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Alcools, Zone, Apollinaire, 1913

Par   •  2 Octobre 2018  •  1 107 Mots (5 Pages)  •  1 541 Vues

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- Le renouveau du lyrisme poétique

- Le refus de la tradition

Le fait que ce poème introduise le recueil est en vérité un choix délibéré du poète. En effet, Apollinaire en fait une sorte de programme, ou il explique son esthétique. Dès le premier vers, son refus de la tradition est exprimé, par le biais d’un vers en alexandrin. En effet, la diérèse sur « ancien », et la rime interne entre « fin » et « ancien » vont participer à exprimer son refus. Au vers 3, c’est le refus des traditions grecques et romaines qui est exprimé. Beaucoup de termes connotent également la fin, avec « tu es las », ou encore « tu en as assez de vivre ». Les nouvelles sources d’inspirations sont citées comme les « catalogues », les « affiches », ou encore les « journaux ». C’est ici de la littérature utilitariste qui est citée, c’est de l’actualité, du quotidien qui n’a pas de vocation de l’éternité. Enfin, l’antithèse au vers 3 entre « vivre », qui connote la diversité, la variété, et « antiquité » qui connote l’ancienneté est mise en valeur par l’esthétique d’Apollinaire, l’esthétique cubiste.

- Une esthétique cubiste

Le cubisme est un mouvement pictural du XXe siècle. L’inspiration des peintres primitifs venait des formes géométriques, afin de donner une impression de fragmentation, de complexité des impressions que suscitent le réel. Ici, nous avons en effet une valorisation de l’image, comme source de la poésie, avec « les prospectus », « les catalogues », « les affiches », ou encore les « portraits des grands hommes » qui sont des supports liés à l’image. De plus, les affiches « chantent ». Cette personnification est également représentative, car le chant est en effet la source du lyrisme poétique. Enfin, l’abondance des pluriels et l’absence de ponctuation rend plus sensible la superposition des images.

- Un nouveau lyrisme

Dans ce poème, le poète est présent comme nous le montre « J’ai vu », ou encore « j’aime », et il exprime ses sentiments. Nous avons ici une description élogieuse de la ville, notamment avec l’antithèse « grâce » qui s’oppose à « industrielle », qui valorise le nouveau choix poétique, celui de la ville industrielle. Le poète s’efforce de donner de la « grâce » à cette ville, en la représentant comme une ville animée, bruyante, avec notamment l’assonance en -i- aux vers 19 et 20, avec « la sirène y gémit », ou encore « y aboie vers midi », qui représente les bruits typiques d’une ville.

Dans ce poème, Apollinaire va tout d’abord décrire une ville moderne d’une façon réaliste, et détaillée, qui va être rendue poétique. Mais il va également y faire un véritable renouveau du lyrisme poétique, avec l’expression de son refus de la tradition, et l’application de l’esthétique cubiste. C’est donc à travers tous ces procédés qu’Apollinaire va nous présenter une ville moderne.

De nombreux poètes contemporains à Apollinaire ont également cherchés à faire ressortir la modernité dans leurs poèmes. Baudelaire, dans son recueil Spleen de Paris va ainsi choisir la modernité, avec le choix de la ville de Paris, ville liée à la modernité poétique, mais surtout avec le choix de la prose, style d’écriture poétique moderne, initié véritablement par Aloysius Bertrand en 1842.

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