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Travail autour d'un entretien pour une mise en lien avec des concepts.

Par   •  22 Novembre 2017  •  4 263 Mots (18 Pages)  •  84 Vues

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Théorie Hédoniste

Dans la psychologie de la personnalité, branche de la psychologie, le bien-être est définit en termes d’acquisition de plaisir et de bonheur.

L’hédonisme est définit par le Larousse comme « un système philosophique qui fait du plaisir le but de la vie »

Ainsi, selon ce point de vue, le bien-être est décrit comme un plaisir, une satisfaction ou un bonheur subjectif. La recherche du bonheur est alors considérée comme le principe qui motive l’activité humaine.

ED Diener, psychologue Américain, soutiennent que le bien-être subjectif consiste à vivre beaucoup d’affects agréables, peu d’affects désagréables et à ressentir une grande satisfaction personnelle de sa propre vie. Diener et d’autres psychologues hédonistes supposent de plus, qu’un « grand bien-être subjectif apparaît quand quelqu’un atteint ses buts, quels qu’ils soient, et que c’est ce qui le satisfait et le rend heureux ».

La psychologie hédoniste constitue le courant de pensée qui domine la recherche sur le bien-être, mais il existe un courant simultané qui conçoit le bien-être comme plus complexe que le seul bonheur.

Théorie Eudémoniste

Hermann COHEN, philosophe allemand, suggère l’idée qu’une théorie sur le bien être devrait comporter des éléments au point de vue comportemental, psychologique et physiologique, éléments qui pourraient servir à décrire le bien-être non simplement par « l’absence de psychopathologie, mais plutôt par la présence de manifestations positives d’un bon fonctionnement ».

Ainsi, selon COHEN, le bien-être est possible pour tous et implique des éléments aussi divers que manger, dormir, avoir des relations interpersonnelles, un certain contrôle sur sa vie, une vie satisfaisante et une bonne santé physique. De cette manière, les mécanismes susceptibles de conduire au bien-être consistent à créer de bonnes relations d’attachement, à acquérir des habiletés cognitives appropriées à son âge, des relations avec autrui et de l’adaptation. De même que vivre dans des milieux qui favorisent le bien-être et le sentiment de sécurité et de maîtrise sur sa vie.

Robert Waterman définit le bien-être qu’il décrit comme étant « la réalisation de soi ou le fonctionnement psychologique optimal ». La réalisation de soi est alors possible pour quelqu’un s’il saisit les occasions de se développer et les voit comme des défis de la vie qu’il se sent capable d’affronter. Ce chercheur distingue l’eudémonie et le bonheur ; Ainsi pour WATERMAN le bonheur ne requiert pas de poursuivre des activités ou des buts qui stimulent la croissance personnelle et qui impliquent la réalisation de soi. Dans la poursuite du bonheur, en effet, les efforts d’un individu ne visent pas et n’atteignent pas nécessairement la réalisation de soi.

Ryff et Singer, deux psychologues, définissent le bien-être à l’aide de six dimensions principales:

- un certain contrôle de son milieu,

- des relations positives,

- l’autonomie,

- la croissance personnelle,

- l’acceptation de soi

- le sens à la vie.

De leurs avis, il se peut que le bonheur surgisse à l’occasion comme résultat secondaire de ces différents points, mais il ne définit pas en lui-même ce qui fait que des gens sont psychologiquement bien.

À l’analyse de ces différentes perspectives, il apparaît clairement que les théories sur le bien-être empruntent deux approches différentes. L’une met l’accent sur le plaisir hédoniste ou l’atteinte du bonheur et l’autre sur l’eudémonie ou sur le fonctionnement psychologique en accord avec ses besoins naturels.

Les définitions diffères selon le sens qu’elles donnent au bien-être et selon l’idée qu’elles se font de la réalisation optimale de l’être humain, de la réalisation de soi.

Selon les philosophies hédonistes, en effet, l’important est « d’obtenir ce qu’on désire », suggérant ainsi que quel que soit son but, on sera heureux et « subjectivement bien » si on atteint ce but. Cette façon de penser est semblable à la théorie Expectancy-Value qui suggère que le bonheur provient de l’obtention d’un but qu’on s’est fixé, quelle que soit la nature de ce but. De plus, les théories hédonistes visent le plaisir, les récompenses et le rendement comme moteurs premiers de l’activité humaine.

L’eudémonisme recherche précisément ce qui est « fondamentalement bon » pour la nature humaine et les besoins psychologiques qui stimulent le développement de l’humain et dont la satisfaction procure l’éveil et la vitalité. Les eudémonistes soutiennent que les buts poursuivis et les satisfactions obtenues ne sont pas tous également « bons » et qu’il est des formes de plaisir qui n’ont aucun lien avec le bien-être psychologique.

THÉORIE DE L’AUTODÉTERMINATION

La théorie de l’autodétermination, pensé par deux professeurs de psychologie DECI et RYAN, adopte le concept de l’eudémonie ou la réalisation de soi comme l’incarnation du bien être et, elle définit explicitement ce qu’il faut entendre par la réalisation de soi et par quels processus elle est atteinte. Elle soutient spécifiquement en effet que les humains ont des besoins psychologiques fondamentaux et que leur satisfaction est essentielle à leur croissance, à leur intégrité et à leur bien être. La satisfaction de ces besoins est ainsi vue comme un but naturel de la vie. Le fait de préciser quels sont les besoins psychologiques fondamentaux a non seulement permis de définir le minimum requis pour qu’une personne soit en santé, mais aussi ce que le milieu doit fournir pour qu’elle se développe et grandisse psychologiquement.

Cette théorie de l’autodétermination présente donc une différence avec la théorie Expectancy-Value (le bonheur provient de l’obtention d’un but qu’on s’est fixé, quelle que soit la nature de ce but ) qui s’apparente à la psychologie hédoniste. Selon l’approche hédoniste, en effet, c’est le but en lui-même qui procure le bien-être psychologique, tandis que pour la théorie de l’autodétermination, le bien-être n’est relié à l’atteinte d’un but qu’à la condition que

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