doute?

CHARLOTTE— Non, Monsieur, mais je dois bientôt l'être avec Pierrot, le fils de la voisine Simonette.

DOM JUAN— Quoi? Une personne comme vous serait la femme d'un simple paysan? Non, non, c'est profaner tant de beautés, et vous n'êtes pas née pour demeurer dans un village, vous méritez sans doute63 une meilleure fortune, et le Ciel qui le connaît bien, m'a conduit ici tout exprès pour empêcher ce mariage, et rendre justice à vos charmes: car enfin, belle Charlotte, je vous aime de tout mon cœur,

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