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Correction d'une question sur corpus

Par   •  2 Janvier 2018  •  1 323 Mots (6 Pages)  •  588 Vues

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Transition Donc, on peut bien dire qu’il y a plusieurs procédés qui rendent ces textes comiques. Toutefois, on n’assiste pas à un comique de farce mais plutôt à une satire des rapports humains.

En effet, à travers des effets comiques, les textes du corpus mettent en scène une certaine comédie humaine. Les deux premiers textes montrent des personnages ridicules. Musset critique une aristocratie aux préoccupations futiles. Le champ lexical du divertissement (l.16-17-26-28-30-31-35) indique que les personnages ne se préoccupent que de lecture, de danse, de couture. Le moment le plus grave est évoqué par l’Abbé lignes 1 et 2, mais le sujet de la religion est vite abandonné au profit de la pelote de laine qui a disparu. On peut noter que les points d’exclamation (l.6-20-39) ne sont pas signes de sentiments profonds mais de surprise, d’étonnement. Cela renforce la drôlerie de la scène et la critique d’une société futile qui n’a d’attention que pour elle-même. De même, Labiche indique le manque de valeurs profondes de la bourgeoisie. Les écarts constatés entre les sentiments féminins et ceux des hommes crée une première dichotomie comique : la légèreté des femmes est notamment remarquable dans le champ lexical des fleurs (l.1-9-10-13-15-19-20-21). Elles sont très occupées par des activités manuelles et s’activent tant qu’elles apportent un dynamisme endiablé à la scène. De plus, face à une situation qui est grave (un duel), le personnage de Majorin fait preuve de cruauté et de méchanceté puisqu’il utilise à deux reprises « c’est bien fait ! » (l.14-33). Ce contentement du malheur des autre précise la mesquinerie présente dans les rangs de la bourgeoise au XIXème siècle. L’ironie de la dernière réplique est que ce personnage juge les Perrichon avec une métonymie (« Tous les Perrichon manquent de cœur ! ») et que celle-ci peut lui être appliquée à la perfection. Enfin, la comédie humaine est aussi visible dans le texte 3 avec le recours à l’absurde qui montre une humanité condamnée à ne plus pouvoir communiquer. Le dialogue piétine parce que l’enchaînement des répliques est sans cesse interrompu. Par exemple, dans les deux premières répliques, le référent des marques de 3ème personne n’est pas le même : « il » est Lucky et « le » est Godot. Dès le début, Estragon et Pozzo ne parlent pas de la même chose. Cette difficulté à dialoguer est confirmée par l’utilisation de pronoms personnels sujets qui indiquent des distances entre les personnages. Vladimir et Estragon se tutoient, ils vouvoient Pozzo, Vladimir parle d’Estragon avec un ON (l.12), Lucky n’est désigné qu’avec des Il et des LUI. Les vrais rapports humains ne sont pas mis en place, il y a comme une distance entre chaque personnage et elle semble grandir au fur et à mesure du texte jusqu’à la dernière réplique, surprenante. En effet, Pozzo est le seul personnage évoquant des sentiments, signes d’humanité : « heureux » (l.3-4), « bonheur » (l.6), « ravi » (l13), « ça va mal finir » (l.15-16), « attention anxieuse » (l25-26), « nerveux » (l35), « avec colère » (l44). Il passe d’ailleurs par des émotions très positives pour terminer sur des émotions très négatives. Ainsi, c’est le seul personnage de l’extrait qui représente le comique de caractère, autoritaire et mégalomane, comme on peut en rencontrer chez des personnages de Molière (comme Tartuffe). On peut vraiment affirmer que ces trois extraits se rejoignent sur la satire du monde et de la société en mettant en avant les défauts des différentes classes sociales, afin de faire rire le spectateur.

Conclusion

Pour conclure, nous pouvons dire que ces textes sont comiques grâce aux procédés d’écriture des dramaturges mais aussi grâce aux personnages mis en scène et au traitement du quiproquo dans le dialogue.

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