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Processus fabrication enfant différentes ethnies

Par   •  16 Décembre 2017  •  6 250 Mots (25 Pages)  •  112 Vues

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Le sperme nourrit l’enfant à naître par les fellations

Par ailleurs, les Hommes ont reçu force et puissance du Soleil. Or les Hommes secrètent du sperme, tandis que les Femmes secrètent du lait (principe positif) et du sang issu du cycle menstruel (principe négatif).

Les mythes expliquent que c’est le sperme de l’Homme qui permet aux Femmes d’avoir du lait. Il faut donc que les femmes absorbent le plus souvent possible ce sperme, en particulier par la pratique de fellations régulières. L’enfant à naître est, de même, nourri par le sperme du père, ce qui justifie pour les baruyas la multiplication des rapports sexuels pendant la grossesse.

L'homme est donc chez les Baruya celui qui joue le rôle le plus actif dans la fabrication du corps d'un enfant et il est celui qui le connecte avec ses propres ancêtres en lui donnant un nom. On constate ainsi que les représentations du processus de conception d'un enfant baruya sont liées au principe de descendance patrilinéaire qui organise les rapports de parenté. On voit également que ces représentations légitiment la domination d'un sexe sur l'autre, des hommes sur les femmes. Ceci est d'autant plus vrai que chez les Baruya les garçons doivent naître deux fois, la première du ventre de leur mère, la seconde du ventre des hommes. C'est le but des initiations masculines qui constituent pour les jeunes initiés une nouvelle naissance.

Une fois séparés de leur mère et du monde féminin, les garçons sont nourris rituellement avec du sperme des initiés les plus âgés des jeunes hommes, qui n'ont jamais encore eu de rapports sexuels avec les femmes. Par l'ingestion de cette substance vierge de toute pollution féminine le corps des garçons se masculinise entièrement. Par cette renaissance sans les femmes les hommes baruya se donnent le droit de représenter à eux seuls leur société et de la gouverner.

Plus tard, une fois mariés, les jeunes hommes n'ont plus droit d'inséminer les jeunes initiés car leur sexe est pollué et polluant du fait de s'être uni à une femme. Car les femmes polluent l'ordre social et cosmique par leur sang menstruel. Celui-ci est une substance qui détruit la force des hommes, en quelque sorte l'anti-sperme. Dès leur mariage et avant même d'avoir des enfants, le rôle nourricier des hommes commence, puisque les hommes mariés donnent alors de leur sperme à ingérer à leur jeune épouse avec l'idée que cette substance se transforme en lait, le lait qui gonfle les seins des femmes lorsqu'elles nourrissent leurs enfants. Et plus tard à chaque fois que la femme accouchera, l'homme lui dispensera sous la même forme sa substance vitale. Finalement, un homme baruya est donc à la fois le géniteur et le nourricier de ses enfants mais il distribue aussi la force vitale des hommes aux jeunes initiés quand il n'est pas marié et aux femmes quand il l'est.

Pédérastie initiatique, comme chez les anciens grecs

Cette pratique se poursuit lors de l’initiation des garçons adolescents. Pour devenir des adultes, ils doivent nourrir l’homme qui grandit en eux, en consommant de grandes quantité de sperme, par la fellation de leurs aînés.

Godelier, qui qualifie les baruyas de « société la plus machiste du monde », précise que les femmes sont écartées des hommes lorsqu’elles ont leur cycle menstruel ; que des maisons réservées aux femmes et réservées aux hommes sont construites dans les villages barruyas ; que certains sentiers sont réservés aux hommes et d’autres aux femmes (les sentiers des hommes étant plus grands que ceux destinés aux femmes et situés plus en hauteur par rapport à ces derniers).

Aristote (384-322 av JC): « La raison de l’infériorité des femmes réside dans un défaut, parce qu’elles ne sont pas capable de reproduire le sperme qui contient un être humain complet. De plus, quand un homme et une femme ont des rapports sexuels, l’homme fournit la substance de l’âme de l’enfant, alors que la femme ne produit seulement la nourriture pour celui-là. »

]Quels sont leurs croyances et leurs rites ?

Sur le plan politico-religieux le fait essentiel est l'existence de grands rituels d'initiation des garçons au cours desquels ceux-ci sont progressivement débarrassés de tous les apports féminins et renaissent entièrement masculinisés par la pratique de l'homosexualité rituelle

Pour les Baruya, ce sont les femmes qui ont créé les plantes, les outils, les arts et tout ce qui permet la vie. Les hommes leur ont tout dérobé par la force et la ruse, et passent leur vie à empêcher les femmes de récupérer tous ces biens. Maurice Godelier a souligné en quoi l’organisation sociale de la tribu, ses institutions et ses mythes étaient articulés avec la domination masculine qui y régnait et la très forte inégalité symbolique et pratique entre les sexes qui en découlait.

Quand le mariage est une mort

Chez les Bena Bena, peuple d’horticulteur de Nouvelle Guinée (papous), la tradition stipule qu’après un mariage, la femme doit s’asseoir sur le sol au milieu de la communauté et détourner la tête de son mari. Celui-ci prend une flèche, un arc et tire dans la hanche de sa femme afin d’exprimer sa domination et son autorité sur elle. Avec la hanche sanguinolente et la tête détournée, elle exprime ainsi publiquement la volonté de lui obéir et de se soumettre à lui. Une fois mariée, la société encourage le recours à une violence physique peu commune, afin de traiter les différends. Si une femme blesse son mari, le lignage de la femme doit payer au mari une compensation, si un mari blesse sa femme, cela est considéré comme correct et légitime, et cette dernière n’a aucun recours.

Pour les habitant des Îles Trobriand. La société de Kiriwina est une société matrilinéaire et hiérarchisée. Les enfants appartiennent dès leur naissance entièrement au matrilignage, au clan de leur mère, et sont placés sous l’autorité de leur oncle maternel. Cette identité est connotée par des métaphores corporelles telles que « nous partageons le même sang et la même chair », ou « nous suçons le même sein ». Mais comme la résidence après mariage est virilocale, les enfants vivent avec leur père, sauf l’aîné des fils qui à la puberté ira résider auprès de son oncle maternel auquel il doit succéder

Toutefois, une gradation dans la transmission des noms ou des titres de propriété

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