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" Ce qui est là", Incendies, Wajdi Mouawad

Par   •  28 Avril 2021  •  Commentaire de texte  •  533 Mots (3 Pages)  •  75 Vues

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Commentaire de texte :

« Ce qui est là » est une scène tirée de la pièce Incendies (2003) de Wadji Mouawad. La scène se passe à l’aube dans une forêt et celle-ci se passe entre Wadji et la mère, Nawal, lorsqu’elle avait 14 ans. Nous allons donc voir en quoi cette scène est émouvante. Premièrement, c’est une scène d’amour entre Nawal et Wahab. Secondement, nous verrons les difficultés que Nawal rencontre pour annoncer sa grossesse. Enfin nous nous demanderons si cela est pris comme une bonne ou une mauvaise nouvelle.

Cette scène, montre qu’il y a un aveu difficile à avouer. Cette scène se déroule à l’aube pour placer cette scène sous le signe du dévoilement. L’auteur utilise cela pour que la lumière anticipe l’aveu de Nawal, la mère. Dans le paratexte l’auteur cite « Aube. Foret. Rocher. Arbres blanc », ce qui nous met dans le contexte de la scène, son lieu. Ensuite ligne 7, le locuteur évoque « toute la nuit […] toute la nuit » puis l’auteur ajoute ligne 41 « L’aube n’est pas loin »

Wahab est réduit au silence, ceci permet de montrer sa difficulté à parler car Nawal ne souhaite pas être interrompue. L’auteur utilise l’impératif, qui montre qu’elle lui donne un ordre « ne dis rien » (l.1), « Ecoute moi » (l.1), mais il utilise aussi les subordonnées de condition tel que « si tu me dis un mot, un seul, tu pourrais me tuer » (l.1-2). Wdji Mouawad utilise des phrases négatives répétées deux fois « tu ne sais pas encore ». Pour renforcer l’effet de suspense, le poète utilise une antithèse à la ligne 2, ce qui renforce la difficulté de l’aveu « tu ne sais pas encore, notre bonheur qui va être malheur ». Puis Nawal se tait a son tour à la ligne 5 « je vais me taire », « laisse le silence ». La tirade de Nawal est entrecoupée de deux silences avec des didascalies « elle se tait » (l.6) et « Il l’embrasse » (l.14), qui montre la difficulté que Nawal à, pour faire cet aveu mais ceci donne aussi une dimension plus dramatique.  

Cette scène est une grande révélation dans la pièce, celle-ci est notée avec un grand aveu, un dilemme qui se traduit par une série d’antithèses entre « parler » et « se taire », « hurler » et « se dire à l’oreille », faire entre le secret à « tous le village » jusqu’à « la lune et les étoiles » et dire seulement à « Wahab ». Cet aveu est lourd pour Nawal, il a de lourdes conséquences sur leur vie future, et est même source de danger, Nawal hésite donc et met du temps. C’est à la première phrase du troisième mouvement que Nawal ose enfin dire son lourd secret « j’ai un enfant dans mon ventre ». Pour persuader Wahab, elle le répète d’une autre manière « mon ventre est plein de toi » (l.16) cette phrase à un air enfantin, qui montre qu’ils sont encore jeunes et ne sont peut-être pas prêt à assumer un enfant, cette phrase montre cette fois-ci un accent sur l’idéé d’une fusion amoureuse.

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